Castres


Castres
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43° 36′ 00″ N 2° 15′ 00″ E / 43.6000, 2.2500

Castres
Chevet de la cathédrale Saint-Benoît de Castres.
Chevet de la cathédrale Saint-Benoît de Castres.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
(sous-préfecture)
Arrondissement Castres
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
Code commune 81065
Code postal 81100
Maire
Mandat en cours
Pascal Bugis (UMP)
2008- 2014
Intercommunalité communauté d'agglomération de Castres - Mazamet
Démographie
Population 43 010 hab. (2008[1])
Densité 438 hab./km²
Aire urbaine 62 523 hab. ()
Gentilé Castrais, Castraises
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 00″ Nord
       2° 15′ 00″ Est
/ 43.6000, 2.2500
Altitudes mini. 151 m — maxi. 367 m
Superficie 98,17 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Castres (occitan : Castras) est une commune française, située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées. Les habitants de Castres sont appelés les Castrais. Castres est généralement connu comme le lieu de naissance de Jean Jaurès, célèbre responsable socialiste du tournant des XIXe et XXe siècles. La ville l'est aussi pour son musée consacré au peintre et sculpteur Francisco Goya.

Sommaire

Géographie

La ville de Castres est située dans le sud du Tarn

Situation

Localisation

Castres est située à proximité des Monts du Sidobre (site granitique exceptionnel) et de la Montagne Noire, à une altitude de 172 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 42 kilomètres au sud-sud-est d'Albi (préfecture du Tarn), à 15 kilomètres de Mazamet (avec qui elle forme une communauté d'agglomération) et à 72 kilomètres à l'est de Toulouse. Castres est parcourue du nord au sud par l'Agout, un affluent du Tarn qui conflue dans la ville avec la Durenque.

Climat

Le climat castrais est très particulier. On parle en climatologie pour le Tarn de climat de l'aquitaine orientale mais il présente ici une différence notable avec le climat aquitain grâce aux deux influences méditerranéenne et montagnarde. Du climat aquitain il faut relever des températures moyennes annuelles plutôt douces et un régime pluviométrique marqué par des pluies hivernales et printanières avec un maximum en mai. La région de Castres enregistre environ 850 mm d'eau annuel. mais l'influence du climat méditérranéen devient forte de la mi-juin à la la mi-octobre avec des épisodes de sécheresse marquée et des températures estivales d'autant plus élevées que l'influence de la mer y est absente. Ainsi le nombre de jours à plus de 30 dg y est de l'ordre de 30 jours par an en moyenne et à plus de 35 dg autour de 5 jours. En hiver, au contraire, c'est la proximité de la montagne, tant à l'Est (avec le massif granitique du Sidobre qui culmine à 700m d'altitude) qu'au Sud avec la Montagne Noire (1210m au Pic de Nore) qui crée les conditions de phénomènes hivernaux plus fréquents qu'à une altitude comparable dans le reste de la région. Ce "micro-climat" est marqué par le phénomène du vent d'Autan. Plus encore que ses voisines de Revel ou de Villefranche de Lauragais, Castres peut être considérée comme la "capitale du vent d'Autan"; ce vent de Sud-Est qui touche la majeure partie de la région Midi-Pyrénées (sauf la bordure pyrénéenne et l'Ouest du Gers) est provoqué par le resserement géographique entre le massif central et la chaine des Pyrénées.La présence d'un gradient de pression positif entre l'Est et l'Ouest de la région suffit à le provoquer. Vent très turbulent, marqué par de violentes rafales il souffle à plus de 60 km/h environ 70 jours par an et à plus de 100 km/h de 3 à 5 jours par an. On parle d'Autan blanc lorsque les conditions anticycloniques dominent sur la France, le ciel est alors à Castres peu nuageux tandis qu'une bande nuageuse surmonte la montagne Noire au Sud-Est de Castres (et il n'est pas rare qu'il bruine sur l'Aude ou sur l'hérault sous des nuages bas portés depuis la mer). Lorsque la dépression se forme sur le golfe de Gascogne ou sur l'Aragon (Espagne) on va alors avoir un ciel beaucoup plus nuageux et le vent se déchaine de jour comme de nuit jusqu'à ce qu'avec l'arrivée de la pluie (et de la dépression associée) le gradient s'inverse et c'est le vent d'Ouest ou de Nord-Ouest qui prend le relais. La rose des vents de Castres présente une quasi symétrie entre vent d'Ouest et vent de Sud-Est et on peut y noter une absence complète de vents venant des directions Nord-Est ou Sud-Ouest. Le vent de Nord-Uest y est le plus fréquent mais le vent d'Autan le plus fort. Fortement lié à un effet de foehn au versant Nord-Ouest de la montagne Noire, le vent d'Autan est extrêmement turbulent. Cette turbulence correspond à de micros-variations de pression qui sont fortement ressenties par les personnes sujettes à migraine. Vent chaud en hiver on dit du vent d'Autan qu'il est le "charbon du pauvre". Avec un peu plus de 2000 heures d'ensoleillement annuel la ville de Castres est dans la moyenne d'ensoleillement de villes comme Albi, Montauban ou Toulouse mais loin des voisines méditérranéennes que sont Beziers ou Narbonne (plus de 2500heures). Une caractéristique notable de climat castrais c'est la très faible occurrence de brouillard malgré la présence des nombreux cours d'eau.

Voies de communication et transports

Le réseau urbain de Castres est gratuit pour tous depuis 2008. Ce réseau est constitué de huit lignes, dont une qui dessert le centre ville en passant par l'hôpital du Causse.

Urbanisme

Maisons sur l'Agoût

Morphologie urbaine

Logement

Projets d'aménagements

Histoire

Héraldique

Armes de Castres

La commune de Castres porte:

Parti émanché d'argent et de gueules de quatre pièces mouvant d'un flanc à l'autre, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.[2].

Devise : "Debout". Cimier : une chausse-trappe.

Toponymie

Le nom de la ville vient du mot roman Castras qui à l’époque carolingienne signifiait "place fortifiée". Dès le IXe c’est ainsi que l’on désignait l’agglomération qui se développait à proximité du monastère bénédictin de Bellecelle.

Des auteurs des XVIe et XVIIe siècles ont avancé des origines bien plus prestigieuses. Pour Guillaume de Nautonier, Castres viendrait du latin Castra, le camp romain, d’où la légende tenace d’un poste militaire établi par Jules César sur les hauteurs du plateau Saint-Jean. Pour Pierre Sabatier, l’abbaye de Castres aurait été fondée en 647 par trois nobles qui plantèrent leur camp (Castra) sur les bords de l’Agout. Mais ces fables, reprises et amplifiées par les historiens locaux du XIXe siècle, ne reposent sur aucune donnée archéologique, ni sur aucun document d’archives : elles doivent être abandonnées et leur simple répétition ne doit pas être considérée comme une preuve[3].

Faits historiques

Fondation

Castres, église St.Jacques de Villegoudou

Suite à la venue des premiers missionnaires chrétiens vers le IIIe siècle, Castres a aussi une origine autour de l'abbaye bénédictine de Saint Benoît, qui est censée avoir été fondée vers l'an 647 sur la rive droite de l'Agout par des seigneurs de la cour de Sigisbert III. Robert, Ancelin et Daniel qui vinrent se fixer la et y vivre en ermites. Leur renommée fut telle qu'ils battirent un monastère, selon une légende. Ces deux sites s'agrandissant (la place forte et la place religieuse ), se rapprochant, donnèrent naissance à la ville de Castres. Qui devient un arrêt important sur les itinéraires internationaux du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (à travers la Via Tolosane) en Espagne parce que son abbaye-église, construite au IXe siècle, garde les reliques de Saint Vincent, le martyr renommé de l'Espagne.En 1074, on sait que l'abbaye relève de l'autorité de l'abbaye Saint-Victor de Marseille : ce qui révèle une sorte de déclin. Rangée comme deuxième ville de l'albigeois derrière Albi dès le XII, c'est un endroit d'importance, et la fameuse famille Trencavel du vicomte d'Albi accorde à Castres une charte libérale qui lui permet de gérer ses affaires de façon indépendante à travers un conseil de consuls.

Érection en évêché en 1317

Castres est une ancienne abbaye de l'ordre de St. Benoit, située au diocèse d'Albi, dépendante de Saint-Victor de Marseille, à laquelle le corps de St. Vincent avait été apporté en 955. Bertrand en était moine et abbé en 1317, lorsque le pape Jean XII l'érigea en évêché par bulle du 9 juin de cette année. Bertrand y forma opposition, en donna ses causes aux présidents des parlements de Toulouse et de Paris assemblés. II y dit en substance : Je suis allé me présenter au pape suivant ses ordres; mais je n'ai osé résister à sa volonté, et j'ai donné mon consentement par écrit à l'érection de mon abbaye en évêché; ce que j'ai fait par crainte dont un homme courageux est susceptible; car plusieurs serviteurs du pape me disaient tout bas que si je résistais, je serais mis en prison perpétuelle. Or, je soutiens que, selon l'usage et les lois du royaume de France, une telle érection ne peut se faire sans le consentement du roi, autorisé de ses lettres- patentes, et celui des seigneurs de fief du lieu où l'église est bâtie. De plus, le pape n'a pas droit de donner à des villes de France le titre et le privilège de cités : le roi seul a ce privilège dans son royaume. Enfin, il parait que le pape Jean, suivant les traces de ses prédécesseurs, travaille à joindre par toute la terre la w puissance temporelle à la spirituelle; et, pour y réussir plus facilement, il veut multiplier les évêques afin d'avoir plus de complices de cette usurpation. Ainsi parlait l'abbé de Castres, et peut-être les autres abbés n'en auraient pas moins dit si le pape ne les eut pourvus eux - mêmes de nouveaux évêchés. Au reste, Théodat I, évêque de Castres, termina ce différend par une transaction, portant que Bertrand garderait le nom d'abbé, avec 1300 livres de revenu fur les biens de l'abbaye de Castres. Le pape lui-même désirait, pour ces érections d'évêchés, le consentement du roi, comme on voit par deux lettres qu'il écrivit sur ce sujet à Philippe lebel. La première ne regarde que Toulouse, et le pape y rapporte les causes de la division du diocèse, les mêmes et en mêmes termes que dans la bulle d'érection, puis il ajoute : Nous avons aussi considéré qu'il pourrait être dangereux pour vous et pour, la tranquillité de votre royaume d'avoir en ces quartiers-là un prélat presque semblable à un roi par sa puissance et ses richesses. Et ensuite : c'est pourquoi nous vous prions de ne pas écouter ceux qui voudraient tourner en mauvaise part ce que nous avons fait à si bonne intention, mais de rejeter vigoureusement leurs mauvais conseils. La lettre est du 7 juillet 1317. La seconde, datée du 9 du même mois, est pour donner part au roi de l'érection des évêchés de Rieux, de Saint-Papoul, de Lombez, de Montauban, de Castres, et Saint-Flour, et le pape nomme ainsi les évêques qu'il y a mis; à Rieux, Guillaume de la Broie, doyen de Bourges, et votre conseiller, dont vous connaissez la naissance et le mérite; à Saint - Papoul, l'abbé du lieu, homme d'une profonde science et d'une fidélité éprouvée; à Lombez, l'abbé du lieu, fils du comte de Comminges; à Montauban, l'abbé du lieu, notre chapelain et auditeur des causes d'appel de notre palais; à Castres, l'abbé de Lagni, docteur en théologie; à Saint-Flour, l'abbé de Saint Tiberi, docteur en décret etc. notre chapelain, tous originaires de votre royaume et zélés pour vos intérêts. L'on fait que toutes ces abbayes étaient de Tordre de St. Benoit.

Territoire du Consulat de Castres

Du Consulat de Castres, de ses confronts et limites, et de ses Parroisses. Les frontières du Consulat de Castres sont: De la riviere de Canebras, ainsi comme est la carriere du devez de Burlats, tirant droit à Monfa, jusqu'à la Croix d'en Pessin sous la Ville, et de ladite Croix jusque'à Prat Andrieu, et jusqu'à l'Église de Campairaigues, et sous la Ville, et de la dite Église jusqu'au mas dels Puecheimars. Ainsi que le ruisseau Deybets sous la Ville jusqu'à Agout, et les tenues outre Agout sont comme appert le bois des paissieres sous bas la Ville, et la moitié de la Malsaignée, dessous, ainsi comme la carriere de Castelnau s'en monte jusqu'à la vigne qui fut d'Arnaud de Sire, dessous bas la Ville, et ainsi comme le pré de Caudiere s'en va dessous bas la Ville, et ainsi comme va Costepelade jusques au bois de Sainct Vincent, et la Bouscause des Pesats jusqu'au ruisseau, de Teillere jusqu'à la tenance de Bertrand Cat, et tout le masage de Doulegne, ainsi que va jusques à las Latieires, et la Bouscarel, et ainsi comme le ruisseau passe, jusques au pas de Vaque rouge, et comme va la carriere et monte droict à la vena, et aussi comme Valaserre jusques au Garric Boussat, et jusques à la tenance des Peiroles, jusques au pas de la Badeta, et outre Durenque ainsi que passe le ruisseau de Aigua esparssa jusqu'à l'Estang, et dudit lieu retourne jusques à ladite Ville. Ceci est tiré mot à mot d'un vieil acte qui fut fait l'an 1553 à la maison de Ville. Deux Paroisses dependent du Consulat de Castres dans la Ville et douze à l'exterieur. Les deux à l'intérieur sont : La Platé, ou Notre Dame, dont l'Église a été bâtie là où était le clocher de la Platé. Saint Jacques, dont l'Église était joignant le clocher de Saint Jacques, et aussi plutard le Temple de Ville-goudou. Celles de l'extérieurs sont les suivantes : Saint Avit, La Fosse, Saint Etienne de Cahusac, Notre Dame de Farges, Campans, Saint Martin, Saint Hypolite, La Case, Saint Marsal de Camarens, Saint Julien de Gais, Saint Laurens d'Auterive, Sainte Foy, aux fauxbourgs de Castres.

Ordonnance d'une barque pour le passage de l'Agout à Saix

5 septembre 1365

Les moulins et ports sur l'Agout

15 avril 1741 Bail à Jean Sendrail du Pujol du port de Saix (Archives de Castres ) Paroisse de Cayrol: Moulin de Villegoudou réédifié en 1604 Moulin à drap sur la Durenque

Comté

Article connexe : Liste des comtes de Castres.

Pendant la Croisade des Albigeois, Castres s'est rendu à Simon de Montfort. Montfort fit brûler, dans l'été 1209, de son propre chef, les deux premiers hérétiques : un Parfait et son disciple. Seul le disciple, qui prit de peur, se rétracta et eut la vie sauve (avec quelques brûlures aux mains). La mort de Trencavel,le 10 novembre 1209 à Carcassonne,donne le signal du soulèvement général . Il part de Castres ou le peuple envahit le château et s'empare des Français . En 1210 Simon de Monfort revient avec des renforts à Castres. Les bourgeois lui ouvrent les portes, et il remplace par des Français les prêtres de la ville et des alentours. En 1222 les moines de Castres reprennent possessions de leurs paroisses. Castres est entrée dans le royaume de France en 1271 suite au Traité de Paris, faute de successeurs au comté de Toulouse. En 1317, le pape Jean XXII établit Castres comme évêché; il le restera jusqu’à la Révolution. En 1356, la seigneurie de Castres a été promue comté par le Roi Jean II de France. Cependant, la ville a considérablement souffert de la peste noire entre 1347 et 1348, puis du Prince Noir d'Angleterre et des compagnies libres (bandes de mercenaires anarchiques) qui ont écumé le pays pendant la Guerre de Cent Ans. En conséquence, le XIVe siècle fut pour Castres une période de profond déclin. En 1375, il ne restait seulement que 4 000 habitants sur la rive gauche de la ville, soit la moitié de la population du siècle précédent. Après la confiscation des possessions de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, auquel appartenait le comté de Castres, le comté fut accordé en 1476 par le Roi Louis XI à Boffille de Juge (Boffillo del Giudice), noble italien et aventurier qui servait le Roi en tant que diplomate. Mais suite à un désaccord de famille entre la fille de Boffille de Juge et son beau-frère, le comté revint dans le giron de la couronne du Roi de France François Ier en 1519.

Réforme

le roi de France Henri IV, a séjourné à Castres en 1585

Dans les années 1530-1560, une part importante de la population de Castres se convertit au protestantisme[4]. Elle est prise par les protestants lors de la (cinquième guerre de religion) en 1575[5]. Dans les guerres qui suivent, les habitants commercent avec les protestants, la ville s'enrichit et s’établit en république indépendante. Castres est alors une des plus grandes places protestantes en France méridionale.

- 31 septembre 1567 : Castres devient Protestant

Henri de Navarre, qui plus tard deviendra roi de France sous le nom d'Henri IV, séjourne à Castres en 1585 chez Antoine de Thomas (1er consul de Castres). Cependant, en 1629 les protestants de Castres sont expulsés aux limites de la ville par ordre de Louis XIII, et Richelieu lui-même vient pour voir les fortifications démantelées. Néanmoins, après ces guerres religieuses, la paix retrouvée favorise une période d'expansion rapide. Les affaires et les activités commerciales traditionnelles sont rétablies, en particulier concernant la fourrure, le cuir et surtout les laines. La culture s'épanouit à nouveau, avec la fondation de l'Académie de Castres en 1648. Castres bénéficie de la Contre-Réforme de l'église catholique, avec la construction de plusieurs couvents en ville, et celle d’un nouveau palais épiscopal par Michel de Tubœuf, évêque de Castres. Une nouvelle cathédrale est également construite, après les destructions des guerres religieuses. Peut-être bien plus important encore, Castres est le siège de la Chambre de l'Édit du Parlement de Toulouse, une Cour de Justice spécialisée dans les affaires impliquant les protestants du Languedoc (une mesure de protection accordée par l'Édit de Nantes). Cette cour attire un bon nombre d'affaires à Castres. En 1665, Castres compte 7 000 habitants : 4 000 catholiques, et 3 000 protestants.

Affaire Sirven

Les époux Sirven furent défendus et innocentés par Voltaire en 1771

Cependant en 1670, la Chambre de l'Édit est transférée à Castelnaudary, au grand mécontentement des habitants (même catholiques), qui perdent une source importante de leurs affaires avec le départ des avocats et des plaignants. La révocation de l'Édit de Nantes suit bientôt, et Castres souffre beaucoup quand un grand nombre de protestants choisissent d'entrer en exil. Alors viennent la peste de 1720 à 1721 et le feu de 1724. Enfin, Castres perd sa charte libérale en 1758. Vers 1760, quelques années après la célèbre Affaire Calas à Toulouse, Castres se fait connaître dans tout le pays par l'Affaire Sirven : Pierre-Paul Sirven et son épouse, tous deux protestants, sont injustement accusés d'avoir assassiné leur fille afin de l'empêcher de se convertir au catholicisme. Après s'être enfuis, ils sont jugés et condamnés à mort par contumace le 29 mars 1764. Mais ils sont défendus et innocentés par Voltaire en 1771.

Révolution

La Révolution française a été généralement bien accueillie à Castres, en particulier parmi les négociants et les entrepreneurs protestants locaux, mais la majorité de la population est demeurée modérée pendant toute la période. En 1793 par exemple, le pasteur Alba Lasource, le représentant de Castres à la Convention nationale à Paris, s'est opposé à la déportation des prêtres catholiques « non-juré » en Guyane française (voir la Constitution civile du clergé). Les prêtres « non-juré » étaient de loin la majorité dans la région de Castres. Alba Lasource fut accusé d'être trop modéré et fut guillotiné en octobre 1793. Suspecté d'être « tiède » envers la Révolution, Castres fut durement punie. L'évêché qui avait été établi par le pape Jean XXII en 1317 fut supprimé, Castres fut placé sous la tutelle de l'évêché d'Albi. De préfecture du département du Tarn en 1790, la ville fut reclassifiée en sous-préfecture en 1797 au bénéfice d'Albi qui fut établie préfecture du département.

Grande croissance au XIXe siècle

Photographie couleur représentant l'entrée de la gare SNCF de Castres, côté parking.
Castres fut relié au réseau ferroviaire français en 1865.

En dépit de ces reculs, au XIXe siècle l'économie de Castres s'est développée considérablement, et la ville s'est étendue en dehors de son vieux centre médiéval. Dès 1815, le premier moulin mécanisé à laines a été installé en ville. À l'origine spécialisé dans le tissu de luxe, l'industrie textile de Castres se tourne alors vers des types plus ordinaires de tissu, (les marchés étaient considérablement plus grands). Autour de 1860, il y avait 50 moulins à laines en ville, employant 3 000 personnes. Vers 1820 est fondé la Faïencerie de Castres. À la fin du XIXe siècle, les industries de construction mécanique sont apparues en plus de l'industrie textile et faïencière. Cela a permis à Castres de devenir un arsenal militaire important pendant la Première Guerre mondiale. Castres fut relié au réseau ferroviaire français en 1865. À la fin du XIXe siècle, Castres était la plus grande ville du département du Tarn, avec 5 000 habitants de plus qu'Albi.

Durant la Seconde Guerre mondiale

Comme beaucoup de villes occupées du Sud-Ouest, la sous-préfecture du Tarn connaît les vicissitudes de la présence des troupes allemandes. Toutefois, la prison de Castres accueille près d'une centaine de détenus "transférés du camp du Vernet, presque tous anciens combattants des Brigades Internationales en Espagne."[6] En septembre 1943, une cinquantaine d'entre eux parvient après une opération menée de main de maître à s'évader.

Aujourd'hui

Cependant, au XXe siècle la ville a subi une nouvelle période de déclin. Bien que Castres ait émergé des deux guerres mondiales sans trop de problèmes, l'économie locale a été gravement atteinte par le changement. Comme tant de villes et de villages d'Europe qui avaient bénéficié de la révolution industrielle, Castres éprouve une restructuration difficile de son socle industriel. Le textile en a particulièrement souffert. Castres est également étouffé par sa localisation géographique, isolé au pied de la montagne noire, loin des itinéraires principaux d'échange et de transport.

Castres est la seule ville de sa taille en France à ne pas être relié au réseau autoroutier, cela a des avantages écologiques et de préservation du cadre de vie mais ne facilite pas l'installation d'entreprises. On s'attend cependant à ce que la création récente de la Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet en 2000 permette d'attirer de nouvelles industries. La bonne fortune de Castres doit d'être située à seulement 72 kilomètres d'une Toulouse très dynamique.

Le long lien promis avec Toulouse doit être accompli bientôt, et Castres espère tirer le bénéfice de sa proximité avec sa grande sœur occitane. La déviation de la ville de Puylaurens a été achevée mi-2008. Cette déviation de 7 kilomètres en 2 x 2 voies a permis de rapprocher Castres de la capitale régionale.

En attendant, la ville tente de se désenclaver via son aéroport qui permet de rejoindre Paris et Lyon par les airs.

Fin 2006, un projet d'autoroute reliant la ville de Castres à Toulouse à l'horizon 2013, a été validé par le ministre des transports.

Suite au débat public, la décision optant pour le principe de l'achèvement de la mise à 2 × 2 voies de la liaison entre Castres et Toulouse selon l'itinéraire RN 126 par mise en concession autoroutière a été retenue[7].


Lors de la réunion du comité de pilotage mis en place par le Préfet de Région, la DREAL a confirmé le calendrier prévisionnel de l’autoroute Castres-Toulouse :

Fin 2010 : mise en place du comité de suivi pour assurer la concertation autour du projet. Printemps 2011 : choix du fuseau de 300 m de large. Fin 2011 : définition de l’emprise foncière de 50 m de large. 2012 : enquête d’utilité publique. 2013 : déclaration d’utilité publique (DUP) suivie par l’appel d’offres à concessionnaire. 2013 – 2015 : réalisation des travaux.

Politique et administration

Tendances politiques

Département du Tarn

Entre 1790 et 1797, Castres est la préfecture du Tarn. Depuis 1797, elle en est la sous-préfecture. Entre 1790 et 1800, Castres est chef-lieu du district de Castres.

Castres est chef-lieu de quatre cantons :

Castres est située dans la 3e circonscription du Tarn.

Depuis 2001, le maire élu de Castres est Pascal Bugis (droite, membre de l'UMP), qui a défait le maire socialiste Arnaud Mandement. Pascal Bugis a été réélu en 2008 au cours d'une triangulaire entre Philippe Guerineau et Philippe Folliot[8].

Castres est associée avec la ville voisine de Mazamet18 km au sud-est de Castres) ainsi que des banlieues et villages indépendants dans la Communauté d'Agglomération Castres-Mazamet créée en janvier 2000. Cette communauté regroupe 16 communes indépendantes (Castres y compris et Mazamet), avec une population totale de 79 988 habitants (recensement 1999), 54% de ces derniers vivant dans la commune de Castres proprement dite, 13% dans la commune de Mazamet, et le reste dans les communes périphériques.

En 2010, la commune de Castres a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[9].

Administration municipale

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :

Groupe Président Effectif Statut
majorité
opposition
opposition


Liste des maires

Liste des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Parti
mars 2008 Pascal Bugis UMP
mars 2001 - mars 2008 Pascal Bugis UMP
juillet 1995 - mars 2001 Arnaud Mandement PS
mars 1989 - juillet 1995 Jacques Limouzy RPR
mai 1985 - mars 1989 Philippe Deyveaux PS
mars 1977 - mai 1985 Jean Pierre Gabarrou PS
mars 1971 - mars 1977 Jacques Limouzy UDR
1954 - mars 1971 Lucien Coudert Radical
1953 - 1954 Robert Sizaire SFIO
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Instances judiciaires et administratives

  • Conseil de Prud'hommes
  • Protection Judiciaire de la Jeunesse
  • Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation
  • Tribunal de Grande Instance de Castres
  • Tribunal d'Instance de Castres
  • Tribunal des Mineurs
  • Tribunal de Commerce
  • Brigade de Gendarmerie
  • Commissariat de Police
  • Police municipale
  • Sous-préfecture
  • Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (O.N.E.M.A)
  • Office National des Forêts (Agence interdépartementale de Castres)
  • Bailleurs sociaux : office public H L M de Castres, SAHLM maison Claire
  • Inspection du Travail, Section de Castres
  • Trésor Public
  • Recette des Finances (Hôtel des Impôts)
  • Agence Tarnaise de Développement
  • A.P.A.J.H, Foyer La Planésié

Castres est le siège du 8e régiment parachutiste d'infanterie marine (8 RPIMA) Le 8e RPIMa compte 1200 hommes et femmes articulés en 8 compagnies[10].

Politique environnementale

Jumelage

Castres est jumelée avec :

Population et société

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[11] et INSEE[12])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 327 15 171 13 717   16 418 17 602 19 225 20 651 20 815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
22 062 21 538 21 357 23 461 25 856 27 408 27 427 27 509 28 204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
27 308 28 272 27 830 25 943 27 028 28 084 29 133 30 781 34 126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
36 978 40 457 45 978 45 578 44 812 43 496 43 141 44 823  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


La population en 1831 était de 12 032 habitants, Castres était alors la plus grande ville du Tarn. Elle était une des rares villes industrielles dans la région d'Albigeois (le vieux nom du Tarn). Elle s'est développée rapidement : la population de la commune proprement dite était de 19 483 habitants en 1901, et de 34 126 en 1954 (44 161 habitants dans la zone métropolitaine).

Cependant, avec le déclin de ses industries, la croissance de population a diminué. Albi a dépassé Castres comme zone métropolitaine la plus peuplée du Tarn. La population de Castres stagne dès lors. Après une petite croissance dans les années 1970 et 80, elle a enregistré une croissance nulle lors des années 1990. Au recensement 1999, la population dans la commune proprement dite était de 43 496 habitants, tandis que la population de la zone métropolitaine de Castres était de 61 760 habitants.

La ville de Castres était, au 1er janvier 2007, selon les chiffres donnés par l'Insee en 2009, la 150e ville française en termes de population, hors agglomération. Elle est, à quelques dizaines d'habitants près, derrière Boulogne-sur-mer et Saint Herbalin, et précède Bastia et Sète.

Enseignement

systèmes d'information pour la santé

  • Master pro. e-administration et solidarité numérique
  • IUT rattaché à l'université Paul Sabatier Toulouse 3
  • DUT en Chimie, sérécom, génie de l'emballage, tech de co
  • Licence pro. chimie, analyse et qualité
  • Licence pro. génie de la formulation
  • Licence pro. conception et intégration de services et produits multimédia (licence CISPM)


  • IFSI (Institut de formation en soins infirmiers)


  • Lycée général et technologique de la borde basse (public)
  • Licence pro. contrôle des installations et ingénierie de maintenance (licence CIIM)
  • Maths sup MPSI
  • BTS qualité dans les industries alimentaires et les bio-industries
  • BTS management des unités commerciales (MUC)
  • BTS maintenance industrielle (MI)
  • college Jean Money
  • Lycée professionnel Anne Veaute (public)
  • BTS opticien-lunetier
  • BTS opticien-lunetier
  • BTS prothésiste-orthésiste
  • BTS prothésiste-orthésiste


  • Lycée professionnel du Sidobre (public)


  • Lycée professionnel Notre Dame (privé)
  • BTS assistant de gestion de PME-PMI à référentiel commun européen
  • BTS assistant de manager
  • BTS management des unités commerciales (MUC)


  • Lycée général Barral (privé)


  • Lycée technologique et professionnel De la Salle (privé)

Santé

Sports

Article détaillé : Castres olympique.
Palmarès du Castres olympique :
  • Championnat de France de Rugby de première division 1949, 1950 et 1993 (Finaliste en 1995 et Demi-Finaliste en 1992 et 2001)
  • Championnat de France de Rugby de deuxième division 1989
  • Championnat de France Reichel 2003, 2008 et 2009 (Finaliste en 1995)
  • Vainqueur de la Coupe de France 1948 (Finaliste en 1993)
  • Vainqueur de la Coupe de la Ligue 2004
  • Vainqueur du Bouclier Européen 2003 (Finaliste en 1997 et 2000)

Et puis, le CO fut demi-finaliste en Coupe d'Europe Heineken Cup contre le Munster en 2002.

Le stade municipal est occupé par le Castres olympique est se nomme "Stade Pierre-Antoine" car le capitaine Jean Pierre-Antoine double Champion de France de 1re division 1949 et 1950 avec le CO décéda après un match à l'âge de 31 ans. Le stade à une capacité d'environ 11 500 places, avec 4 tribunes de part et d'autres du terrain, qui en font un stade "à l'anglaise" où les spectateurs sont très proches du terrain.

Le Castres olympique a également compté dans ses rangs de fameux joueurs comme Gérard Cholley, Francis Rui, Laurent Labit, Thomas Castaignède, Ugo Mola, Raphaël Ibañez, Yann Delaigue, Pascal Papé et le capitaine de l'équipe de France Lionel Nallet. L'effectif Castrais a aussi une tradition de joueurs étrangers comme les All Black Gary Whetton, Franck Bunce, Norman Berryman et aujourd'hui Carl Hoeft, Cameron McIntyre, Chris Masoe. D'autres joueurs venus du monde entier ont joué ou jouent au C.O comme Jeremy Davidson, Mauricio Reggiardo, Ignacio Fernandez-Lobbe, Mario Ledesma, Gregor Townsend, Paul Volley, Ismaella Lassissi et bien d'autres...

L'autre club de rugby de la ville est l'Aviron Castrais, un grand club qui a vu éclore de nombreux talents comme Alexandre Albouy.

Castres, c'est aussi le football avec le Castres Football Club (C.F.C) et Nitharsan 1 er champion du monde le Racing Club Salvageois, le basket-ball (Castres Basket Club - C.B.C), ou encore la toute jeune et récente équipe de football américain, les Wolves de Castres. 1

Les sports de glace sont également représentés au sein de la ville tout comme différents arts martiaux (Judo - Eï Do Kan avec plusieurs titres nationaux par exemple) ou encore des sports de combat ainsi qu'un club d'athlétisme aux grandes ambitions bénéficiant d'une excellente structure en la présence du stade du Travet qui accueille de nombreux meetings dont une épreuve du championnat de France. Enfin, le dynamique et historique club de gymnastique du Stade Castrais regroupe toute sortes de disciplines (GAF, GAM, Trampoline, Tumbling, Rock Acrobatique) et représente la ville au plus haut niveau. Castres possède aussi un club de Tennis de Table, le CTTT (Castres Tarn-sud Tennis de Table) dirigé par Jean-Michel Balance, qui a fait partie des cent meilleurs joueurs français .

Ville étape de la Route du Sud voir son palmarès et statistiques

Ces diverses activités expliquent le titre de Ville la plus sportive de France décroché en 1995.

Vie militaire

Unité militaire en garnison à Castres:

Médias

La ville a vu l'implantation d'une station de radio étudiante (RADIOM) en 2007[13].

[14]

Personnalités liées à la commune

Par ordre chronologique :

Économie

Avec une population de 61 760 habitants dans la zone métropolitaine en 1999, Castres est le troisième grand noyau industriel de Midi-Pyrénées derrière Toulouse et Tarbes, et le plus grand moyeu industriel dans la partie du Languedoc entre Toulouse et Montpellier.

Castres est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Castres-Mazamet. Elle gère l'aéroport.

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Entreprises de l'agglomération

L'industrie textile reste importante dans la bassin d'emploi de Castres-Mazamet. À côté de cela, les principaux acteurs économiques sont :

  • Les Laboratoires Pierre Fabre (Pharmaceutique & Cosmétologie)
  • Comau Systèmes France (Fabrication de machines et équipements)
  • Sepiprod - Groupe Air liquide (Chimie)
  • Groupe Bigard (Abattoir)
  • Janoplast - Groupe Polypipe (Industrie plastique)
  • Devoteam Outsourcing (Informatique)
  • La Jeune chambre économique de Castres-Mazamet
  • EADS avec sa filiale GET Electronique
  • BENNE SA (Fabrication de bandes transporteuses et courroies)

La communauté d'agglomération a depuis 2001 développé une vaste zone d'activité (ZAC du causse) à proximité de l'aéroport. Elle est principalement dédiée aux nouvelles technologies et aux industries de la chimie fine (dans le cadre du pôle de compétitivité biocancer). Cette zone qui représente l'avenir du bassin d'emploi, s'est vu attribuer le label Technopole en début d'année 2006.

Aux portes de Castres, 200 entreprises extraient annuellement 150 000 tonnes de granit brut de la zone du Sidobre couvrant 12 000 hectares.

Commerce

Culture et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Monuments civils

Castres a ouvert en 1840, le musée Goya, contenant la plus grande collection de peintures espagnoles en France, après le musée du Louvre. Considérablement enrichi par les legs de la famille du peintre Marcel Briguiboul, on y découvre des œuvres des primitifs du XIVe - XVIe siècle, comme Pacheco (le maître de Velasquez), et des chefs d'œuvre des grands maîtres du siècle d'or, Velasquez, Murillo, Ribera, Valdés Leal, Alonso Cano, ainsi que trois Goya, et de multiple série de gravures du maître espagnol.

Le musée de Jaurès a été également ouvert en 1954.

Le théâtre de la ville dans un style rococo date de 1904. Agencé sur le modèle de l'Opéra Comique de Paris (par Joseph Galinier élève de l'architecte Charles Garnier), la coupole intérieure est signée Jean-Paul Laurens.

Le centre d'art contemporain de Castres[15] propose de découvrir la création artistique de notre temps dans un hôtel particulier du XVIIe siècle.

Monuments religieux

Le musée Goya, créé en 1840 contient la plus grande collection de peintures espagnoles en France.
Le musée de Jean Jaurès a été ouvert en 1954

Castres est traversé du nord au sud par l'Agout. Cette rivière est habillée par de vieilles maisons colorées dont le lourd passé historique se projette au-dessus de ses eaux.

L'église de Saint-Benoît, qui fut la cathédrale de Castres, est aujourd'hui la plus importante des églises de Castres, elle date seulement des XVIIe et XVIIIe siècles et est classée monument historique depuis 1953.

L'hôtel de ville occupe l'ancien palais épiscopal, conçu au XVIIe siècle par le célèbre architecte Jules Hardouin-Mansart (l'architecte de Versailles), et terminé par le Jardin de l'Évêché conçus par Le Nôtre (concepteur des jardins de Versailles).

Près du palais, la tour Saint-Benoît d'architecture romane est le seul vestige de la vieille abbaye bénédictine.

La ville possède quelques vieux manoirs du XVIe et XVIIe siècle, dont l'hôtel de Nayrac, datant de la Renaissance.

Castres possède également un des plus important et des plus anciens carillons du midi de la France, situé dans le clocher de l'église Notre-Dame de la Platé, en plein centre ville. Il comporte 33 cloches (presque 3 octaves chromatiques), la plus grosse pesant 600 kg et datant de 1650. Il fut installé en 1847 et restauré en 1976, on peut l'entendre et le visiter du lundi au samedi de 11h45 à midi et tous les premiers dimanches du mois, de 11h à midi. Le carillon actuel comporte 31 cloches Fonderie Paccard, une cloche du fondeur Louison, et une autre (la plus grosse) vraisemblablement offerte par le roi de l'époque et provenant de l'ancien temple protestant de Castres. Il est important de préciser que la sonnerie de Notre-Dame de la Platé est entièrement non-électrifiée, le carillon est manuel ainsi que les volées.

Patrimoine naturel

Gastronomie

Patrimoine culturel

C'est surtout le festival « À portée de rue », création municipale qui signe l'originalité des animations estivales. Il s'agit d'offrir des concerts de musique classique au public, gratuitement, en divers lieux ouverts (places et rues). Les spectateurs de plus en plus nombreux chaque année ont ainsi un accès totalement libre aux œuvres classique. Ce temps est précédé de dix jours consacrés à la danse dans tous ses états dans le cadre du festival extravadanses, lui aussi entièrement gratuit pour le public.

Sources

Notes et références

Bibliographie

Annexes

Articles connexes

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Liens externes


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