Parti socialiste (Nouvelle-Calédonie)


Parti socialiste (Nouvelle-Calédonie)
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Parti socialiste en Nouvelle-Calédonie
Image illustrative de l'article Parti socialiste (Nouvelle-Calédonie)
Logo officiel
Présentation
Premier secrétaire de section Michel Jorda
Fondation 1981
Siège Nouméa
Idéologie Gauche, Social-démocratie, Indépendantisme modéré ou Autonomisme poussé
Affiliation internationale Internationale socialiste
Affiliation européenne PSE
Couleurs rose, rouge
Site web pscaledonie.ouvaton.org
Représentation du parti
Congrès
0/54
Province Sud
0/40
Province Nord
0/22
Province Îles
0/14

La section du Parti socialiste (PS) en Nouvelle-Calédonie a été fondée en 1981 par des dissidents du Parti socialiste calédonien (PSC), partisans de la création d'un mouvement soutenant clairement la nouvelle majorité présidentielle de François Mitterrand. Étant donné le caractère particulier de la vie politique néo-calédonienne, où le clivage principal se fait entre partisans et opposants à l'accession à la souveraineté, la gauche locale est essentiellement représentée par les mouvements indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et donc la section du PS est relativement réduite. Pour le Congrès de Reims de 2008, il y avait ainsi 49 inscrits sur les listes du vote pour les motions en Nouvelle-Calédonie[1].

Sommaire

Histoire

Création

La section locale du Parti socialiste en Nouvelle-Calédonie a été créée au lendemain de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République par des dissidents du Parti socialiste calédonien (PSC). Ce dernier, créé en 1976 et engagé en faveur de l'indépendance depuis 1979 (membre du Front indépendantiste puis du FLNKS), est nettement plus à gauche que son homonyme métropolitain. Son secrétaire général, Jacques Violette, a ainsi été proche avant son arrivée en Nouvelle-Calédonie en 1969 de la Ligue communiste d'Alain Krivine. Max Chivot (né en 1946, qui fut membre du Conseil de gouvernement de 1978 à 1979) et Jean-Paul Caillard (médecin, né en 1941), deux figures du PSC et tous deux anciens participants du mouvement étudiant de Mai 68 (fondateurs de l'Association des jeunes calédoniens à Paris AJCP puis, après leur retour sur le Territoire, de l'Union de la jeunesse calédonienne UJC qui se veut le pendant européen des « Foulards rouges » kanaks), souhaitent relayer localement l'action de la nouvelle majorité sur le plan national tout en restant attaché au principe d'indépendance inter-ethnique. Max Chivot, avec Jean-Paul Caillard comme suppléant, sont d'ailleurs candidats aux législatives de juin 1981 dans la 2e circonscription, contre le sortant anti-indépendantiste et affilié au RPR Jacques Lafleur mais aussi contre le candidat du Front indépendantiste, soutenu par le PSC, François Burck (membre de l'UC).

Historique des participations électorales

Positionnements du parti

La section reprend les valeurs et principes fondamentaux du PS national. Elle est depuis 2006 majoritairement proche de Ségolène Royal. Elle a ainsi soutenu sa candidature à la primaire du 16 novembre 2006, le premier secrétaire de l'époque, Atélémo Moléana, déclarant à la fermeture du bureau de vote à midi : « La campagne a consisté en un banquet républicain. La grande majorité des adhérents est favorable à Ségolène Royal, mais Dominique Strauss-Kahn a quelques soutiens. Je crois que Laurent Fabius n’en a qu’un seul »[2]. La section vote également très majoritairement pour la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes lors de l'élection du Premier secrétaire : au premier tour, 52,95 % des suffrages se portent pour elle, 29,41 % sur Benoît Hamon et 17,64 % pour Martine Aubry[3]. Au second tour, le PS néo-calédonien obtient une certaine médiatisation nationale pour être au cœur de la polémique sur le décompte des voix qui oppose les partisans des deux candidates restantes, Royal et Aubry. En effet, le premier résultat donné par la direction socialiste fait valoir que Martine Aubry ne devance Ségolène Royal que de 42 voix. Or, en raison d'un problème informatique, les votes de la section néo-calédonienne (dont, parmi les 16 voix qui s'y sont exprimé, 13 ont opté pour Royal) n'ont pas été décomptées. S'y ajoutent d'autres contestations des résultats en Polynésie française, dans la Moselle, l'Alsace et à Lille[4]. La direction socialiste de Nouvelle-Calédonie appelle toutefois à l'apaisement, et son premier secrétaire, Michel Jorda, propose de s'inspirer du gouvernement local pour aboutir à une « présidence collégiale »[5]. Le PS de Nouvelle-Calédonie est particulièrement partisan du principe de démocratie participative.

Localement, le Parti socialiste milite traditionnellement pour une indépendance pluri-ethnique, et le maintien après l'accès à la pleine souveraineté de liens forts, voire d'une association, avec la France. Il a toutefois nettement nuancé son propos sur le sujet en se concentrant, sur le plan de la question institutionnelle, sur la pleine application des accords de Matignon puis de Nouméa et la mise en place d'un destin commun. Ainsi, Michel Jorda précise en octobre 2007 : « L’avenir de la Calédonie, il est là, et dans un processus de décolonisation, qui n’est pas forcément synonyme d’indépendance »[6]. Il reste néanmoins un allié électoral traditionnel en Province Sud, et plus précisément encore dans le Grand Nouméa, où il est presque exclusivement implanté, des indépendantistes : il formait ainsi des listes communes avec le Libération kanak socialiste (LKS) lors des Évènements des années 1980, puis est généralement associé à l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) et plus particulièrement en son sein du Rassemblement démocratique océanien (RDO) qui regroupe les Wallisiens et Futuniens de Nouvelle-Calédonie favorables à l'accès à la pleine souveraineté. En effet, Atélémo Moléana, premier secrétaire de la section de 1998 à son décès accidentel en 2008, était auparavant militant au RDO et est resté proche de ses dirigeants[7]. Pour les élections provinciales de 2009, le PS-NC participe au « Pôle progressiste » qui, avec des anciennes figures du FLNKS et de l'UC (Marie-Claude Tjibaou, Octave Togna, Elie Poigoune) mais aussi anti-indépendantistes (Laurent Chatenay), souhaite « sortir des lignes » politiques traditionnelles opposant partisans et opposants de l'indépendance et « que la vie politique s'organise autrement que sur la peur et la frustration »[8]. Cela aboutit à la constitution de la liste « Ouverture citoyenne » tirée par Louis Mapou et voulue comme « ni loyaliste, ni indépendantiste, mais une liste pays »[9].

La section socialiste axe par ailleurs l'essentiel de son discours politique sur les questions économiques et sociales, et critique la droite anti-indépendantiste locale (le Rassemblement-UMP mais aussi l'Avenir ensemble et Calédonie ensemble) qu'elle qualifie de la « droite la plus inégalitaire du monde ». Pour le PS-NC, cette dernière représente « l'hyperlibéralisme à tout crin », « la confusion et l’irresponsabilité des pouvoirs » et une forme de ploutocratie (critiquant notamment la présence de « plus de 10 milliardaires » au Congrès). S'il reconnaît une « amélioration centriste » de la « situation des plus pauvres » depuis les années 2000, il estime par ailleurs que « la solidarité tarde à se mettre en place. On préfère défiscaliser (donc faire cadeaux aux plus riches) que financer des améliorations sociales pourtant indispensables »[10].

Références

Voir aussi


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Parti socialiste (Nouvelle-Calédonie) de Wikipédia en français (auteurs)

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