École des arts industriels et des mines


École des arts industriels et des mines
École des arts industriels et des mines
Nom original 1854 : École des arts industriels et des mines
1872 : Institut industriel du Nord
1991 : École centrale de Lille
Informations
Fondation 1854
Type École d'ingénieurs
Localisation
Coordonnées 50° 38′ 16″ N 3° 04′ 10″ E / 50.637902, 3.06935850° 38′ 16″ Nord
       3° 04′ 10″ Est
/ 50.637902, 3.069358
  
Ville Lille
Pays Drapeau de France France
Direction
Directeur Denniée (dir. de 1854 à 1856)
Bernot (dir. de 1857 à 1871)
Administrateur Kuhlmann, Girardin, Wallaert, Scrive, Dequoy, Catel-Béghin
Chiffres clés
Étudiants effectif annuel ≤ 126
Divers
Site web www.ec-lille.fr/10956135/0/fiche pagelibre/

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École des arts industriels et des mines

C'est en 1854 que fut créée l’École des arts industriels et des mines de Lille, école publique de formation d'ingénieurs civils: « Son but est de donner des connaissances spéciales sur les principales industries du Nord aux jeunes gens ayant reçu l'instruction secondaire ou professionnelle »[1]. Son héritière est l’École centrale de Lille.

Sommaire

L'enseignement des sciences et technologies à Lille de 1796 à 1854

Une première École centrale de Lille[2] [3] est ouverte le 30 décembre 1796[4], établie dans l'ancien couvent des Récollets, rue des Arts à Lille[5], où sont rassemblées des collections scientifiques[6] et des bibliothèques[7], et dont le programme d'enseignement inclut les sciences expérimentales[8], dont la chimie et la physique expérimentale, la botanique et la minéralogie, le dessin et la géométrie descriptive, avec des professeurs tels que Jean-Baptiste Lestiboudois et François Watteau[9].

À partir de 1803, la dénomination 'École centrale' est supprimée[10] et l'enseignement des sciences et technologies est rénové au travers de chaires municipales[11]. Dans une démarche précoce d'application des sciences aux arts industriels, en liaison avec la société des sciences de Lille et la chambre de commerce de Lille, les chaires lilloises contribuent à sensibiliser les acteurs de l’industrie et promouvoir les nouveaux procédés. La chaire de physique est tenue par Charles Delezenne de 1817 à 1848. Frédéric Kuhlmann est en charge de la chaire de chimie appliquée aux arts industriels[12] de 1823 à 1854. Il est assisté par Théophile-Jules Pelouze à partir de 1830. Claude Auguste Lamy occupe la chaire de physique expérimentale en 1852[13].

Le 23 septembre 1853, la chambre de commerce de Lille organise à la Vieille Bourse une réception en la présence de Napoléon III et obtient l'autorisation d'ouvrir une école supérieure industrielle, après un discours de Frédéric Kuhlmann sur l'essor de l'industrie nationale. Napoléon III délègue au sénateur Jean-Baptiste Dumas, ancien ministre et co-fondateur de l'École centrale des arts et manufactures, le soin de venir à Lille le 9 octobre 1853 pour des échanges avec Frédéric Kuhlmann[14].

Il faut néanmoins attendre l'automne 1854 pour que Louis Pasteur[15] et la faculté des sciences s'établissent dans le même lieu, rue des Arts, et structurent un véritable enseignement universitaire supérieur et qu'à proximité, pour les sciences appliquées, s'établisse l'École des arts industriels et des mines[16], dont l'École centrale de Lille contemporaine est l'héritière.

1854 : Fondation de l'École

L'École des arts industriels et des mines se substitue aux cours municipaux de sciences et technologies soutenus depuis 1796 par des sociétés savantes de Lille[17]. Le besoin patronal d'ingénieurs pour l'industrie en expansion s'exprimait alors à Lille[14] comme dans les différentes capitales européennes[18]. La création de l'École centrale des arts et manufactures de Paris[19] en 1829 et de l'École des mines du Hainaut[20] à Mons en 1836[21] constituent des références pour les autorités publiques de Lille qui expriment la volonté d'établir une école d'ingénieurs civils[6] à Lille[22].

Simultanément à la création de la faculté des sciences de Lille dont le premier doyen est Louis Pasteur, l'École est inaugurée le 1er octobre 1854[23] « sous les auspices et avec le concours du gouvernement et de la ville »[24], soutenant l'essor de l'industrie régionale au XIXe siècle. De 1854 à 1860, l'École fut aussi appelée École supérieure industrielle de Lille et École professionnelle de Lille[25] et l'équilibre de son budget de fonctionnement fut précaire[26]. La dénomination École des arts industriels et des mines s'impose à partir de 1861 à l'occasion d'un transfert de tutelle du Ministère de l'instruction publique au Ministère du commerce, son financement étant néanmoins pris en charge par les autorités régionales et par les frais de scolarité : les locaux et le mobilier appartiennent à la municipalité de Lille qui accorde une subvention de fonctionnement, le conseil général du Nord accorde des bourses à des élèves et contribue aux dépenses de fonctionnement et d'investissement. L'État assure quelques subventions irrégulières, notamment en 1857[27], et offre des bourses à des élèves.

L'enseignement à l'École des arts industriels et des mines de 1854 à 1872

« Pour être admis à l'École, il fallait subir un examen sur les matières du baccalauréat es sciences ou être pourvu du diplôme de ce baccalauréat »[26]. Outre le recrutement de rares bacheliers es sciences des lycées, l'examen d'équivalence du baccalauréat prévu par le décret impérial du 22 août 1854[28] permettait aussi d'admettre des élèves âgés de seize ans révolus, issus de l'école primaire supérieure de Lille, créée en 1836 et localisée dans un bâtiment adjacent à l'École. Il faut attendre la fin de la décennie 1870 pour que soit effective une "année" préparatoire, préalable à l'entrée en première année du cursus des élèves-ingénieurs[29] Le jury d'examen d'entrée à l'École des arts industriels et des mines de Lille est présidé par Louis Pasteur, jusqu'à son départ pour l'École normale supérieure en 1857[30].

Entre 1854 et 1860, plusieurs refontes de l'enseignement ont eu lieu. Durant les deux premières années scolaires entre 1854 et 1856, sous la direction de l'ingénieur Victor Denniée, le programme de l'École « était particulièrement destinée aux jeunes gens qui se proposaient d'embrasser les carrières industrielles, agricoles et commerciales. »[24]. L'enseignement à l'École en 1854-1856[31] fut initialement considéré comme trop théorique[32] par rapport à une école des arts et métiers, et peu utile pour les élèves issus de l'école primaire supérieure, qui, à Lille, était gratuite et d'un niveau de technicité jugé suffisant[33] ; ceci conduisit à un changement de direction[27]. « Le premier janvier 1857, l'École devint établissement de l'État, subventionné par la ville de Lille »[24]. Dès sa réouverture en 1857[34] et après diverses ré-organisations successives par le directeur Bernot[35] « les études sont analogues à celles (...) de l'École centrale». Une seconde refonte du programme d'enseignement eu lieu en 1860, associée à un relèvement des critères d'admission à l'École[36], pour répondre à la demande de la chambre de commerce de Lille afin que les études puissent « se rapprocher davantage de l'École centrale des arts et manufactures »[37]. « A la suite d'un rapport de son directeur au préfet, d'une pétition signée de plus de deux cent industriels du département, de voeux favorables de tous les conseils d'arrondissement, le conseil général du Nord dans sa session de 1860 décida de modifier les programmes de façon à donner aux élèves après des études classiques ordinaires une instruction spécialement préparatoire aux industries exercées dans le nord de la France »[24].

Une enquête[38] sur l'enseignement professionnel datée de 1863-1864 indique que « les études sont analogues à celles des Écoles d'arts et métiers et de l'École centrale. Plus pratique que dans cette dernière, l'enseignement est plus théorique (...) que dans les Écoles d'arts et métiers ». L'École forme en deux ans les fils de familles d'industriels du textile, de la métallurgie[39], des équipementiers ferroviaires et de turbines à vapeur, ainsi que des distilleries sucrières de Lille. Certains élèves suivent une troisième année optionnelle de spécialisation.

« L'enseignement scientifique et les manipulations ont lieu sous la direction et avec le concours des professeurs de la faculté des sciences, un architecte enseigne l'art de bâtir, des conférences ont lieu au musée industriel par les soins du professeur de chimie. Des praticiens sont chargés des travaux d'atelier »[40]. Outre les connaissances en génie civil et exploitation des mines, mécanique et construction de machines[41], filature et tissage, fabrication et procédés de la chimie industrielle et agricole[42], mathématiques, langues, comptabilité et hygiène industrielle, « un des points essentiels de la formation de ces ingénieurs civils de Lille porte sur la connaissance des machines à vapeur[43]. Il est délivré un enseignement pratique dans l'école, et la faculté leur délivre un enseignement "d'ordre plus élevé mais non moins pratique" en mécanique appliquée particulièrement. Tous les détenteurs de la chaire de mécanique de la faculté des sciences enseigneront en titre dans cette école. »[44],[45].

Anciens élèves et personnalités notables

« Le nouvel établissement n’a accueilli en 1857 que 12 élèves ; en 1861, le nombre total s’élève à 50. »[46],[47]. Un annuaire du Nord[48] indique, qu' « en 1865, l'École a admis 66 élèves, dont 56 pensionnaires, 3 demi-pensionnaires et 7 externes. L'École délivre à la fin des études des diplômes d'ingénieurs industriels». Les élèves qui achèvent le cursus de deux ou trois ans sont diplômés ou reçoivent un simple certificat de capacité, en fonction de leur résultats. À la veille de la guerre franco-prussienne de 1870, l'effectif est de 90 élèves ; il tombe à 26 élèves en 1871[49].

Les anciens élèves des promotions entre 1859 et 1872 sont identifiés dans les annuaires du XIXe siècle de l'association des ingénieurs de l'École centrale de Lille, disponibles pour recherches à la Bibliothèque nationale de France, cote 4-J0-13860 (notice BNF no FRBNF326959874). Dans ses statuts publiés le 13 novembre 1877 et reproduits dans son annuaire publié en 1892, l' Association amicale des anciens élèves de l'Institut du Nord indique dans son article 4 : « Sont admis à faire partie de la Société 1°) les anciens élèves de l'Institut ou de l'ancienne École des arts industriels et des mines, en ayant suivi entièrement les cours 2°) ceux qui n'ayant pas achevé leurs études, ont par un travail complémentaire acquis dans le monde une position honorable ». Les annuaires du XIXe siècle des membres de l'association apportent un témoignage sur les carrières des ingénieurs, tels que Jules Sirot (1860), député et conseiller général du Nord[50], maître de forges à Saint-Amand-les-Eaux[51] ; Ludovic-Joseph Breton (1862), ingénieur-directeur de la compagnie des mines de Ligny Auchy-au-Bois[52], propriétaire-directeur des mines d'Hardinghen, directeur des travaux du chemin de fer sous-marin entre la France et l'Angleterre (1879-1883 et 1906)[53] ; Désiré Mallet (1862), directeur[54] de la société de forage et d'exploitation du Canal de l'Espierres, professeur à l'Institut industriel du Nord ; Étienne Batteur (1862), directeur particulier de la compagnie d'assurances 'La Providence'[55] et fondateur en 1885 d'une maison de secours donnant gratuitement soins médicaux et pharmaceutiques aux ouvriers de Lille[56] ; Alfred Goblet (1864), directeur d'industrie chimique, architecte de la plus haute cheminée de France (105 m)[57] à l'usine Holden de Croix (Nord) en 1887, premier président de l'association des anciens élèves[58] ; Léon Francq (1867), inventeur d'une machine à vapeur sans foyer[59], entrepreneur et créateur des tramways de Paris, de la ligne de chemin de fer électrique Paris-Saint Germain, du réseau de tramway Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing[60], administrateur de la société des voies ferrées des Alpes françaises, Prix de mécanique Montyon de l'Académie des sciences en 1883 ; Gustave Flourens (1867), chimiste, spécialiste des glucose et saccharose ; co-fondateur de l'association des anciens élèves ; Alfred Meunier (1871), directeur du réseau téléphonique de la Société générale des téléphones (ancêtre de CIT-Alcatel)[61], qui détient une concession du téléphone parisien et des grandes villes de France, jusqu'à la nationalisation du réseau en 1889[62].

Parmi les notables présents au conseil de surveillance de l'École en 1866 figurent Frédéric Kuhlmann, chimiste et ancien président de la chambre de commerce de Lille, les industriels Auguste-César Wallaert-Descamps, Edouart Scrive-Labbé, Dequoy, André Catel-Béghin, ainsi que Jean Pierre Louis Girardin, doyen de la faculté des sciences de Lille et successeur de Louis Pasteur[63].

Évolution de l'École

L'École évolue dans son organisation et ses programmes d'enseignement, avec une étape en 1862 où elle devient l'École impériale des arts industriels et des mines, puis une étape en 1872 où elle est transformée en l'Institut industriel du Nord.

Dépendant virtuellement du ministère du commerce bien que financée exclusivement par les autorités régionales, l'École des arts industriels et des mines devient École impériale des arts industriels et des mines ; la dénomination impériale est officialisée entre 1862[64] et 1864[36],[65]. Son activité fut très perturbée par la guerre franco-prussienne de 1870 : il n'y a plus que 26 élèves inscrits en 1871[49], à comparer à l'effectif de 90 à 126 élèves quelques années plus tôt[66] . La chute de l'Empire conduit à sa transformation en l’Institut industriel du Nord en 1872[67]. « Inquiets à juste titre, le département et la ville se concertèrent en vue d'une nouvelle réorganisation. Au cours de la session d'avril 1872 et de la séance du 5 octobre 1872, le conseil général et le conseil municipal votent les crédits pour la construction d'un immeuble mieux approprié à cette organisation. L'École deviendra l'Institut industriel agronomique et commercial du Nord de la France. Après les suppressions successives ultérieures des sections agronomiques et commerciales, elle s'appelle Institut industriel du Nord de la France. La construction du nouvel établissement (...) fut activement poursuivi et à la rentrée des vacances de Pâques de 1875, les élèves purent en prendre possession. Entre temps, la soudure entre l'ancienne École et le nouvel Institut s'était faite dans l'immeuble communal de la rue du Lombard » utilisé par l'École des arts industriels et des mines[24]. Son héritière en est l’École centrale de Lille.

Notons que « au conseil général du Nord, à la session de 1871, le directeur de l’École des arts industriels, Bernot, fait un rapport proposant de modifier les conditions d’admission dans son établissement et il demande que le titre soit changé en celui d’École centrale du Nord »[68]. Il anticipe dès 1871 la dénomination École centrale de Lille, qui sera officialisée par le Ministère de l'éducation nationale 120 ans plus tard !

La dénomination officielle de l'École[69] a varié selon la période historique[70] :

L'École a d'abord été localisée de 1854 à 1875 dans le centre de Lille, 2 rue du Lombard (à côté de l'hôtel particulier de l'industriel Scrive)[71], sous ses quatre premières dénominations[72]. De 1875 à 1968, elle a bénéficié de locaux dédiés construits à son intention sur fonds publics dans le centre de Lille, 17 rue Jeanne d'Arc, jouxtant la faculté de sciences de Lille. L'École et ses laboratoires de recherche déménagent avenue Paul Langevin sur le campus de l'Université des Sciences et Technologies de Lille en 1968. En raison de ces différentes évolutions, le laboratoire de mécanique de Lille (LML) et le laboratoire d'électrotechnique et d'électronique de puissance de Lille (L2EP) associés à l'École Centrale de Lille sont localisés aujourd'hui simultanément sur le campus et dans le centre de Lille.

Annexes

Tableau chronologique

Notes et références

  1. Arthur Jules Morin, Enquête sur l'enseignement professionnel, ou Recueil de dépositions faites en 1863 et 1864 devant la Commission de l'enseignement professionnel, sous la présidence de son E\C. M. Béhic, ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, t. II, Paris, Imprimerie impériale, 1865 [lire en ligne], p. 723 
  2. Noël-Gabriel-Luce Villar, Rapport et résolution sur le placement de l'école centrale pour le département du Nord, prononcés au conseil des Cinq cents dans la séance du 4 prairial an IV par le représentant du peuple Villars, Paris, impr. du Républicain français, 1796, 4 p. (notice BNF no FRBNF31579790q) 
  3. Albert Mathiez et Georges Lefebvre, Annales historiques de la Révolution française, vol. 46, Firmin-Didot, coll. « Société des études robespierristes », 1974, p. 236 :

    « Seule la candidature de Lille fut retenue et, le 10 nivôse an V (30 décembre 1796), l'Ecole centrale de Lille ouvrit ses portes dans les locaux de l'ancien couvent des Récollets »

     
  4. École centrale du département du Nord établie à Lille, suite aux lois du 7 ventôse an III (25 février 1795) sur les Écoles centrales (Révolution française) et du 8 prairial an IV (27 mai 1796) :« Au terme de nombreuses discussions et tractations, Lille est choisi et l'École centrale du Nord peut accueillir ses premiers élèves le 10 nivôse an V  » Claudine Wallart, Florilège des archives départementales du Nord, Lille, Archives départementales du Nord, 2000 [présentation en ligne], p. 128 
  5. Philippe Marchand (dir.), Les Louanges de l'instruction au service de la propagande bonapartiste : exercices publics et discours des prix à l'École centrale de Lille (1796-1800) : Du Directoire au Consulat. T. 3 : Brumaire dans l'histoire du lien politique de l'État-nation., Rouen, Colloque organisé à Rouen les 23 et 24 mars 2000, Villeneuve d’Ascq-Rouen : Université de Lille 3-Université de Rouen, 2001, 2001 
  6. a et b L'Université d'Ancien Régime incarnée dans le nord de la France par l'Université de Douai ne valorisait pas l'enseignement des sciences et des technologies, comparé au droit et aux humanités, malgré la création en son sein d'une chaire royale de mathématiques et d'hydrographie en 1704 sous l'influence des jésuites. Dans le nord de la France, les seules formations scientifiques et techniques supérieures concernaient la formation des officiers des armes savantes (marine et construction navale, artillerie, génie, nécessitant connaissances en trigonomérie, optique, chimie des alliages) et étaient incarnées par l'École royale de l'artillerie de Douai à partir de 1679, celle de La Fère à partir de 1720, à Bapaume à partir de 1765, et l'École royale du génie de Mézières à partir de 1748, dont les examens d'entrée, accessibles aux candidats justifiant de quartiers de noblesse, requiéraient des connaissances mathématiques (parmi les examinateurs du corps de l'artillerie notons les mathématiciens Charles Étienne Louis Camus, Étienne Bézout, Sylvestre-François Lacroix, Pierre-Simon de Laplace, Siméon Denis Poisson, l'un de ceux du corps du génie fut le mathématicien Gaspard Monge). Après la Révolution française, l'accès à l'éducation supérieure n'était plus réservé à la noblesse et la science aux applications militaires et étatiques ; la révolution industrielle nécessitait l'établissement de filières civiles de sciences appliquées, mais plus formalisées que les activités de sociétés savantes et les cours municipaux qui pré-existaient dans la région lilloise autour de professeurs, d'associations patronales et de personnalités industrielles telles que Frédéric Kuhlmann, Charles Delezenne et Claude Auguste Lamy. Parmi les sociétés savantes de Lille, notons la "Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille" à partir de 1802, puis la "Société impériale des Sciences de Lille" en 1860, enfin la "Société industrielle du Nord de la France" à partir de 1873. Il existe plusieurs traces dès 1804 des requêtes ré-itérées des élites lilloises auprès du gouvernement pour la transformation du collège municipal en un lycée et la création d'une école professionnelle supérieure du Nord pour bacheliers. Le lycée impérial de Lille, incluant une classe de mathématiques spéciales, sera inauguré en 1852 et l'"école des arts industriels et des mines" en 1854. (Histoire de la faculté des sciences de Lille sur http://asa3.univ-lille1.fr/spip/ASA_histoire/index_histoire_2.htm.)
  7. « La bibliothèque publique n'est pas dans les batimens de l'école centrale : il y a seulement ici des dépôts de livres provenant de communautés supprimées. Les livres qui viennent de l'abbaye de Cysoing méritent d'être distingués. on y avait recueilli beaucoup de grandes collections publiées en Allemagne. (...) La bibliothèque de la ville, en même temps bibliothèque de l'école centrale, a beaucoup d'excellens livres (...) en flamand ou en hollandais (...) Dans le même bâtiment que la bibliothèque est un muséum de tableaux. » Armand Gaston Camus, Voyage fait dans les départements nouvellement réunis et dans les départements du Bas-Rhin, du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, à la fin de l'an X, Paris, Baudoin, 1803 (notice BNF no FRBNF36280083q) 
  8. « Aussi le Gouvernement républicain s’engagea t-il dans une politique de formation visant à remplacer les collèges d’Ancien Régime par des établissements qui donneraient un enseignement scientifique, dont la physique expérimentale et la chimie, inscrit dans les programmes et assuré par des professeurs ayant un statut officiel. Il créa donc les « Écoles Centrales », certes éphémères, mais qui n’en marquèrent pas moins une rupture avec le système éducatif qui avait prédominé jusque-là. » Gilbert Dalmasso, Présence de la « chymie » dans la France du Nord, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle au premier tiers du XIXe. Sa diffusion et son enseignement public et privé, son application aux Arts : Thèse de Doctorat, Lille, Université Lille III [lire en ligne] 
  9. « Guffoy-Vanghelle, un prêtre défroqué pour les belles-lettres, Watteau pour le dessin, Van Bavière en histoire, Dondeau en législation, Lestiboudois en histoire naturelle, Girard-Janin en grammaire générale, Corbet comme bibliothécaire », selon Jean Girardin, Discours prononcé aux funérailles de M. Charles Delezenne, Lille, Impr. de A. Degan, 22 août 1866 (notice BNF no FRBNF36498438g) . Guffoy-Vanghelle était professeur de rhétorique au collège municipal de Lille, est curé constitutionnel et bonapartiste. L'annuaire du département du Nord, an XI, indique le nom d'autres professeurs à l'Ecole centrale de Lille : Ducrocq, professeur de mathématiques, Girard-Janin, professeur de grammaire générale, et Guffoy-Vanghelle, professeur de rhétorique, qui deviennent professeurs au lycée de Douai en 1803. 'L'almanach national de France an XI de la république présenté au premier consul, Paris, Testu' cite également Duriez en physique, Guisselin en législation, Saladin comme bibliothècaire
  10. Application de la loi du 11 floréal an X (1er mai 1802) sur les Écoles centrales (Révolution française) ; Edmond Leclair, L'École centrale de Lille, 1795-1803, R. Giard, 1904 (ISBN B001C5XQVM) (notice BNF no FRBNF307651307) 
  11. Arrêté préfectoral du 23 floréal an XI (13 mai 1803) stipulant que les professeurs sont payés par la municipalité de Lille. Les chaires municipales de Lille assurent des cours aux auditeurs lillois et contribuent à éveiller la curiosité et promouvoir l'apprentissage des nouveaux procédés dans le domaine de l'industrie, selon un objectif repris par Charles Dupin en 1819 à Paris lors de la création de la chaire d'enseignement de mécanique appliquée aux arts au Conservatoire national des arts et métiers. Louis Trénard, Histoire de Lille : L'ère des révolutions (1715-1851), vol. 3, Giard, coll. « Publications de la Faculté des lettres et sciences humaines de Lille », 1970, p. 348 
  12. ASA Université Lille Nord de France, « Biographie de Frédéric Kuhlmann » sur http://asa3.univ-lille1.fr/
  13. Grelon 1996, p. 47
  14. a et b Un panorama historique des figures de l'industrialisation en France et à Lille est inclus dans le compte rendu de la Chambre de commerce de Lille. Réception de Leurs Majestés Impériales. Visite de S. M. l'empereur Napoléon III à la Bourse. Pose de la première pierre du monument à Napoléon Ier, par M. le sénateur Dumas, délégué de Sa Majesté l'empereur. 1853, Lille, Impr. de L. Danel, 23 septembre 1853 [lire en ligne]
    (notice BNF no FRBNF36329422q/)
     . Y est fait référence au décret de Bois-le-Duc du 12 mai 1810 « qui accorde un prix d'un million de francs à l'inventeur de la meilleure machine propre à filer le lin » (Philippe de Girard), encourageant la création d'usines de filature mécanique du lin, et les décrets des 25 mars 1811 et 15 janvier 1812, promouvant la fabrication de sucre de betterave (Louis-François-Xavier Crespel-Delisse). « En encouragent par des récompenses nationales la création en France de la filature mécanique du lin et de la fabrication du sucre de betterave, comme il l'avait fait pour la filature de coton et le tissage, Napoléon avait pressenti toute l'influence que les industries nouvelles pouvaient exercer (...) Napoléon Ier pouvait-il espérer qu'en moins d'un demi-siècle, la filature mécanique de lin compterait 60 établissements dans la seule ville de Lille; qu'un seul département, faisant mouvoir 250 000 broches, occuperait à ce travail 12 000 ouvriers ? (...) Nos chemins de fer, nos canaux, nos ports, tous ces auxiliaires de l'activité humaine ont attiré simultanément votre attention. (...) Il n'est pas d'homme aux idées plus abstraites qu'Ampère, et certes on ne saurait, au premier aperçu, à quel titre il prendrait place dans ce Panthéon de l'industrie, et cependant ses travaux ont donné ouverture à la télégraphie électrique (et aux) applications industrielles de l'électricité. (...) Déjà ne voyez-vous pas la chaîne du métier à la Jacquard s'animer sous le courant électrique, sans le secours des cartons dus à l'invention de l'immortel artisan ? Demain, oui demain, ce ne sera plus la pensée seulement qui se transmettra instantanément à des distances infinies, c'est Liszt qui, de son cabinet, fera entendre les prodiges de ses notes sonores sur le théâtre de Londres ou de Saint-Pétersbourg. (...) glorification vivante des génies qui ont concouru à l'édification de notre prospérité agricole et manufacturière (...) Il y verra Leblanc affranchir le pays d'un lourd tribut payé à l'étranger (...) ». Parmi une quinzaine de savants et inventeurs français cités par Frédéric Kuhlmann, est mis en exergue Philippe de Girard, inventeur de la machine à filer le lin, réintroduite à Lille par Antoine Scrive-Labbe, Jacquard pour le tissage, Oberkampf, François Richard-Lenoir et Liévin Bauwens pour l'industrie du coton, et en chimie Berthollet, Leblanc, Achard, Vauquelin, Brongniart, Conté, Chaptal, Gay-Lussac, et aussi Arago, Ampère et Monge. Est annexée une liste de patrons lillois et leurs domaines d'activités industrielles en 1853, particulièrement dans les domaines de la construction de machines et mécanique, du tissage et filature mécanique du lin et du coton, la teinturerie, apprêts, rouissage, la fabrication de produits chimiques, noir animal et colorants, soude artificielle, savonnerie, l'agroalimentaire avec la raffinerie du sucre et la fabrication de chicorée. Le débat sur le protectionnisme et le libre échange est déjà en gestation dans les discours de 1853, prélude au Traité Cobden-Chevalier de libre échange franco-anglais applicable de 1860 à 1892 et qui accroit la concurrence, nécessitant des ingénieurs pour mettre en oeuvre les meilleures pratiques industrielles.
  15. C'est à l'occasion de l'installation de la Faculté des sciences de Lille que Louis Pasteur prononce un discours où il indique « Dans les champs de l'observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés. » Louis Pasteur, Jean-Jacques Guillemin, Auguste Filon et Valentin Cazeneuve, Installation solennelle de la Faculté des lettres de Douai et de la Faculté des sciences de Lille. Rentrée de l'École préparatoire de médecine et de pharmacie de Lille : Discours de J.-J. Guillemin, L. Pasteur, A. Filon, Dr V. Cazeneuve, Douai, impr. de A. d'Aubers, coll. « Université impériale. Académie de Douai », 7 décembre 1854 [lire en ligne], p. 130.
    (notice BNF no FRBNF31065519r)
      « Ä côté de cette heureuse et capitale innovation dans les Facultés de sciences, il en est une autre dont le succès ne peut être contestable dans le département du Nord. Le même décret impérial que je rappelais tout à l'heure a institué un nouveau grade universitaire sous le titre de "Certificat de capacité pour les sciences appliquées". Après deux années d'études théoriques et pratiques dans les Facultés des sciences, les jeunes gens qui se destinent à l'industrie pourront obtenir ce diplôme spécial, qui certainement comble une lacune qui fut préjudiciable à l'industrie. (...) Je voudrais qu'au sortir des écoles de commerce ou des écoles professionnelles, les jeunes gens destinés à la carrière industrielle fussent mis en mesure par leurs parents de venir profiter des immenses ressources de la Faculté des sciences que la munificence du Conseil municipal de Lille a installée dans les conditions les plus propices à assurer sa prospérité. Sous ce rapport, les Facultés des sciences peuvent étendre beaucoup les services rendus par l'École centrale des arts et manufactures de Paris. Le certificat que nous délivrerons correspondra, quoique avec moins d'autorité sans doute, au diplôme des élèves de l'École centrale. (...) Nous n'oublierons point que la théorie est mère de la pratique, que sans elle la pratique n'est que la routine donnée par l'habitude, et que la théorie seule fait surgir et développe l'esprit d'invention (...) Vous connaissez ce mot charmant de Franklin : il assistait à la première démonstration d'une découverte purement scientifique et l'on demandait autour de lui : mais à quoi cela sert-il ? Franklin répond : Ä quoi sert l'enfant qui vient de naitre ? (...) La découverte théorique n'a pour elle que le mérite de l'existence. Elle éveille l'espoir et c'est tout. Mais laissez-la cultiver, laisser-la grandir et vous verrez ce qu'elle deviendra (...) par hasard, diriez-vous peut être, mais souvenez-vous que dans les champs de l'observation le hasard ne favorise que les esprits préparés. »
  16. « L'origine de l'IDN remonte en fait à 1854. Depuis cette date, existait à Lille une Ecole d'enseignement technique dite des "Arts Industriels et des Mines" que l'on appelait parfois aussi "Ecole professionnelle du Nord". » - (Adolphe Matrot sur http://www.annales.org/.)
  17. Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille (1802) et Collège des Philalèthes (1785)
  18. L'essor des formations aux sciences et techniques à applications non militaires s'incarne depuis la fin du XVIIIe siècle par la fondation en France de l'École nationale supérieure des mines de Paris (1783) et de l'École polytechnique (1794), laissant à part l'École nationale des ponts et chaussées qui assure depuis 1747 la formation du principal corps d'ingénieurs de l'État en France mais n'admet des élèves-ingénieurs civils (i.e. non fonctionnaires) que depuis 1851 (L'École nationale supérieure des mines de Paris admet a contrario quelques élèves externes depuis 1816). Suivent l'École polytechnique de Prague (1806), le Polytechnisches Institut à Vienne (1815), la Technische Hochschule Berlin en Prusse (1821), l'École polytechnique de Karlsruhe (Bade-Wurtemberg) (1825), la Technische Bildungsanstalt zu Dresden en Saxe (1828), l'École centrale des arts et manufactures de Paris (1829), l'École Technique Impériale de Moscou (1830), Gottfried Wilhelm Leibniz Universität Hannover en Saxe prussienne (1831), l'École des mines du Hainaut en Belgique (1836), l'École des arts et manufactures et des mines de Liège (1837), l'Escuela Central del llamado Real Instituto Industrial de Madrid (1845), l'École spéciale de Lausanne (1853). Le Polytechnicum de Zurich et l'École supérieure des sciences appliquées de Mulhouse sont créés la même année que l'École des arts industriels et des mines de Lille (1854), suivis de l'École centrale lyonnaise pour l'Industrie et le Commerce (1857) et l'École polytechnique de Turin (1859).
  19. C'est en 1829 que fut fondée en France l'École centrale des arts et manufactures de Paris (École centrale Paris, France), la première école d'ingénieurs dont la vocation est l'industrie, par opposition aux ingénieurs fonctionnaires assurant les missions de service public et formant une technocratie d'État (Mines, Ponts et chaussées, Eaux et forêts, Génie militaire, Arsenaux). « On se plaît à faire dater les premières écoles d'ingénieurs du milieu du XVIIIe siècle, au moment de la création d'écoles d'ingénieurs d'État. Mais cette manière de voir laisse sous silence les capacités de construction de bateaux, qui représentaient une première forme très aboutie de l'art de l'ingénieur. Elle masque par ailleurs le fait que les premiers ingénieurs pour l'industrie ont été formés seulement à partir des années 1850. (...) La création de l'École Centrale se fait par réaction vis-à-vis de la dérive de l'École polytechnique, avec l'ambition de former de vrais ingénieurs. L'École Centrale ne se développera qu'à partir des années 1850 , à l'initiative de Lavallée , du chimiste Jean-Baptiste Dumas, du physicien Eugène Peclet et du mathématicien Theodore Olivier. »CEFI - Histoire des formations d'ingénieurs - Comité d'études sur les formations d'ingénieurs
  20. Les fondateurs de l'École des mines du Hainaut (Faculté polytechnique de Mons (Histoire de la faculté polytechnique de Mons, Belgique sur http://www.fpms.ac.be/.) sont Jean-Baptiste Thorn, Alphonse Devillez (diplômé de l'Ecole centrale de Paris en 1835) et Théophile Guibal (diplômé de l'Ecole centrale de Paris en 1836). Le succès de la transposition du modèle Centralien à Mons depuis 1836 servit de référence aux édiles lillois en 1854 et lors de la réforme en 1872 de l’École des arts industriels et des mines créée en 1854 et transformée en un Institut industriel du Nord devenu aujourd'hui l’École centrale de Lille. Notons que 117 ingénieurs ont été diplômés à l'école des mines de Mons entre 1836 et 1860 - Source : Statuts de la Société des Anciens Élèves de l'École Spéciale de Commerce, d'Industrie et des Mines de Hainaut, Association des ingénieurs de l'École des mines de Mons, Imprimerie de Masquillier et Lamir, 1860 [lire en ligne] 
  21. Outre l'école des mines du Hainaut à Mons en 1836, la loi du 27 septembre 1835 et les décrets des 26 et 27 septembre 1836 sur l'enseignement supérieur permettent la création d'écoles spéciales annexées à l'université de Liège (école spéciale des mines et des arts et manufactures) et à l'université de Gand (école spéciale du génie civil) en 1838.
  22. Les élèves lillois pouvaient candidater à des écoles distantes, telles que l'École centrale des arts et manufactures à Paris et l'École des arts & métiers de Châlons pour lesquelles des bourses du Conseil général du Nord suppléaient aux coûts de l'éloignement.
  23. Pierre Pierrard, Lille et les Lillois, essai d'histoire collective contemporaine (de 1815 à nos jours), 1967, Bloud et Gay [lire en ligne] :

    « Le 1er octobre 1854 s'ouvrit 2 rue du Lombard l'École professionnelle du Nord (École des arts industriels) pour la formation des chefs d'industrie. »

     
  24. a, b, c, d et e Annuaire de l'Association des anciens élèves de l'Institut industriel du Nord, édition de 1892 (notice BNF no FRBNF326959874)
  25. ¨1854-1860 : Pendant les premières années de son existence, il est aussi fait référence à l'École des Arts industriels et des Mines de Lille sous la dénomination "École supérieure industrielle de Lille" ou "École professionnelle" (L'école d'ingénieurs de Lille sur http://asa3.univ-lille1.fr/spip/ASA_histoire/index_histoire_2.htm.). Le terme « École professionnelle de Lille - Directeur M.Bernot » (M.Bernot est directeur depuis 1857) est encore apparent en 1863 dans l'Annuaire de l'instruction publique (Imprimerie et Librairie classiques de Jules Delalain, 1863), témoignant des tergiversations entre la formation de contre-maîtres souhaitée par certains industriels et la formation des "directeurs d'industrie" souhaitée par d'autres industriels du Nord ("directeurs d'industrie", i.e. selon les termes utilisés par Jules Simon, l'Ecole des Arts industriels et des mines étant citée dans les Annales du Sénat et du Corps législatif : Séance du 30 mai 1865, vol. 5-6, Administration du Moniteur universel, 1865 [lire en ligne], p. 76 .). En fait, l'Enquête sur l'enseignement professionnel, ou Recueil de dépositions faites en 1863 et 1864 devant la Commission de l'enseignement professionnel, sous la présidence de son E\C. M. Béhic, ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, t. II, Paris, Imprimerie impériale, 1865 [lire en ligne], p. 723  clarifie que la désignation Ecole des Arts industriels et des Mines s'officialise de manière définitive en 1860 lorsque l'Ecole change d'autorité de tutelle : dixit "fondée par M. le Ministre de l'instruction publique, cédée à M. le Ministre du commerce en 1861". En 1860, le directeur M. Bernot tranche et "adresse notre enseignement, non aux contre-maitres qui l'avait dédaignée mais aux fils des industriels déjà en majorité" (cf page 213, op. cit.) , l'École s'éloigne des Arts et Métiers et se rapproche davantage du programme de l'École centrale.
  26. a et b « Monographie historique de l'Institut industriel du Nord de la France - Henri Bourdon, ingénieur IDN et inspecteur principal et chef de service des travaux municipaux de la ville de Lille », dans L'Élève-ingénieur. Journal hebdomadaire des élèves de l'Institut industriel du Nord de la France (I.D.N.), no (notice BNF no FRBNF32766138h), 1894 [texte intégral] 
  27. a et b Rapports et délibérations du Conseil général du Nord - 1858 - École professionnelle du Nord, Lille, 1858 [lire en ligne] :

    « L'Ecole professionnelle de Lille, réorganisée sous la surveillance et avec une subvention de l'Etat, a reçu une bonne direction »

     
  28. La loi sur l'instruction publique du 14 juin 1854 définit des dispositions spéciales aux établissements d'enseignement supérieur et le décret impérial du 22 août 1854 sur l'organisation des académies définit un grade de certificat pour les sciences appliquées, destiné à faciliter l'entrée dans la carrière industrielle aux non-bacheliers réussissant un examen par un jury contrôlant leurs connaissances scientifiques et leurs aptitudes à l'industrie.
  29. Rapports et délibérations du Conseil Général du Nord, Lille, 28 août 1879 :

    « La prospérité de l'Institut s'est consolidée d'année en année, malgré toutes les difficultés qu'il a eu à surmonter, malgré surtout la difficulté de son recrutement, car on ne remarque pas assez que contrairement à toutes les Écoles qui se fondent, l'Institut n'avait pas d'École préparatoire. L'École centrale, l'École polytechnique se recrutent dans les lycées dans les classes de mathématiques spéciales ; l'École des mines de Paris, l'École des ponts et chaussées, parmi les jeunes gens sortant de l'École polytechnique, l'École des mineurs de Saint-Étienne parmi les élèves des Écoles d'arts et métiers ou autres, les Écoles d'arts et métiers elles -mêmes sont pourvues d'écoles préparatoires. C'est ce qui n'existait pas à Lille. »

     
  30. Alain Gérard, Louis Pasteur et Lille 1854-1857, Lille, Institut Pasteur de Lille, 1995 
  31. Jospeh Antoine Victor Denniée, ingénieur civil, premier directeur de l'École (1854-1856) : Victor Denniée, Académie de Douai. Ville de Lille. Ecole impériale professionnelle du Nord. Discours prononcé à la distribution solennelle des prix : 1re année. 13 août 1855 ; 2e année. 14 août 1856, Lille, impr. L. Danel, 1856, 8 p. ; in-8
    (notice BNF no FRBNF416385268)
      Victor Denniée, De l'Enseignement professionnel (1762-1852) théorique et pratique, fondé et dirigé par M. Victor Denniée, ingénieur civil, boulevard Beaumarchais, Paris, Imp. de Bailly, 1852, In-8 32 p.
    (notice BNF no FRBNF30324977b)
     
  32. Le débat lillois sur les proportions entre formation théorique et formation expérimentale (autrement dit, débat entre les sciences appliquées et les arts professionnels) subit diverses influences depuis 1796 : au début de la première industrialisation importée d'Angleterre, l'apprentissage et la maîtrise des techniques ont reposé sur des bases empiriques d'adaptations incrémentales des chefs d'ateliers et contre-maîtres de l'industrie mécanique et textile, tandis que le Saint-simonisme français suposait un modèle de rigueur théorique et expérimentale appliqué à la pratique de l'art de l'ingénieur, inculqué par des professeurs de facultés des sciences, selon les concepts promus par Pasteur et Kuhlmann, notamment en chimie industrielle et agro-alimentaire. Bénéficiant de l'héritage de l'Ecole centrale de Lille de 1796 à 1803 puis des chaires municipales de physique expérimentale et de chimie appliquées aux arts industriels entre 1803 et 1854, les réformes successives des études à l'École des arts industriels et des mines entre 1854 et 1872 font précocement passer l'industrie du Nord de la France de l'influence anglaise de maîtrise des techniques via l'apprentissage pratique de terrain dirigé par des artisans-entrepreneurs libéraux, vers les influences polytechnicienne et allemande des sciences de l'ingénieur comme discipline scientifique à part entière dérivant d'une connaissance théorique (« la science comme source du développement industriel ») conduisant à l'essor de la profession d'ingénieur.
  33. Rapports et délibérations du Conseil général du Nord - 1859 - École professionnelle du Nord, Lille, 1859 [lire en ligne] 
  34. Un annuaire de l'Association amicale des anciens élèves de l'Institut industriel du nord de la France (École centrale de Lille) recense les anciens élèves depuis la promotion 1859. cf annuaire 1860-1892, annuaire 1860-1895 ; annuaire 1900 ; annuaire 1938-1939 ; l'annuaire 1951 fait référence à l'un des plus anciens membres de l'association des anciens élèves : Jules Rot, promotion 1859(notice BNF no FRBNF326959874)
  35. « En 1857, le sieur Bernot propose un projet d’école en trois ans : la première année donnera des enseignements généraux et les seconde et troisième années seront des années de spécialisation (avec malgré tout un tronc commun). En réalité, la formation ne durera que deux ans avec quatre domaines proposés : construction de machines, exploitation des mines, filature et tissage, chimie industrielle et agricole. Le mode d’organisation rappelle celui de l’École centrale, si les spécialités proposées ne sont pas toutes similaires : la construction de machines s’apparente à la spécialité de « mécanique » de l’école parisienne et dans les deux cas sont proposées des sections de chimie ; mais il est clair que l’exploitation des mines tout comme la filature et le tissage font exclusivement référence aux besoins industriels locaux. » - Grelon 1996, p. 51
  36. a et b « L'origine de l'IDN remonte en fait à 1854. Depuis cette date, existait à Lille une École d'enseignement technique dite des "Arts Industriels et des Mines" que l'on appelait parfois aussi "École professionnelle du Nord". Au début, cette École préparait aux carrières non seulement industrielles mais aussi agricoles et commerciales. Malheureusement les subventions accordées par la ville et le département n'étaient pas suffisantes pour dispenser un enseignement de haute tenue. La rapide diminution du nombre des élèves fut telle qu'il fallut supprimer des cours essentiels. C'est pourquoi, le 15 juin 1860, dans un rapport adressé au préfet, le directeur de l'École proposa de préparer spécialement les élèves aux industries régionales en modifiant profondément les programmes. Ce rapport était accompagné d'une pétition signée par 200 industriels. A la suite de cette démarche, l'École devint "École Impériale des Arts Industriels et des Mines", en 1864.  » (Biographie de Adolphe Matrot sur www.annales.org., professeur à l'école impériale des arts industriels et des mines, puis directeur des études lors de sa transformation en l'Institut industriel du Nord (IDN)).
  37. Arthur Jules Morin, Enquête sur l'enseignement professionnel, ou Recueil de dépositions faites en 1863 et 1864 devant la Commission de l'enseignement professionnel : Commission de l'enseignement professionnel, t. II, Paris, Imprimerie Impériale, 1865 [lire en ligne] 
  38. Arthur Jules Morin, Enquête sur l'enseignement professionnel, ou Recueil de dépositions faites en 1863 et 1864 devant la Commission de l'enseignement professionnel : Commission de l'enseignement professionnel, t. I, Paris, Imprimerie impériale, 1864 [lire en ligne], p. 213 
  39. Emile Alexandre Evariste Ernotte, polytechnicien et ingénieur civil des mines, est professeur de métallurgie et d'exploitation des mines à l'École à partir de 1868. Il contribue au rapport d'étude soumis au conseil général du Nord en 1872 en vue de la réforme des études conduisant à l'Institut industriel du Nord
  40. Annuaire du département du Nord : Annuaire statistique du Nord, 1866 [lire en ligne], p. 126 et 426 . En 1866, l'École des arts industriels et des mines comprend 12 enseignants permanents, ainsi que des vacataires de la faculté des sciences de Lille et des industriels, entrepreneurs et chefs d'ateliers.
  41. Eugène Dejonc, ancien chef d'atelier de l'École des arts et des mines, contre-maître des Maisons Cail, Bréguet, M. C. Codron, ingénieur, professeur à l'Institut industriel du Nord, lauréat de l'Académie des sciences et René Champly, ingénieur-mécanicien, La Mécanique pratique. Guide du mécanicien. Procédés de travail. Explication méthodique de tout ce qui se voit et se fait en mécanique (réimpr. 6e édition augmentée, par René Champly, ingénieur-mécanicien) 
  42. Jean Girardin, Leçons de chimie élémentaire appliquée aux arts industriels, Masson, 1861 [présentation en ligne] 
  43. Mahistre, Cours de mécanique appliquée, Mallet Bachelier, 1858 [lire en ligne]  contient de longs développements sur la conception des machines à vapeurs, pour les usines de force motrice et engins de traction. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le développement du chemin de fer en France stimule l'innovation technologique.
    Guiraudet écrit Enseignement spécial et professionnel: Principes de mécanique expérimentale et appliquée, Masson, 1868 [lire en ligne] 
  44. Les mathématiques à Lille de 1854 à 1970, L'école d'ingénieurs de Lille, par Marie Thérèse Pourprix - ASA-USTL sur http://asa3.univ-lille1.fr/spip/ASA_histoire/index_histoire_2.htm.
  45. Marie-Thérèse Pourprix, Des mathématiciens à la faculté des sciences de Lille: 1854-1971, Acteurs de la science, L'Harmattan, 2009 (ISBN 2296086136 et 9782296086135) [présentation en ligne] 
  46. Grelon 1996, p. 52
  47. L'effectif de l'École des arts industriels et des mines de Lille est notamment plus élevé que celui de l'École des mines de Paris à la même époque : « Il y avait donc à l'École des Mines : l'élève-ingénieur (deux ou trois par an), futur ingénieur de l'État, l'élève externe, futur élève breveté (vingt ou vingt-cinq par an), l'élève libre, et enfin l'élève étranger. (...) Avec qui les ingénieurs sortant de l'École des Mines étaient-ils en contact et en concurrence ? Avec des ingénieurs des Mines et des Ponts et Chaussées, avec des ingénieurs sortant de l'École Centrale, ayant entre eux cohésion et union, avec des ingénieurs sortant en France de l'École de Saint-Etienne, des Écoles de Châlons et d'Angers, à l'étranger, des Écoles de Freiberg, de Mons, de Liège, etc. » [http://annales.org/archives/x/fondation.html La fondation de l'Association amicale des anciens élèves de l'École Nationale Supérieure des Mines de Paris. (Novembre-Décembre 1863 et Janvier 1864.)]. Alphonse Matrot (X 1860, Corps des Mines 1862) est membre fondateur de l'Association parisienne en 1864 avant d'aller enseigner à l'École des arts industriels et des mines de Lille et à l'Institut industriel du Nord.
  48. Annuaire du département du Nord, 1866 [lire en ligne]  Notons que l'École des arts industriels et des mines délivre un diplôme d'ingénieur industriel, alors qu'après la réforme de l'enseignement en 1872, l'Institut industriel du Nord délivrera un diplôme d'ingénieur civil. Les élèves identifiés entre 1862 et 1871 ont à peine vingt ans à la sortie de l'École. Voir aussi Anciens élèves connus
  49. a et b Rapports et délibérations du Conseil Général du Nord - 1873 ; Institut industriel agronomique et commercial du Nord de la France, rapport du directeur, situation au 1er mars 1873, Lille, 1873 [lire en ligne] 
  50. Odette Hardy-Hémery, Trith-Saint-Léger du premier âge industriel à nos jours, Villeneuve d'Ascq, Presses Univ. Septentrion, 2002 (ISBN 285939768X et 9782859397685) [lire en ligne] 
  51. Assemblée nationale (France), « Jules Sirot »
  52. Ludovic Breton, Étude stratigraphique du terrain houiller d'Auchy-au-Bois : théorie sur le prolongement au sud de la zone houillère du Pas-de-Calais, et comparaison des terrains houillers d'Auchy-au-Bois et du Boulonnais, Lille, impr. de Danel, 1887, 1 vol.(65 p.-XVII p. de pl.);in-8 [lire en ligne]
    (notice BNF no FRBNF30159489f)
     
  53. Pierre Duffaut et Patrick Margron, Le Tunnel sous la Manche: géologie et géotechnique : actes des journées d'études organisées par l'Ecole nationale des ponts et chaussées, Paris, 31 mai-1er juin 1989, Paris, Presses de l'Ecole nationale des ponts et chaussées, 1989 (ISBN 2859781374 et 9782859781378) [lire en ligne]  ; Bertrand Lemoine, Le tunnel sous la Manche, Le Moniteur, 1994 (ISBN 2281190803 et 9782281190809) [lire en ligne]  ; Lyne Cohen-Solal et Bernard Sasso, Histoire du tunnel sous la Manche: chronique d'une passion franco-anglaise, Lieu Commun, 1994 (ISBN 2867051886 et 978-2867051883) 
  54. Désiré Mallet (1862) sur http://sippaf.ish-lyon.cnrs.fr/. Consulté le http://www.communes.com/nord-pas-de-calais/nord/croix_59170/cartes-postales-anciennes,7.html.
  55. Étienne Batteur, Statistique des accidents survenus pendant une période de 8 années, 1884-1892, dans l'industrie de l'arrondissement de Lille (Nord)
    (notice BNF no FRBNF31773192n)
     
  56. Congrès international des accidents du travail et des assurances sociales. Comité permanent, vol. 13, 1902 
  57. Cartes postales anciennes de Croix, La plus haute Cheminée de France sur http://www.communes.com/nord-pas-de-calais/nord/croix_59170.
  58. Goblet, Alfred (1845-1923) sur http://sippaf.ish-lyon.cnrs.fr/.
  59. Qui êtes-vous?: Annuaire des comtemporains; notices biographiques, C. Delagrave, 1924 [lire en ligne] 
  60. Andrée Corvol, Les sources de l'histoire de l'environnement, Paris, L'Harmattan, coll. « Direction des archives de France, Institut d'histoire moderne et contemporaine (CNRS) », 2003 (ISBN 2747537927 et 9782747537926) [présentation en ligne] 
  61. Annuaire des anciens élèves de l'Institut industriel du Nord, 1860-1892, publié en 1892
  62. Hubert Bonin, Histoire de la Société générale: Tome 1, 1864-1890 La naissance d'une banque moderne, Librairie Droz, 2006 (ISBN 2600010386 et 9782600010382), p. 364-365 
  63. Charles Viollette, professeur adjoint du doyen Girardin à la faculté des sciences de Lille, et le chimiste-pharmacien Meurein assurent les cours de chimie à l'École tout en étant membres du conseil municipal de la ville de Lille (c.f. Annuaire du Nord en 1866) ; en outre Jean Charles Léon Le Verrier, polytechnicien du Corps des Mines et fils de l'astronome Urbain Le Verrier, enseigne un cours d'exploitation des mines et la physique à l'Ecole ; son successeur Alphonse Matrot, polytechnicien et ingénieur du corps des mines, est aussi membre du corps enseignant à l'Ecole en 1866. Les professeurs de la faculté des sciences Gabriel Alcippe Mahistre, Alexandre Paul Emile Guiraudet, Claude Auguste Lamy et Émile Gripon enseignent aussi à des élèves de l'Ecole, ainsi que Charles Granowski, professeur de dessin au lycée impérial. Matrot devient directeur des études, Meurein professeur de chimie industrielle, Viollette professeur de teintures et apprêts et de sucreries distilleries, lorsque l'Ecole est renommée en l'Institut industriel du Nord en 1872.
  64. Victor Delerue, Lille. Ses hommes célèbres, ses monuments remarquables, ses institutions utiles, Lille, L. Danel, 1866 [lire en ligne] :

    « École impériale des arts industriels et des mines : (...) En 1853, l'Empereur visitant nos contrées promit à Lille une école professionnelle et, en effet, cette école fut ouverte en 1854. (...) Ce ne fut qu'en 1860, sous une direction plus habile, qu'elle révéla les ressources que l'industrie et le commerce pouvaient en tirer, aussi obtint-elle en 1862 le beau titre qu'elle porte aujourd'hui et qu'elle justifie si bien. Les élèves qui sortent de cette école sont particulièrement aptes à faire de bons ingénieurs civils, de bons chefs d'atelier, des mécaniciens, des constructeurs, etc .... »

     
  65. Rapports et délibérations du Conseil Général du Nord - 1864 ; École impériale des arts industriels et des mines de Lille, Lille, 1864 [lire en ligne] 
  66. Rapports et délibérations du Conseil général du Nord - 1860 - École professionnelle du Nord, Lille, 1860 [lire en ligne] 
  67. Henri Bourdon, Monographie historique de l'Institut industriel du Nord de la France, par Henri Bourdon, Ingénieur IDN, inspecteur principal et chef de service des travaux municipaux de la ville de Lille, Lille, Institut industriel du Nord de la France, coll. « L'Élève-ingénieur. Journal hebdomadaire des élèves de l'Institut industriel du Nord de la France (I.D.N.) », 1894 [lire en ligne], p. 21-23 :

    « Pour être admis à l'École, il fallait subir un examen sur les matières du baccalauréat es sciences ou être pourvu du diplôme de ce baccalauréat (...) Malheureusement les subventions étaient insuffisantes (...) et ce ne fut que grâce à sa bonne direction que l'École impériale des mines et des arts industriels put se maintenir jusqu'en 1870 en atteignant pour un temps trop court un maximum de 90 élèves. Les événements de 1870-71 vinrent accélérer la décadence (...) le conseil général du département du Nord et la municipalité de la ville de Lille se concertèrent pour réorganiser un établissement absolument indispensable. Afin de ne laisser aucune interruption entre le fonctionnement de l'ancienne École et celui du nouvel institut, (...) l'institut fut donc provisoirement installé dans les anciens locaux de l'École des arts industriels et inauguré le 1er octobre 1872. »

    (notice BNF no FRBNF32766138h)
     
  68. Grelon 1996, p. 105
  69. Dans ses statuts publiés le 13 novembre 1877 et reproduits dans son annuaire publié en 1892, l' Association amicale des anciens élèves de l'Institut du Nord indique dans son article 4 : « Sont admis à faire partie de la Société 1°) les anciens élèves de l'Institut ou de l'ancienne École des arts industriels et des mines, en ayant suivi entièrement les cours 2°) ceux qui n'ayant pas achevé leurs études, ont par un travail complémentaire acquis dans le monde une position honorable ». L'association a 82 membres lors de la création en 1877, elle a 346 membres en 1889 et 651 membres en 1899. Dans l'annuaire de l' Association des ingénieurs de l'Institut Industriel du Nord de la France publié en 1900, les statuts sont modifiés sous la forme de l'article 3 : « Pour être membre titulaire, il faut (...) avoir obtenu le diplôme d'ingénieur civil conféré par l'Institut industriel du Nord (...) Par dérogation (...) pourront également devenir membres titulaires tous les anciens élèves de l'Institut et de l'École des arts industriels et des mines de Lille, y ayant achevé leurs études ». L'association est reconnue d'utilité publique par décret du 7 juillet 1913. Entre 1854 et la fin du XXe siècle, près de dix mille ingénieurs ont été diplômés par l'École ; l'évolution des statuts de l' Association des ingénieurs de l'École centrale de Lille - IDN conduit à l'article 3 : « Est membre titulaire toute personne ayant obtenu le diplôme d'Ingénieur IDN ou d'Ingénieur de l'École centrale de Lille (...) Par dérogation, peuvent devenir membres titulaires les anciens élèves de l'École. »
  70. École centrale de Lille - l'histoire de l'École sur http://www.ec-lille.fr/.
  71. A Lille, la rue du Lombard est située à deux cents mètres de la rue des Arts où se trouvait la première École centrale de Lille en 1796 et où le lycée et la faculté des sciences ont été établis en 1852 et 1854 respectivement ; 2 rue du Lombard, l'immeuble qui accueille l'École en 1854 a été construit en 1626-1628.
  72. En 1875, l'Institut industriel du Nord déménage du 2, rue du Lombard, pour s'installer rue Jeanne d'Arc dans un immeuble neuf. Reste rue du Lombard le musée industriel créé en 1853 par la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille et comprenant des collections et une bibliothèque. Les locaux rue du Lombard sont réaménagés entre 1885 et 1888 : toute la surface est utilisée par ce qui devient en 1893 le musée industriel, agricole, commercial et colonial de Lille. Les collections du musée industriel ont été déplacées au muséum d'histoire naturelle de Lille en 1990. c.f. Histoire du Musée industriel, agricole et commercial de Lille, J. Dubois, Revue du Nord, 1990, vol. 72, no 285, pp. 207-222, ISSN 0035-2624, INIST-CNRS, Cote INIST : 4511

Voir aussi

Bibliographie

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