Sahara


Sahara
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Sahara
Image illustrative de l'article Sahara
Localisation
Pays Drapeau d'Algérie Algérie
drapeau de la Libye Libye
Drapeau de Mauritanie Mauritanie
Drapeau de Tunisie Tunisie
Drapeau d'Égypte Égypte
Drapeau du Maroc Maroc
Sahara occidental (territoire disputé)
Drapeau du Mali Mali
Drapeau du Niger Niger
Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau du Soudan Soudan
Superficie 9 065 000 km2
Coordonnées 20° N 10° E / 20, 1020° Nord
       10° Est
/ 20, 10
  

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
Point carte.svg
Altitude
Maximale 3 415 m (Emi Koussi)
Température
Maximale 58 °C
Minimale -18 °C
Autre
Précipitations 25 mm/an
Ressources naturelles Pétrole, manganèse, cuivre, fer, phosphate, uranium
Le Tadrart Acacus à l'ouest de la Libye.

Le Sahara est une écorégion désertique située dans la partie Nord du continent africain et constitue la partie occidentale d'une vaste diagonale sèche s'étendant jusqu'en Mongolie. Considéré comme le plus vaste désert chaud du monde (voir la liste des principaux déserts par superficie), il divise le continent du nord au sud. Il couvre d'immenses étendues de territoires et s'étend sur dix pays : le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, l'Égypte, le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le territoire contesté du Sahara occidental.

Le terme « Sahara » est d'origine arabe (As-Sahara , صحراء, écouter), qui signifie désert ou steppe.

Sommaire

Présentation

Dunes mouvantes, rochers et montagnes dans le Tadrart Acacus, la partie du désert du Sahara située au Sud-Ouest de la Libye.

Le Sahara (en arabe) est, donc le nom donné à une région désertique de l’Afrique, mais de son vrai nom TINIRI en langue autochtone qui est la langue berbère.

Le Sahara est le plus vaste et le seul vrai désert au sens géographique du terme car il comporte des régions hyperarides (moins de 50 mm de précipitations annuelles mais avec une extrême irrégularité interannuelle), arides (moins de 150 mm de précipitations annuelles et une végétation concentrée dans les oueds), semi-arides et sub-humides sèches. La diagonale sèche dont il fait partie comprend le Sahara, l'Arabie, le désert de Syrie (Syrie, Jordanie et Irak), le Dasht-e Kavir (Iran), le Dasht-e Lut (Iran), le Thar (Inde) et se poursuit par les déserts de latitude tempérée d'Asie centrale (le Karakoum, le Kyzyl Kum) et chinois (le Taklamakan et le Gobi).

Cette aridité s'explique par la privation des deux sources principales de précipitations : le front polaire et les courants équatoriaux d'ouest[1] et elle conduit à des épisodes de sécheresse particulièrement importants en intensité et durée.

Des limites géographiques bioclimatiques

Selon des critères climatiques
  • au Nord l'isohyète des 100 mm
  • au Sud une limite plus floue que l'on peut baser sur l'isohyète des 150 mm sachant que les pluies varient fortement d'une année à l'autre.
Selon des critères biogéographiques ou bioclimatiques (cf. Capot-Rey, 1953[2]

Climats

  • La frange Nord du Sahara est soumise à un régime de pluies hivernales dans lequel les perturbations méditerranéennes parviennent atténuées.
  • La frange Sud est soumise à un régime de pluies d'été irrégulières qui ne se produisent que lorsque le front intertropical de convergence (CIT) remonte assez loin vers le nord ou lorsque les dépressions tropicales sont assez fortes.
  • Entre les deux, le Sahara central est soumis à un régime extrêmement aride marqué par l'établissement de l'alizé continental ou Harmattan. Seuls les sommets élevés du Hoggar et du Tibesti sont plus arrosés.
  • Enfin la zone côtière atlantique baignée par le courant froid des Canaries est soumise aux brises de mer et à quelques phénomènes de brouillards.

Les précipitations

Elles sont caractérisées par leur faiblesse et leur extrême variabilité (de 1 à 100 mm). Il peut arriver qu'elles soient violentes et ravageuses et déclenchent des crues ou oueds. Il ne pleut que très rarement dans cette partie de l'Afrique. Ce sont les alizés qui sont responsables de l'aridité du Sahara en repoussant les dépressions de l'Atlantique nord. Ces alizés sont eux-mêmes alimentés par le choc thermique issu de la rencontre des masses d'air de l'océan et du désert[3].

Quelques centimètres de précipitations font reverdir le sable dans le Sahara (cf. acheb). Dans le Sud libyen, elles se produisent à un rythme de 25 ans. Quand, après une averse aussi rare que violente, le soleil brille sur le Sahara, le désert de pierres se couvre, en quelques jours, d'un tapis vert de petites plantes (aussi appelé bloom du désert). En peu de jours, ce tapis devient un champ de fleurs qui disparaît à son tour très rapidement (voir éphémères et théorophytes). Les plantes ont utilisé cette très brève période pour produire des semences. Nichées entre les pierres, ces graines peuvent résister dix ans à la sécheresse, en attendant une nouvelle pluie.

Au Sahel, les tentatives pour arrêter l'avance du désert ont été longtemps réputées vaines. Depuis 2009, on constate pourtant[4] selon de nombreuses sources[5] que le Sahara reverdit. Deux degrés de plus dans le réchauffement climatique pourraient éventuellement y ramener les moussons qu'il connaissait il y a plusieurs millénaires[6].

Des analyses polliniques montrent que des herbages et des zones forestières ont existé périodiquement au Sahara. Des archéologues ont mis au jour des sépultures sur le site de Gobero, dans le Nord du Niger.

L'ensoleillement

Les température de l'air et le taux d'humidité

Les températures maximales dans les régions les plus chaudes dépassent 50 °C. D'ailleurs la température la plus haute enregistrée au Sahara fut de 58 °C en Libye à Al Azizia. En 1941, à In Salah, le thermomètre n'est pas descendu au-dessous de 48 °C pendant un mois et demi. En juin, à Bilma dans le Ténéré la moyenne des maximums est de 43 °C, à Tamanrasset de 35 °C, le mois le plus chaud à Dakhla est le mois d'août avec des maximums de 27 °C[7].

Les minimums moyens sont en janvier de °C à Bilma de °C à Tamanrasset mais de 13 °C à Dakhla.

Le taux d'humidité de l'air est très faible, sauf sur la bordure atlantique. Dans le Ténéré les minima (à 13h) sont inférieurs à 20 % et les maxima (au petit matin) sont inférieurs à 43 % sauf en août (29 % et 56 %). En conséquence, l'évaporation potentielle est considérable et elle est renforcée par l'action des vents.

Les vents

Le vent le plus constant sur la partie centrale et Ouest du Sahara est l'Harmattan, alizé continental qui souffle du nord-est. Il se renforce avec l'anticyclone et produit alors les vents de sable. Au Nord du Sahara peuvent s'établir d'autres vents en liaison avec les dépressions méditerranéennes d'hiver comme le Khamsin en Égypte. Au Sud, des bourrasques de poussière sont associées aux tornades tropicales du mois d'août.

D'innombrables canyons atteignant soixante mètres de profondeur ont entaillé le tassili n'Ajjer selon la direction des alizés : du nord-est au sud-est. En effet, ce sont les vents qui ont donné à ces pitons des formes profilées (érosion éolienne).

Animaux du désert

Ombres de dromadaires avec leur voyageur

Le désert s'anime la nuit. Là, au milieu des dunes et des rochers, une vie en majorité minuscule - elle appartient surtout au monde des insectes - sort de sa torpeur. Chacun cherche alors à se nourrir. Car si la majorité des espèces animales des espaces désertiques n'ont pas besoin de boire pour survivre, ils doivent absolument récupérer le précieux liquide dans la chair de leur proie.

  • Chameaux, dromadaires et chèvres sont des animaux domestiqués par l'homme. Les camélidés ont toujours été des animaux domestiqués par les nomades, en raison de leurs qualités bien connues de sobriété, d'endurance et de rapidité. Dans le Sahara, on rencontre uniquement des dromadaires.
  • Diverses espèces de scorpions jaunes le plus souvent, mais aussi noirs, et de tailles diverses. Androctonus australis peut atteindre près de 12 cm de long et son venin est des plus dangereux.
  • Le Varan du désert ou Varan gris (Varanus griseus) est une espèce vulnérable et en danger d'extinction. A ce titre, il est classé en Annexe 1 de la Convention de Washington.
  • La vipère des sables dotée d'une tête plate et triangulaire, s'enfouit pour se protéger ainsi que pour chasser dans le sable grâce à des mouvements giratoires du tronc.
  • Le fennec appelé aussi renard des sables est rencontré un peu partout dans le Sahara. Le fennec passe la journée à l'abri dans son terrier. La nuit, il chasse des insectes et des rongeurs. Son ouïe extrêmement développée lui permet de localiser ses proies rapidement, grâce à ses oreilles disproportionnées.
  • Le daman de rocher est un hôte des reliefs rocheux, il vit en bande dans des réseaux de galeries souterraines qui peuvent aller très loin sous la surface du sol.
  • L'autruche (Struthio camelus) est devenue rare car elle est chassée.
  • L'addax, grande antilope blanche, est une espèce menacée (surtout à cause de la chasse). Adapté au désert, il peut rester des mois sans boire dans un trou d'eau, voire une année entière, se contentant de l'eau issue de la végétation qu'il consomme.[réf. nécessaire]
  • Les gazelles dorcas trouvent elles aussi leur eau dans les feuillages qu'elles consomment.
  • Le guépard saharien (Acinonix jubatus hecki) ne vit plus que dans les massifs rocheux de Termit ou de l'Aïr au Niger. Il y a quelques années, on le rencontrait encore en Algérie où il semble être rare. Il en reste heureusement quelques centaines dans des réserves zoologiques. Il évite toute présence humaine, le guépard fuit le soleil d'avril à octobre. Il cherche alors l'abri d'arbustes tels que balanites et acacias.
  • Les fourmis moissonneuses du printemps à l'automne, elles entassent des graines diverses dans leurs fourmilières. Situées entre 25 et 40 cm de la surface du sol, leurs réserves d'œufs sont depuis longtemps connues par les peuples nomades, qui, en période de famine, n'hésitent pas à se les approprier pour survivre.
  • Le ganga unibande (Pterocles orientalis) a la particularité de nicher très loin des oasis. Pour abreuver la couvée, le mâle n'hésite pas à couvrir de longues distances pour trouver un point d'eau. Il emmagasine l'eau dans son énorme jabot, humidifie son plumage particulièrement absorbant et revient auprès de ses poussins.

Il existe bien sûr beaucoup d'autres animaux dans le désert (des oiseaux migrateurs notamment) mais ceux cités plus haut sont les plus représentatifs et endémiques du Sahara[8].

Les milieux naturels (habitats)

Le Sahara a 20 % de surfaces sableuses et 80 % de surfaces rocheuses où dominent des roches sédimentaires[1].

Les milieux secs : dunaires, caillouteux et montagneux

Les ergs

Les ergs sont les grands massifs de dunes, ils occupent environ 20 % de la surface du Sahara. Ils évoluent en fonction des vents dominants. Le Grand Erg Occidental en Algérie et le Grand Erg Oriental en Tunisie comptent parmi les plus importants.

Les regs

Les regs sont des étendues plates, caillouteuses et constituent le paysage le plus fréquent du Sahara. Les grands regs sont particulièrement inhospitaliers. On peut citer le reg du Tanezrouft qui veut dire « pays de la soif » (Algérie), le serir libyen ou le reg du Ténéré qui occupent chacun des centaines de milliers de km². Ils peuvent occuper aussi le sommet des plateaux.

Les hamadas

Les hamadas sont les plateaux rocheux tabulaires limités par des falaises. Ils sont d'origine sédimentaire, le plus souvent calcaire. Lorsqu'ils sont recouverts de grès, ils sont nommés tassilis (par exemple : Tassili des Ajjer en Algérie). En général la surface montre de la roche nue, lissée par l'érosion éolienne.

Les djebels

Empilement de roches érodées dans le massif de l'Adrar des Ifoghas au Mali

Le terme « djebel » désigne tous les autres reliefs que ce soit des collines ou des massifs montagneux plus importants.

Les plus importants massifs sont :

  • Le Tibesti (région du Borkou-Ennedi-Tibesti) formé d'un massif volcanique émergeant d'une épaisse nappe sédimentaire reposant sur le socle cristallin. Il culmine à 3 415 m (Emi Koussi).
  • Le Hoggar est un autre imposant massif volcanique. Il culmine à 2918 m.
  • L'Aïr est moins élevé les sommets sont plus tabulaires mais culminent tout de même à 2 022 m.
  • L'Adrar des Ifhoras au sud du Hoggar en est un prolongement cristallin et métamorphique qui culmine à 890 m.
  • L'Ennedi (région du Borkou-Ennedi-Tibesti) est un massif gréseux au sud-est du Tibesti et atteint 1 282 m.

Les milieux humides

Les milieux humides désertiques concentrent l'essentiel de la biodiversité en raison de la présence temporaire ou surtout pérenne de l'eau et également, de la vie humaine. Le taux d'endémisme y est particulièrement élevé.

Les sebkhas

À la différence des précédentes, les sebkhas forment des marais salants temporaires. L'eau peut provenir du ruissellement ou de sources temporaires. La plus grande, le Chott el-Jérid, couvre 5 000 km². Certaines sont exploitées sous forme de salines depuis le XVIe comme à Taoudeni au Mali.

Les gueltas

Une guelta, près d'Oubankort dans l'Adrar des Ifoghas au Mali

Guelta est un terme d'origine arabe qui désigne des plans d'eau temporaires ou pérenne, sans écoulement apparent : des mares dans les lits des oueds ou des "citernes naturelles" dans la roche en place. On les rencontre dans les situations protégées d'une trop grande exposition au soleil dans les massifs montagneux comme l'Ennedi et l'Adrar des Ifoghas au Mali.

Les dayas

Les dayas (pluriel dayate ou daia (daiate), dhaia) sont des dépressions fermées d'extension limitée (quelques mètres à 1 km de diamètre), au fond en général argileux ou argilo-sableux dans lesquelles l'eau de ruissellement peut s'accumuler. Une alternance d'inondation et d'exondation associée à une érosion éolienne participe à leur formation : parfois d'origine karstique (dolines) sur certains plateaux par exemple, issues de la déflation éolienne ou mixtes. Elles constituent des zones de végétation pérennes. On les rencontre surtout au Nord du Sahara. Ces dépressions à fond cultivable servent l’autoconsommation familial.

Ces trois termes d'origine arabe sont en usage en géomorphologie dynamique.

Les oasis

Timimoun (Algérie), l'oasis

Les oasis sahariennes, milieu naturel et aménagé, n'occupent qu'un millième de la surface du Sahara. Elles sont situées parfois sur le lit des oueds venant se perdre dans le désert ou au pied de massifs produisant des sources ou encore directement au-dessus de nappes phréatiques affleurantes ou peu profondes.

Les oueds

Les oueds sont des cours d'eau à écoulement apparent temporaire (voir aréisme et endoréisme) indissociable du phénomène de crue (les deux mots en arabe sont liés). La majorité du temps, ils sont à sec, en profondeur des poches d'eau durables peuvent persister, des gueltas, peuvent être alimentées par une résurgence.

Ce sont les crues qui alimentent ce réseau hydrographique temporaire, leur origine est essentiellement dans les massifs montagneux et la violence du débit a des conséquences morphologiques fortes sur le lit des oueds.

La partie amont naît du rassemblement de chenaux de ruissellement, la partie médiane forme un lit large et dont les limites sont parfois difficiles à reconnaître en plaine et la partie aval peut se diviser en plusieurs bras sur un cône étendu d'alluvions. C'est le long des oueds qu'on observe les seules formations arborées un peu denses dans le Sahara.

Les aménagements traditionnels

Les Foggaras

Foggara, coupe de principe.

Les foggaras, sont des ouvrages souterrains de grande longueur permettant l'adduction d'eau dans certaines oasis, depuis les plateaux ou les massifs montagneux. Cette technique ancestrale a vu le jour dans ce qui est aujourd'hui l'Iran, sous le nom de Qanat.

Les oasis

Les régions naturelles

Le Ténéré

Le Ténéré, ou « désert des déserts » est la partie centrale du Sahara qui s'étend au Niger. Le terme vient du tamacheq, la langue des Touaregs et signifie simplement « désert ».

Désert blanc

Le désert blanc, aussi appelé désert Libyque s'étend à l'ouest du Nil, sur une largeur d'environ 800 km. Il doit son nom à la présence de calcaire qui donne par endroits la couleur blanche.

Les précipitations y sont très faibles (environ 5 mm par an).

Populations et cultures actuelles

Plus de cinq millions d'habitants vivent dans le Sahara, un habitant sur deux vivant dans des villes, un habitant sur huit dans le Sahara maghrébin (estimation en 1990)[9].

Parmi les populations actuelles du Sahara, on peut noter:

  • Les Toubou, Libye, Tchad, Niger, Egypte, Soudan ; environ 600 000 personnes
  • Les Touaregs, un peuple de nomades dont le nombre de membres est estimé à un million. Vêtus traditionnellement de tissus de couleur bleu indigo qui déteignent sur la peau, ils furent aussi appelés les « hommes bleus » ou les « seigneurs du désert » par les voyageurs occidentaux.
  • Les Saharaouis.
  • Les Maures.

Migration et désertification

Dans plusieurs régions, notamment au sud du Sahara, des espaces bénéficiant autrefois de climat tropical du Sahel sont tendent à se désertifier, notamment à cause de l'action de l'homme. Ce phénomène est à l'origine d'importants mouvements de population.

Histoire

Préhistoire

On peut trouver au Sahara de nombreuses traces d'une activité humaine préhistorique (outils, poteries, et peintures rupestres).

Le climat du Sahara a subi des changements climatiques durant la préhistoire :

  • Dans l'oasis de Bilma (Niger), des cratères de salines glauques sont les vestiges des mers qui couvraient le Sahara il y a 100 millions d'années.
  • Il y a environ 40 000 ans, il existait de grands lacs au Sahara, peuplé alors de semi-nomades
  • Il y a 18 000 ans, le Sahara était hyperaride.
  • Vers 12000 ans avant J.-C., sa limite sud-orientale était remontée à hauteur du tropique du Cancer.
  • Vers 10500 ans avant J.-C., c'est sa limite sud-occidentale qui était remontée, la surface désertique étant alors moitié moindre que l'actuelle.
  • Le radoucissement du climat de cette écorégion continua à demeurer tempéré jusqu'aux alentours de 8500 ans avant J.-C. Le Sahara était alors marécageux, couvert de steppe et de savane.
  • Bien que le réchauffement se fût amorcé, le Sahara était encore humide vers 6500 ans avant J.-C.
  • Le Sahara devint aride vers 1000 avant J.-C. Avant cela, il était verdoyant et avait une faune riche.

La région actuelle du Sahara comprenait des lacs, des sources où nagaient des poissons, des fossiles d'animaux marins et des troupeaux de bœufs peints sur les parois des grottes.

Une progression inexorable

Depuis 1900, le Sahara a progressé vers le sud de 250 kilomètres et ce sur un front qui en fait plus de 6 000. C'est ainsi que la steppe du Sahel connaît un dessèchement relativement brutal. Néanmoins, la décennie depuis les années 2000 connaît un reverdissement dans le Sahel[1].

Des perspectives prometteuses

La taille, le degré d'ensoleillement et la faible population sédentaire du Sahara en font potentiellement un gigantesque « gisement » d'énergie solaire renouvelable, tant photovoltaïque que thermique. Reiser[citation nécessaire] avait calculé qu'un carré de 300 km de côté en plein Sahara équipé avec les techniques de son époque aurait suffi en théorie à alimenter la totalité de l'Afrique et de l'Europe en électricité, et cela indéfiniment, bien que de façon non continue. L'Europe, de son côté, pourrait utiliser cette électricité le jour pour pomper de l'eau vers ses lacs de montagne et restituer la nuit l'énergie ainsi stockée. La mise en application de cette idée a commencé sous le nom de Projet Desertec.

Le Sahara dans la littérature

Guy de Maupassant a publié en 1882 une nouvelle intitulé La Peur, dans laquelle il est rapporté d'étranges phénomènes sonores dans le Sahara, bien connus des peuples qui parcourent le désert.

Proverbe

  • Un proverbe africain dit que « le Sahara est un puits dont le chameau est la corde ».

Notes et références

  1. a, b et c Monique Mainguet, Les pays secs : environnement et développement, Ed. Ellipses, 2003
  2. Réf. complète souhaitée
  3. http://www.saharawind.com/index.php?option=com_content&task=view&id=28&Itemid=1
  4. http://www.lefigaro.fr/environnement/2010/04/13/01029-20100413ARTFIG00790-au-maroc-le-desert-reverdit-peu-a-peu-.php
  5. http://www.google.fr/search?q=le+sahara+reverdit
  6. Réf. scient. souhaitée
  7. Réf. souhaitée
  8. Réf. souhaitées
  9. Olivier Pliez, Villes du Sahara : urbanisation et urbanité dans le Fezzan libyen, CNRS Editions, 2003

Bibliographie

  • Julien Brachet, 2009 - Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger). Ed. Le Croquant, Paris, 322 p.
  • Alain Drajesco-Joffe, 1993 - La vie sauvage du Sahara. Ed Delachaux & Niestlé - ISBN 2-603-00871-4
  • Jean Bisson, 2003 - Mythes et réalités d'un désert convoité : Le Sahara. Ed. L'Harmattan, Paris, 479 p.
  • Michel Aymerich, Tarrier M., 2008 - Un désert plein de vie. Carnets de voyages naturalistes au Maroc saharien. Ed. La Croisée des Chemins, 264 p.
  • Michel Le Berre Michel, et al., 1989 et 1990 - Faune du Sahara - Tome 1, Poissons. Amphibiens. Reptiles. Tome 2, Mammifères.
  • Théodore Monod, Jean-Marc Durou, 2007 - Déserts. Bower Editions, Coll. Mémoires du monde, 342 p. (ISBN : 978-2-355-41006-2)
  • Paul Ozenda, 1977 - Flore du Sahara. Ed. du CNRS, Paris, 600 p.
  • Nicole Petit-Maire, 2002 - Sahara sous le sable des lacs. Ed. du CNRS, Paris.
  • Pierre Rognon, 1989 - Biographie d'un désert : Le Sahara. Ed. Plon Synthèse, 347 p.

Voir aussi

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