Brésil


Brésil

10° 39′ S 52° 57′ W / -10.65, -52.95

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República Federativa do Brasil (pt)
République fédérative du Brésil (fr)
Drapeau du Brésil Armes du Brésil
(Drapeau du Brésil) (Armes du Brésil)
Devise nationale : Ordem e Progresso
Français : « Ordre et progrès »,
devise du philosophe positiviste
français Auguste Comte
carte
Langue officielle Portugais
Capitale Brasilia
15°48′S 47°54′W / -15.8, -47.9
Plus grandes villes São Paulo, Rio de Janeiro, Salvador da Bahia, Brasilia, Fortaleza, Belo Horizonte, Curitiba, Manaus, Recife, Porto Alegre, Belém
Forme de l’État République fédérale
 - Présidente de la République
 - Vice-président
Dilma Rousseff
Michel Temer
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 5e
8 514 876 (en 2011)(IBGE) km2
0,65 %
Population
 - Totale (2010)
 - Densité
Classé 5e
192 376 496 hab.
22,4 hab./km2
Indépendance
 - Déclarée
- Reconnue
Du Portugal
7 septembre 1822
29 août 1825
Gentilé Brésilien, brésilienne
PIB (nominal) (2010) 2025 milliards de $[1] (8e)
IDH (2010) en augmentation 0,813 (élevé) (75e)
Monnaie Réal (en portugais, on écrit real) (BRL)
Fuseau horaire UTC -2 à -5
Hymne national Hino Nacional Brasileiro
Code ISO 3166-1 BRA, BR
Domaine internet .br[2]
Indicatif
téléphonique
+55


Le Brésil est le pays le plus vaste et le plus peuplé d'Amérique latine. Avec une superficie de 8 514 876 km² en 2011 et une population de 192 376 496 habitants, c'est aussi le cinquième pays du monde par la superficie et par le nombre d'habitants[3]. En 2010, le Brésil est la huitième puissance économique mondiale avec un PIB de 2 025 milliards de $ US. Il couvre la moitié du territoire de l'Amérique du Sud, partageant des frontières avec tous les pays du sous-continent à l'exception du Chili et de l'Équateur.

Colonie prospère de la couronne portugaise durant plusieurs siècles, le pays est aujourd'hui le seul héritage du Portugal en terre américaine, ce qui se manifeste par sa langue officielle, le portugais.

Plus grand pays lusophone au monde, il est membre de la CPLP. Le portugais est la première langue d'Amérique du Sud et de l'Hémisphère sud grâce à la démographie brésilienne.

Le Brésil possède des caractéristiques communes avec la plupart des autres pays d'Amérique du Sud : c'est un pays en majorité catholique, la densité humaine moyenne est assez faible et la population est fortement urbanisée (à 84 %).

République fédérale et libérale, le Brésil présente de forts contrastes géographiques et sociologiques. Alors qu'une grande partie du territoire est couverte par la forêt amazonienne pratiquement vide d'êtres humains, la côte sud-est abrite les mégapoles de São Paulo et Rio de Janeiro et l'une des plus grandes « régions urbaines » autour de la ville de Belo Horizonte. Les inégalités économiques sont parmi les plus élevées du monde. La ségrégation raciale bien que non officielle existe bien de facto[4],[5]. Le Brésil fait partie des grandes puissances émergentes aux côtés de la Chine, de l'Inde et de la Russie.

Sommaire

Histoire

Pour consulter des articles plus généraux, voir : Préhistoire du Brésil et Histoire du Brésil.

Le blason de la république portait, à l'origine, le nom adopté par le pays après l'abolition de la monarchie : Estados Unidos do Brasil (États-Unis du Brésil). La version actuelle, établie par la loi no 5700, du 1er septembre 1971, reflète le changement du nom officiel du pays devenu República Federativa do Brasil (République fédérative du Brésil)[6].

Le drapeau brésilien présente un grand losange jaune sur un fond vert symbolisant l'union impériale lors de la naissance de la maison royale brésilienne. Le vert représente la maison royale de Bragança à laquelle appartenait Pedro Ier, le premier empereur brésilien. Le jaune représente la maison royale autrichienne de Habsbourg car la première impératrice brésilienne, femme de Pedro Ier, était une princesse autrichienne. Au centre du losange, où il y avait le blason de l'Empire du Brésil, a été placé, lors de la République, une sphère bleue qui symbolise le ciel de Rio de Janeiro au jour du coup d’État qui a installé la République au Brésil. Dans ce ciel, on retrouve 27 étoiles pour la capitale du pays et les 26 états fédérés. Au centre de la sphère, il y a une bannière blanche avec l'inscription « Ordem e Progresso », qui signifie « ordre et progrès ». La disposition des étoiles du drapeau reflète celle du ciel de Rio de Janeiro le 15 novembre 1889 à 20 h 30, date de l'institution officielle de la République[7].

Les tentatives de colonisation française au Brésil : la France antarctique et la France équinoxiale

La colonisation portugaise

En 1534, quinze capitaineries sont établies dans un territoire sur lequel les Portugais n'ont encore pratiquement aucune installation permanente. Le territoire s'arrête brusquement vers l'ouest, bien avant la frontière brésilienne actuelle : il s'agit de la limite des terres portugaises telles qu'elle est définie par le traité de Tordesillas

En 1500, Pedro Álvares Cabral découvrit les côtes brésiliennes et, revenant au Portugal, annonça avoir découvert de nouveaux territoires. Selon le traité de Tordesillas, signé en 1494, sous l'égide du pape Alexandre VI, toutes les terres nouvellement découvertes situées à plus de 370 lieues à l'ouest du Cap Vert allaient à l'Espagne, les autres étaient attribuées au Portugal. Ce qui constitue aujourd'hui la moitié du Brésil revenait ainsi au Portugal.

photo aérienne de l'Amérique du Sud

Des navigateurs retournèrent plus tard au Brésil et en rapportèrent le bois de Brésil, bois de couleur braise qu'ils achetaient aux Indiens, et auquel le Brésil doit son nom actuel. Toutefois, l'entreprise de colonisation ne débuta réellement que dans les années 1530, sous le règne de Jean III. En 1532 fut fondé le premier village São Vicente. En 1533, le Brésil fut divisé en quinze capitaineries, chacune dirigée par un donatário héréditaire. Seules deux capitaineries prospérèrent : São Vicente et Pernambouc. C'est d'abord dans celle-ci que fut introduite la canne à sucre, principale richesse commerciale du Brésil jusqu'au début du XVIIIe siècle. Devant le relatif échec de la colonisation, le roi du Portugal plaça le Brésil sous son autorité directe, et nomma un gouverneur général qui chapeautait les quinze capitaineries. Il s'établit à Bahia.

Durant l'été 1554, le Français Nicolas Durand de Villegagnon visita secrètement la région côtière du Cabo Frio, où ses compatriotes se cachaient habituellement. Là, il obtint des informations de grande importance auprès des Indiens Tamoios, s'informant des habitudes des Portugais sur ce littoral et récoltant les données nécessaires à une future expédition en vue de fonder un établissement colonial. Le site choisi se situait près de deux cents kilomètres au sud : dans la baie de Guanabara, que les Portugais évitaient en raison de l'hostilité des indigènes de cette région. Le projet était de transformer cette zone en une puissante base militaire et navale, depuis laquelle la Couronne française pourrait tenter de contrôler le commerce avec les Indes occidentales. Ce fut le début de la « France antarctique », nom donné à l'éphémère colonie française, qui occupa la baie de Rio de Janeiro, de 1555 à 1567, et fut finalement éliminée par l'arrivée de renforts portugais. En réponse aux autres tentatives françaises de conquête territoriale au Brésil, dont la France équinoxiale près de São Luís (Maranhão) entre 1612 et 1615, la Couronne portugaise décida d'intensifier la colonisation du Brésil et d'améliorer son statut.

Le Brésil commença à se développer économiquement, l'exploitation de la population indienne locale n'étant plus suffisante pour la production sucrière, en 1550, les premiers esclaves furent importés d'Afrique. La traite négrière dura jusqu'au milieu du XIXe siècle : le Brésil est le pays qui a reçu le plus d'esclaves noirs, avec environ 5,5 millions d'Africains (majoritairement de l'Afrique de l'Ouest) déportés du XVIe siècle aux années 1850, soit 40 % du total[8]. Les esclaves furent principalement importés par des trafiquants britanniques et français, notamment Bordelais et Nantais.

En 1630, les Néerlandais de la compagnie néerlandaise des Indes occidentales (West-Indische Compagnie ou WIC) enlèvent aux Portugais les villes de Recife, Natal et Salvador afin de s’assurer une partie de la production sucrière. Recife devient la capitale de la colonie sous le nom de Mauritsstaad. Les populations locales se révoltent (Insurreição Pernambucana ou « Insurrection de Pernambouc ») contre leur présence à la faveur de la Première Guerre anglo-néerlandaise (1652-1654) et à l’issue de celle-ci le Portugal récupère ces territoires.

À la fin du XVIIe siècle, on trouva de l'or à l'intérieur des terres. L'activité minière prit alors une importance considérable et permit l'essor d'une vaste région, connue sous le nom de Minas Gerais.

L'indépendance

Carte du Brésil

En 1807, Napoléon envahit le Portugal et son régent Jean VI s'embarqua pour le Brésil pour s'installer à Rio. Lorsqu'il quitta l'Amérique, en 1821 seulement, il y laissa son fils Pierre Ier du Brésil (Dom Pedro). Les Cortes cependant voulurent ramener le Brésil au rang de simple colonie et rappelèrent Dom Pedro au Portugal. Soutenu par la population brésilienne, celui-ci refusa de retourner en Europe, proclama l'indépendance du Brésil, et en fut déclaré empereur en 1822. En 1825, le Portugal reconnut l'indépendance brésilienne. En 1831 pourtant, Pierre Ier, très contesté, dut abdiquer. Il transmit le pouvoir à son fils Pierre II, alors âgé de six ans. Pierre II fut déclaré majeur en 1840.

Sous le règne de Pierre II, monarque bourgeois féru de sciences et grand voyageur, le Brésil connut un début de modernisation et d'industrialisation. L'esclavage fut aboli, mais plus tardivement que dans les pays européens puisqu'il a été totalement supprimé seulement en 1888.

En 1889, l'armée renversa l'empereur et la République fut proclamée. Le pays ne devint pas une démocratie: il était dirigé par une oligarchie de riches propriétaires et d'élus locaux, les coronels, jusqu'à la Grande Dépression de 1929[9].

Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. En 1942, suite à des attaques par des sous-marins allemands, le pays s'engagea dans la Seconde Guerre mondiale au côté des Alliés (cf. la Déclaration des Nations unies). En 1945, Vargas dut démissionner et le Brésil connait alors une vingtaine d'années de démocratie.

À partir de 1964, le Brésil connut, comme d'autres pays d'Amérique latine, une dictature militaire de droite. La junte militaire a pris le pouvoir lors d'un coup d'État en 1964, et qui s'y est parfois maintenue de manière autoritaire, voire brutale, pendant deux décennies, a forcé le pays à adopter un nouveau type d'économie. Dans les années 1970, le gouvernement brésilien participa à l'opération Condor, vaste plan de coordination entre les dictatures militaires latino-américaines, piloté par la CIA, avec comme but de lutter dans tout le continent contre les opposants aux régimes. On compte un grand nombre de groupes révolutionnaires qui, dès 1964, ont organisé la résistance contre le pouvoir militaire. La plupart d'entre eux ont pris forme dans les milieux d'étudiants, dont le MR-8, plutôt basé à Rio de Janeiro, ou l'ALN (Action de libération nationale), basée à São Paulo.

En 1985, Tancredo Neves fut élu à la présidence, mais décéda avant son entrée en fonction. C'est alors José Sarney qui devint président. La démocratie s'installa dans un contexte économique et financier difficile.

Le 27 octobre 2002, l'ancien syndicaliste Luiz Inácio Lula da Silva remporta l'élection présidentielle. Il fut réélu le 28 octobre 2006. Il est le premier président socialiste du Brésil. Dilma Rousseff, première femme présidente du Brésil, élue le 31 octobre 2010, lui a succédé le 1er janvier 2011.

Politique

Dilma Rousseff, présidente depuis janvier 2011 et première femme à présider le Brésil.


Le Brésil est une république fédérative présidentielle, composée de vingt-six États et d'un district fédéral. Sa Constitution a été adoptée en 1988.

Le président est élu pour un mandat de quatre ans, et peut être réélu une fois. La présidente actuelle est Dilma Rousseff, née le 14 décembre 1947, officiellement investie le 1er janvier 2011. Il s'agit de l'ancienne chef de cabinet du président Lula, auquel elle a succédé.

Le droit de vote est facultatif pour les citoyens âgés de seize à dix-huit ans, pour les plus de soixante-cinq ans et pour les illettrés; il est obligatoire pour ceux qui ont entre dix-huit et soixante-cinq ans, vivant au pays. La très grande majorité des Indiens ont le statut de mineur protégé et, à ce titre, ne bénéficient pas des droits civiques[10].

Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des députés, composée de 513 sièges, et le Sénat qui compte 81 membres : 3 sénateurs par état, et en plus, 3 sénateurs pour le district fédéral.

Les Églises exercent une forte influence dans la politique brésilienne[11]. Elles interviennent dans le débats des campagnes électorales. Plusieurs partis politiques ont un nom qui évoque une religion : Partido Social Cristão, Partido Social Democrata Cristão ou encore Partido Trabalhista Cristão. Au Parlement brésilien, le groupe évangélique est composé de 63 députés (sur 513) et 3 sénateurs (sur 81)[11].

Géographie

Article détaillé : Géographie du Brésil.
Les 5 grandes régions statistiques : 1) Centre-ouest 2) Nord-est 3) Nord 4) Sud-est 5) Sud

Le Brésil a une superficie totale de 8 547 877 km², elle s'étend de l'équateur au tropique du capricorne. La majeure partie du pays se trouve dans l'hémisphère sud. La majorité de la population vit près de la côte atlantique, qui, dans le sud, est bordée par la Serra do Mar.

Le vaste plateau du Brésil occupe une grande partie du sud et de l'est. Dans le nord, région de la forêt amazonienne, les altitudes sont moins élevées, et la densité de population faible.

La saison pluvieuse s'étend de novembre à mai, avec des pluies particulièrement abondantes sur les forêts du nord. Le sud, quant à lui, connaît des étés chauds, et des hivers froids en juillet et août. De manière générale, le climat est légèrement plus tempéré en bordure de mer, en altitude, et sous la canopée des forêts.

En plus de la partie continentale de son territoire et d'îles proches de la côte, le Brésil possède quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint-Pierre et Saint-Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz, ainsi que les petites îles de corail appelées atoll das Rocas.

On distingue cinq grandes régions :

Le Sud

Santa Catarina Blumenau.
Rio Grande do Sul Porto Alegre.

États : Paraná, Santa Catarina et Rio Grande do Sul

Constituée de montagnes d'altitude moyenne, dans sa partie nord, et de vastes plaines appelées pampas, dans sa partie méridionale, cette région, au climat subtropical humide, est la seule région à ne pas bénéficier d'un climat chaud tout le long de l'année; elle est hautement développée et marquée dans sa culture quotidienne par l’immigration européenne, notamment allemande et italienne. Son habitat, son ethnographie, ainsi que son folklore, permettent le rapprochement avec la vieille Europe, et parfois, on pourrait se croire en Bavière.

La région Sud est la plus froide du Brésil. Cette région a enregistré la température de -17,8 °C au sommet du Morro da Igreja, une montagne située dans la municipalité de Urubici, le 29 juin, 1996. Dans cette région, les hivers peuvent être rudes et chaque année il neige dans les montagnes de Santa Catarina et Rio Grande do Sul. Les gelées sont fréquentes et les saisons sont bien définies. Les précipitations sont importantes chaque année.

Curitiba, un modèle de planification urbaine, et Porto Alegre, plus connu depuis le Forum Social Mondial, sont les deux plus grandes villes du sud. Aux frontières de l’Argentine et du Paraguay se trouvent les chutes d’Iguaçu, l’une des plus belles merveilles de la nature. Enfin, à 20 km de là, sur le fleuve Paraná, se trouve Itaipu, le second plus grand barrage hydroélectrique du monde, après celui des Trois-Gorges, en Chine.

Sud-Est

États : Espírito Santo, Minas Gerais, Rio de Janeiro et São Paulo

C’est la région la plus urbanisée et la plus industrialisée, avec trois villes très importantes : Rio de Janeiro, Belo Horizonte et São Paulo.

Rio de Janeiro est l’ancienne capitale fédérale, et la capitale de l'État de Rio de Janeiro. Elle est située dans une des plus belles baies du monde, dominée par le Pain de Sucre, et la statue du Cristo Redentor (Corcovado), perchée à une altitude de sept cents mètres. Son carnaval et ses écoles de samba l’ont rendue célèbre, ainsi que ses plages, comme Copacabana, Ipanema, Leblon et Barra da Tijuca. Capitale culturelle du pays, elle est la ville la plus importante sur le plan artistique, avec l'Academia Brasileira de Letras, la plus grande bibliothèque du pays, le Museu Nacional, le Museu de Arte Moderna et le Theatre Municipal, bâtiment inspiré de l'opéra de Paris. Le Maracanã, le troisième plus grand stade du monde, est aussi à Rio.

Il y a aussi de magnifiques plages autour de Rio : Angra dos Reis, Cabo Frio et Búzios. Dans le sud de l'État se trouve la petite ville de Parati qui offre de splendides façades baroques, de couleur bleue, ocre ou vert, qui se reflètent dans les eaux calmes de sa rade. À la Serra do Mar se trouve la ville de Petrópolis, fondée par l'empereur Dom Pedro II, et l'on peut encore y voir son palace d'été, une très grande attraction touristique.

Située au carrefour des routes de l'État du Minas Gerais, « mines générales » en français, où eut lieu, au XVIIe siècle, l'une des plus grandes ruées vers l'or, Belo Horizonte s’étend sur plus de vingt kilomètres.

São Paulo, fondée par les Jésuites en 1554, est aujourd’hui la ville la plus peuplée du Brésil. On y croise une population d’origine européenne, japonaise ou arabe, qui a fait de cette ville la capitale mondiale du café, un des plus grands centres d’affaires de la planète, et la première ville économique du Brésil. São Paulo est aussi la ville la plus riche du pays.

Le Nord est

États : Alagoas, Bahia, Ceará, Maranhão, Paraíba, Pernambuco, Piauí, Rio Grande do Norte et Sergipe

Englobant neuf états, le Nord-Est, ou « Nordeste », a connu, XVIIe siècle, son heure de gloire avec la culture de la canne à sucre. Par leur précieux héritage d’architecture coloniale et la beauté de leurs façades décorées d’azulejo (faïences bleues), les villes de Salvador, la plus « africaine », São Luís do Maranhão, fondée par des Français en 1612, Recife, « la Venise du Nordeste », ou Olinda, « la hollandaise », témoignent de ce passé fastueux.

Aujourd'hui, la région compte cinquante-quatre millions d’habitants. Elle connaît d'importantes difficultés socio-économiques, malgré la présence de ressources naturelles importantes, dont des gisements de pétrole. Les inégalités sociales sont particulièrement fortes. Les sécheresses cycliques qui frappent le sertão, zone semi-aride de l’intérieur du Nordeste, terre des légendaires cangaceiros, tantôt héros, tantôt bandits, ne facilitent pas la vie des milliers de paysans sans terre, et obligés d’émigrer vers les grandes métropoles du Sud.

Le Centre-Ouest

États : Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Goiás et Brasilia.

Cette région reste peu peuplée, et comprend, à l'extrême est, Brasilia, la capitale du pays depuis 1960, et à l'ouest, l'État du Mato Grosso couvrant la majorité de sa superficie; l'activité agricole y est en expansion et cause une importante déforestation. C'est dans cette région que se trouve la partie brésilienne du Pantanal, la plus grande terre inondée de la planète, et l'une des régions du monde présentant la plus grande biodiversité.

Le Nord

États : Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima et Tocantins.

Le Nord est en grande partie couvert par la forêt amazonienne. La densité humaine y est très faible: un peu plus de quatre habitants par km² dans l'État du Pará, dans l'ouest, et deux fois plus dans celui d'Amazonas. Les deux principales villes, Belém dans le Pará et Manaus dans l'Amazonas, se trouvent le long de l'Amazone.

L'Amazonie qui constitue la plus grande réserve biologique, compte environ un dixième des espèces vivantes mondiales[12]. Au cours des années 1970-1980, les différents projets de développement et les migrations intérieures ont entraîné un déboisement préoccupant, et des conflits entre les posseiros, propriétaires des terres, souvent illégitimement, et les Indiens. Actuellement, la protection de la forêt, ainsi que le respect des terres indiennes, deviennent des priorités pour le gouvernement brésilien.

Faune et flore

Recouvert en partie par l'Amazonie, le plus grand bassin forestier de la planète, le Brésil est l'un des pays les plus riches du monde par sa biodiversité : il fait partie du groupe des dix-sept pays mégadivers. Forêts tropicales de plaines, de montagnes et subtropicales, savanes, pampas, marais et côtes, offrent autant de niches écologiques aux milliers, et peut-être millions d'espèces, partiellement recensées.

Plus de six cents espèces de mammifères sont présentes au Brésil, dont plusieurs de la famille des félins, comme le jaguar, le puma et le jaguatirica, ou ocelot. Parmi les autres mammifères, on trouve les paresseux, les antas (tapirus americanus), les tatous, les dauphins marins, les capybaras (grands rongeurs aquatiques dont certains peuvent peser jusqu'à 66 kg), et environ trente espèces de singes. Le Brésil, avec ses 1 772 espèces connues, possède la plus grande variété d'oiseaux au monde, après la Colombie et le Pérou, dont deux cent trente endémiques, parmi lesquels nandous, hoccos, rapaces, perroquets, toucans, pics, coq-de-roche, cotingas, tyrans, etc. Il y a au moins quarante espèces de tortues, cent vingt espèces de lézards, deux cent trente espèces de serpents, cinq espèces d'alligators, trois cent trente espèces d'amphibiens et mille cinq cents espèces de poissons d'eau douce. Les naturalistes ont répertorié plus de 100 000 invertébrés, dont plus de 70 000 insectes. La forêt amazonienne renferme la plus grande concentration d'organismes biologiques, et personne ne sait réellement combien, mais les scientifiques estiment qu'elles constituent entre 15 et 30 % de l'ensemble des espèces connues dans le monde.

Alors que les naturalistes répertorient des nouvelles espèces de poissons d'eau douce, leurs découvertes laissent entrevoir qu'il pourrait y avoir jusqu'à 3 000 sortes de poissons dans les fleuves et lacs d'Amazonie. Parmi les poissons spécifiques à la région, on trouve le pirarucu, que l'on dit être le plus grand poisson d'eau douce du monde, avec des spécimens qui mesurent plus de deux mètres de longueur et qui pèsent jusqu'à cent vingt-cinq kg., le tambaqui, qui appartient à la famille des frugivores et possède des dents capables de casser des graines aussi dures que celles de l'hévéa, l'arbre à latex, ou celles du palmier jauari, ainsi que le piranha.

Déforestation

Le Brésil contient une partie du plus grand biome de forêt tropicale humide au monde, l’Amazonie. Cette région abrite plus de 21 millions d’habitants et contient 1/5 des réserves d’eau douce du monde avec le fleuve Amazone[13]. C’est aussi son importante biodiversité qui lui donne sa valeur. On y retrouve une multitude d’espèces de la flore et de la faune et nombreuses sont encore celles à découvrir.

Cependant, la forêt tropicale connait un taux de déforestation extrêmement rapide qui menace cet écosystème. Les principales causes en sont l’élevage bovin (80 % de la surface déboisée), la coupe de bois destiné à la construction, et l’agriculture[13] dont la culture de café, de canne à sucre et de soja[14]. Déjà 17 % de la forêt a été rasée à ces fins et la destruction continue à une vitesse alarmante[13]. La déforestation cause la fragmentation ou la disparition complète d’habitats et beaucoup d’espèces y sont sensibles. De plus, la forêt tropicale entrepose une quantité importante de carbone. La destruction rapide de ces forêts contribue significativement aux changements climatiques, puisqu’une grande partie du dioxyde de carbone est évacuée lorsque la biomasse de ces forêts est brûlée pour la fertilisation des sols. En effet, ceci favorise l’agriculture ou la croissance d’herbacées pour les bovins, mais pour une courte durée parce que ce type d’utilisation des terres entraine inévitablement la désertification à plus ou moins long terme, rendant la terre peu productive et inutilisable[15].

Étant donné la sensibilité d’un grand nombre d’espèces à la déforestation, de grands corridors et des zones protégées doivent être aménagés pour permettre les déplacements de la faune, la dispersion des graines des végétaux et la diversité génétique des espèces de la forêt tropicale de l’Amazonie[15].

Le Brésil est l'un des rares pays du monde qui puisse étendre la superficie de ses terres cultivées, quitte à dévaster ses forêts. Entre 1980 et 2000, plus de la moitié des nouveaux champs ont été arrachés à la forêt tropicale.

Découpage administratif

Article détaillé : États du Brésil.

Le Brésil est composé de vingt-six États et d'un district fédéral, dont la capitale est Brasilia.

Liste des États
État Capitale
Acre Rio Branco
Alagoas Maceió
Amapá Macapá
Amazonas Manaus
Bahia Salvador
Ceará Fortaleza
Espírito Santo Vitória
Goiás Goiânia
Maranhão São Luís
Mato Grosso Cuiabá
Mato Grosso do Sul Campo Grande
Minas Gerais Belo Horizonte
Pará Belém
État Capitale
Paraíba João Pessoa
Paraná Curitiba
Pernambuco Recife
Piauí Teresina
Rio de Janeiro Rio de Janeiro
Rio Grande do Norte Natal
Rio Grande do Sul Porto Alegre
Rondônia Porto Velho
Roraima Boa Vista
Santa Catarina Florianópolis
São Paulo São Paulo
Sergipe Aracaju
Tocantins Palmas

Frontières terrestres

Les frontières terrestres du Brésil s'étendent sur un total de 14 691 km.

Seuls deux pays d'Amérique du Sud n'ont pas de frontière avec le Brésil : le Chili et l'Équateur. Les frontières du Brésil sont le résultat d'une active conquête de l'ouest, entamée dès le XVIIe siècle par les bandeirantes mais non terminée.

La frontière franco-brésilienne (entre la Guyane française et l'État de l'Amapá) est la plus grande frontière française.

L'éducation

Présentement le Brésil s'est fixé pour but de créer des objectifs pour améliorer la qualité de l'éducation à l'échelle nationale. Les pressions exercées par toutes les parties sur le ministère de l'éduction et son ministre Fenando Haddad commencent (selon les dernière statistiques) à porter fruit[16].

Collèges

Actuellement, il y a environ 2600 collèges et universités au Brésil. Selon les données du ministère, ce nombre est en progression en particulier pour les niveaux d'enseignement supérieur[17].

Forces armées brésiliennes

Article détaillé : Forces armées brésiliennes.

Les forces armées brésiliennes se composent de l'armée de terre (Exército), la marine brésilienne (Marinha) dont l'infanterie et l'aviation ainsi que la force aérienne brésilienne (Força Aérea Brasileira, FAB).

Les forces armées se composent de 287 000 soldats actifs.

L'armée de terre brésilienne (Exército) forte de 189 000 hommes et femmes peut mettre en œuvre 220 chars d'assaut.

Les forces aériennes ont plus de 700 avions dont des Mirage 2000, les fameux Embraer EMB 312 et Embraer EMB 314, Lockheed C-130 Hercules, AMX International AMX. Le transport du président du Brésil est aussi assuré par les forces aériennes. En 2001, le ministère de la défense de la République française vend son porte-avions Foch aux Brésiliens. Il est rebaptisé São Paulo lors de la transaction.

Il existe une obligation militaire pour les hommes à partir de 18 ans. Le service militaire de base dure de neuf à douze mois. Le budget de la Défense en 2005 s'élevait à 9,94 milliards de dollars américains soit environ 1,3 % du produit intérieur brut, une valeur plutôt inférieure à la moyenne mondiale (l'Allemagne environ 1,6 %).

Les militaires sont aussi utilisés en temps de paix à la protection contre les catastrophes et au service de sauvetages, ainsi que pour des services scientifiques (sur la base antarctique Comandante Ferraz). Le Brésil assure le commandement de la mission de Paix Minustah en Haïti de 6 000 hommes dont 1 200 Brésiliens, depuis le 1er juin 2004.

Le contrôle aérien civil est aussi sous la responsabilité des forces aéronautiques, ainsi que l'Infraero (organisme qui gère les aéroports), et le Centre de lancement d'Alcântara.

La police militaire n'est pas à confondre avec les forces armées brésiliennes sous la responsabilité de l'Union (pouvoir fédéral), puisque chaque État fédéral en a la responsabilité.

Économie

Complexe commercial d'ABC Pauliste, l'un des principaux centres financiers de la ville de São Paulo

Une crise économique éclate en 1998.

La fragile croissance économique ne s'est pas faite sans douleur. Les disparités économiques sont fortes et constituent un important enjeu politique.

Le Fonds monétaire international décide alors d'accorder un prêt de 41,5 milliards de dollars américains en novembre 1998, car le Brésil a adopté les réformes imposées (privatisation) et a réduit ses dépenses budgétaires, notamment dans l'éducation. Aujourd'hui, l'économie tend à se stabiliser, mais demeure fragile. Le Brésil a le plus important PIB total d'Amérique latine. Le PIB par habitant en revanche est inférieur à celui de l'Argentine, du Chili et du Mexique. Quoique disposant d'une puissante agriculture commerciale et d'un secteur industriel assez diversifié, le Brésil est largement tertiarisé : en 2006, le secteur des services représentait 64 % du PIB[18].

Le 15 avril 2008, le Brésil entre dans une nouvelle ère de son histoire économique avec l'annonce de la découverte d'immenses gisements pétroliers dans le Bassin de Santos. Ceux-ci seraient de l'ordre de 33 milliards de barils[19]. En 2010, Petrobras[20] a annoncé une prochaine émission d'actions d'environ 50 milliards de dollars, en échange de droits pétroliers sur ce qui serait la plus grosse réserve pétrolière identifiée dans les Amériques depuis les années 1980[21].

En mars 2010, l'ambassadeur du Brésil au Canada, Paulo Cordeiro de Andrade Pinto (pt), rappelle que la taille de l'économie brésilienne a dépassé celle du Canada[22]. Aujourd'hui, elle atteint les 1 572 milliards $US, alors que celle du Canada est d'environ 1 510 milliards $US, quoique le revenu par habitant y soit environ 5 fois inférieur. Il existe, en effet, d'énormes écarts entre les classes sociales et les différentes régions du pays. Mais, grâce aux politiques du président Lula, la classe moyenne représente maintenant plus de 50 % de la population, le pays n'ayant connu qu'une légère décroissance de 0,02 % en 2008-2009 — années de crise financière mondiale.

Il n'y avait qu'une seule université en 1906 alors que le Brésil en compte plus de deux-cents en 2009, le gouvernement investissant 5 % de son PIB dans l'éducation.

Cinquième pays du monde par sa population et membre du G20, le Brésil a élu, le 31 octobre 2010, une femme : Dilma Rousseff pour succéder au président Lula, qui jouit d'une popularité atteignant les 80 % mais qui n'a pu se présenter pour un troisième mandat, comme le prévoit la Constitution.

De plus, l'économie du Brésil se divise en trois secteurs, le secteur primaire, le secteur secondaire ainsi que le secteur tertiaire.

Le secteur primaire comprend plus précisément l'agriculture mais aussi les mines ainsi que les hydrocarbures. Le Brésil est un très grand producteur de café car près du quart de la production mondiale de café provient de leurs plantations. Également, le Brésil est dans les premiers rangs mondiaux en ce qui concerne la production de la canne à sucre, de ricin, de cacao, de maïs et d'oranges. D'ailleurs, la canne à sucre est utilisée pour la fabrication du sucre mais aussi pour celle de l'éthanol qui est destiné à faire fonctionner un parc automobile (la filière de l'éthanol est un biocarburant). Le pays est aussi un très grand producteur de bananes mais presque toute la production est destinée à la consommation nationale en raison de plusieurs facteurs (faibles exigences du marché local, coûts de production élevés, prix élevés sur le marché intérieur). Finalement, le Brésil produit également de grandes quantités de soja, de tabac, de pommes de terre, de coton, de riz, de blé, de manioc et de bananes.

Le secteur secondaire est basé sur les industries. Le Brésil est le leader industriel en Amérique latine. L'exploitation de sa richesse en minerai a fait de lui le deuxième exportateur mondial de fer et l'un des principaux producteurs d'aluminium et de houille.

Agricultures

Article détaillé : Agriculture au Brésil.

L'agriculture ne représente qu'environ 5 % du PIB[23], mais si l'on y ajoute le secteur agroalimentaire au sens large, on obtient une part de 20% du PIB. Toutefois, le Brésil est une grande puissance agricole d'exportation. Certaines cultures commerciales telles que le soja ou la canne à sucre (utilisée en particulier pour l'éthanol qui sert de biocarburant) sont en plein essor. Sur le plan écologique, les progrès de l'agriculture sont liés à une forte déforestation, en particulier en Amazonie. En effet, chaque année, les pâturages sont dans un état avancé de dégradation, les rendements sont de plus en plus faibles, les agriculteurs cherchent de nouvelles terres, ce qui entraîne inévitablement la déforestation.

Malgré son décollage industriel, le Brésil n'a pas renoncé à son développement agricole : il reste l'un des tout premiers exportateurs mondiaux dans ce domaine, juste derrière les États-Unis, les Pays-Bas et la France. Il y est parvenu en s'adaptant rapidement à la demande et en mettant sur le marché de nouveaux produits, qui ont parfois éclipsé les plus anciens.

Ainsi, alors qu'il ne produisait pas de soja avant 1975, il est devenu rapidement le deuxième producteur dans le monde [réf. nécessaire]. Profitant d'un hiver rigoureux en Floride, il a pu s'emparer d'une bonne part du marché des jus d'oranges dont il contrôle à présent la moitié des exportations mondiales [réf. nécessaire].

En 1959, le café représentait encore 57 % des exportations [réf. nécessaire] ; aujourd'hui, les annuaires statistiques ne se donnent plus la peine de le distinguer et le noient dans une rubrique « café, thé, épices », bien que le Brésil en soit toujours le premier producteur au monde [réf. nécessaire].

Le Brésil a aussi fortement augmenté le nombre de champs de canne à sucre, dont la moitié sont consacrés à la production d'éthanol (un « biocarburant »)[24] (en particulier dans la région de Ribeirão Preto et Lençóis Paulista, à 300 km de São Paulo, ou d'Araçatuba). Dans la dernière décennie (2000-2009), sa part dans les exportations mondiales de sucre brut est ainsi passée de 7% à 62%[24]. Avec les États-Unis, le Brésil produit à lui seul 70% de l'éthanol mondial[24], dont la plus grande partie (85%) est consommée sur le marché intérieur[24].

La production d'éthanol a comme effet de faire radicalement augmenter le prix de la terre (entre 2001 et 2006, la valeur moyenne de l'hectare a augmenté de 113 % dans l'État de São Paulo, principal producteur d'éthanol, selon une étude de l'Institut d'économie agricole[25]) et le coût de production du maïs, du lait, du sucre et de la viande. Les producteurs d'éthanol comme Archer Daniels Midland ou le conglomérat Cosan, propriété du milliardaire pauliste Rubens Ometto Silveira Mello (pt), ont suscité les critiques de chercheurs qui craignent une éventuelle famine en raison d'une hausse probable du prix de la nourriture et de la monoculture du sol, ce qui oblige les producteurs à importer les aliments essentiels[25]. En 2008, le Brésil a produit 22,3 milliards de litres d'éthanol, soit 1/3 de la production mondiale[24].

Le Brésil a pu conserver sa forte position agricole en développant, en aval, un puissant complexe agro-industriel, qui transforme et valorise les denrées agricoles. Ainsi les tourteaux produits à partir du soja sont utilisés dans l'alimentation des volailles vendues jusque sur les marchés du Moyen-Orient où le Brésil concurrence vigoureusement les éleveurs bretons. En outre, le Brésil peut accroître sa production en défrichant de nouvelles terres. Entre 1975 et 1985, les exploitations ont conquis 52 millions d'hectares [réf. nécessaire], soit plus d'une fois et demie la surface agricole de la France [réf. nécessaire].

C'est en partie pour ouvrir de nouvelles terres qu'ont été construites certaines routes. La colonisation de l'Amazonie n'a pas résolu les problèmes fonciers du Nordeste et du Sud mais, du moins, les grands axes ont-ils permis la conquête des cerrados, ces savanes arborées du Centre-Ouest (Mato Grosso, Goiás), où se sont développées les cultures mécanisées du riz et du soja. Toutefois, l'érosion des sols est préoccupante dans le Paraná, tandis que la conquête de l'Amazonie a entraîné d'énormes défrichements, rapidement suivi par un fort lessivage des sols.

Coopération régionale

Depuis 1991, le Brésil fait partie du Mercosur (en portugais « Mercosul »), marché commun du « cône sud » de l'Amérique latine incluant l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et depuis 2005 le Venezuela. C'est un marché commun, tout comme l'Union européenne ou l'ALENA. Le Brésil, par son poids économique, y occupe de facto une position dominante.

Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après près de trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin. Le « Mécanisme d’adaptation compétitive » (MAC) permet de fixer des droits de douane sur les produits « trop compétitifs » du pays voisin pour une période de trois ans, renouvelables.

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Couleur (2008)
Blanc 48.43%
Métis 43.80%
Noir 6.84%
Asiatique 0.58%
Amérindiens 0.28%

[26]

  • Population : 189 985 135 habitants (2006), 191 043 661 estimés en 2009 (source : Institut brésilien de géographie et de statistiques – IBGE).
  • Densité : 20  hab./km²
  • Répartition par âge : 0-14 ans : 28,57 % ; 15-64 ans : 65,98 % ; plus de 65 ans : 5,45 %
  • Répartition ethnique : blancs 49,7 % ; couleur brune 42,6 % ; noirs 6,9 % ; asiatiques 0,5 % ; indiens 0,4 %[27].
  • Répartition par religion : catholiques 73,8 % ; protestants 15,4 % : divers autres 10 % dont une centaine de sectes
  • Espérance de vie des hommes : 69,74 ans (en 2005)
  • Espérance de vie des femmes : 76,85 ans (en 2005)
  • Taux de croissance de la population : 1,06 % (2005-2002)
  • Taux de natalité : 16,83 pour mille (en 2005)
  • Taux de mortalité : 6,15 pour mille (en 2005)
  • Taux de mortalité infantile : 30,5 pour mille (en 2006)
  • Taux de fécondité : 1,91 enfants/femme (en 2006). La chute spectaculaire du taux de fécondité procède à des choix faits par les femmes et non d'une politique gouvernementale. Pas de politique à la chinoise obligeant à n'avoir qu'un seul enfant, pas de campagne de stérilisation forcée des populations comme en Inde
  • Taux de migration : + 0,07 pour mille (en 2006)
  • Insécurité, assassinats : 20 000 (2006)
  • Revenu moyen de la population : 11 567 $ canadien (soit 11 529 $ USD) par année (en 2006).
Carte des réserves indiennes.
Indiens brésiliens

L'immigration portugaise

L'immigration portugaise au Brésil entamée au XVIe siècle a atteint son apogée au début du XXe siècle. On estime que la population brésilienne est aujourd'hui majoritairement d'origine portugaise ou luso-brésilienne. Parmi les 90,063 millions de blancs que compte le Brésil, 60,03 % seraient d'origine portugaise même si 45,53 % ont de très lointains ancêtres portugais.

On estime aujourd'hui qu'environ 25 millions des luso-brésiliens sont descendants des 1,5 million de Portugais ayant immigré au Brésil après 1850. Plusieurs études génétiques réalisées au Brésil confirment aussi que 50 % des noirs et la grande majorité des métis ont également des ancêtres portugais. Aujourd'hui, il y a au Brésil 26 millions de personnes qui se considèrent ethniquement portugaises, parmi lesquelles 700 000 personnes qui possèdent la nationalité portugaise. En 1906, 133 000 Portugais vivaient à Rio de Janeiro (sans compter le nombre élevé des descendants de Portugais), ce qui fait de Rio de Janeiro, encore aujourd'hui, la deuxième ville qui compte, après Lisbonne, le plus de Portugais au monde.

Autres diasporas

Le Brésil accueille de grandes diasporas :

  • 6 millions de Brésiliens sont d'origine libanaise, vivant principalement à São Paulo, Belo Horizonte et Rio de Janeiro[28].
  • La plus forte communauté d'origine japonaise du monde (hors Japon) est aussi présente à São Paulo, avec 1,6 million de personnes[29].
  • 25 millions de Brésiliens sont d'origine italienne, approximativement 15 % de la population brésilienne[30].
  • Près de 190 000 personnes sont de confession juive, faisant ainsi du Brésil le huitième foyer diasporique juif (après les États-Unis, Israël, la France, la Russie, l'Ukraine, le Canada, le Royaume-Uni et l'Argentine)[31].
  • On trouve aussi dans le sud des lieux d'émigration de populations germanophones (ex : la ville de Blumenau). On estime que 5 à 18 millions de Brésiliens sont d'origine allemande[32].

Afro-brésiliens

De 1550 à 1850, l'ancienne colonie portugaise a absorbé près de 40 % de la traite atlantique[33]. Ainsi, le Brésil compte la plus grande communauté noire ou mulâtre au monde après le Nigeria. En conséquence de l'esclavage, les mulâtres sont comptés également comme Noirs. La ségrégation raciale, bien que non-officielle, existe bel et bien. Les Noirs occupent de facto le bas de l'échelle sociale. Les Noirs sont dispersés dans tout le pays, mais sont très nombreux dans l'agglomération de São Paulo.[réf. nécessaire]

Criminalité

Une Favela

D'après Le Monde du 22 février 2005[34], 50 000 homicides en moyenne, dont 36 000 par arme à feu, sont commis au Brésil chaque année, ce qui le place au troisième rang mondial derrière la Colombie et la Russie. 17 millions d'armes à feu circulent dans le pays[34]. Le dimanche 23 octobre 2005, un référendum propose aux Brésiliens d'interdire la vente d'armes, mais il est rejeté par les citoyens à une grande majorité.

Une série d'attaques a fait 170 morts (dont 38 membres des forces de l'ordre) entre la nuit du 12 mai et le 16 mai 2006 à São Paulo et dans sa région[35]. Ces attaques visaient la police de l'état ainsi que des casernes de pompiers. Elles ont été attribuées au crime organisé, en particulier au « Premier commando de la capitale » (PCC). Elles constitueraient des représailles au transfert de plusieurs prisonniers vers des établissements pénitentiaires de haute sécurité. Elles ont d'ailleurs été accompagnées de plusieurs mutineries. Entre le 11 et le 15 juillet 2006, 106 attentats ont été perpétrés contre des tribunaux, des supermarchés, des banques, des autobus et des commissariats[36] : ces actes de violence sont de nouveau attribués aux PCC.

Le harcèlement sexuel perdurant au Brésil, le métro de Rio de Janeiro comporte des wagons réservés aux femmes et surveillés par un garde.

Le Brésil rural est devenu en un quart de siècle un pays fortement urbanisé : buildings et gratte-ciel, ghettos chic et résidences fastueuses s'opposent à l'immense marée de bidonvilles, les favelas.

Religions

Article détaillé : Religions au Brésil.

Selon le recensement de l'année 2011 par l’Institut brésilien de géographie et de statistiques, le pays est très majoritairement chrétien :

La plupart des Amérindiens pratiquent des rites traditionnels. L’Église est officiellement séparée de l’État.

Culture

Article détaillé : Culture du Brésil.

Médias

  • 293 quotidiens presse. Les plus vendus sont Folha de S. Paulo, O Globo, Jornal do Brasil et O Estado de São Paulo.
  • 19 chaînes de télévision publiques, 218 chaînes privées.
  • 1 radio publique, 2 000 radios indépendantes.

Société

Le Brésil fait partie des pays émergents. Les inégalités économiques sont parmi les plus élevées au monde. Les ségrégations sociale et raciale existent de facto entre les pauvres des bidonvilles et les familles les plus riches, qui se retranchent dans des quasi-bunkers pour se protéger de la délinquance, notamment des rapts à Rio de Janeiro et São Paulo.

Même si l'antiracisme et le métissage font partie du nationalisme brésilien, de nombreux préjugés raciaux subsistent. Le Brésil compte la deuxième grande population noire ou métisse au monde après le Nigeria. 49,5 % de la population se dit noire ou métisse selon des sondages (IBGE 2006).

Élu en 2002 sur un programme de réduction des inégalités sociales, le président Lula a lancé le 30 janvier 2003 le programme « Faim zéro » afin d'éliminer la faim au Brésil. Dans ce programme s'inscrit la bolsa família, qui lie le versement d'une somme d'argent aux familles pauvres à la scolarisation de leurs enfants. Ce programme est entré progressivement en vigueur et touche en 2006 près de 30% de la population. Il aurait contribué de manière significative à une baisse récente de la pauvreté au Brésil d'après un rapport de la Banque mondiale[38].

En 2007, on comptait environ 50 000 homicides par an dans le pays[11]. Entre janvier et septembre 2007, la police a tué 1 300 personnes rien que dans l'État de Rio, soit une augmentation de 60%[11]. Chaque jour, trois jeunes de 15 à 24 ans sont assassinés[11]. Une automobile est volée à Rio de Janeiro toutes les douze minutes[11].

Langue

Architecture coloniale portugaise dans Ouro Preto, Minas Gerais.

Le portugais est la langue officielle du Brésil depuis la Constitution de 1988 (article 13). Même s'il existe 170 langues autochtones et une trentaine issues de l'immigration, le portugais reste quant à lui la langue parlée par la quasi-totalité des Brésiliens.

La langue portugaise, apportée par les colons du Portugal, est très proche de celle parlée au Portugal. Elle en diffère par des mots, des expressions et des accents liés notamment au métissage culturel et aux particularités sud-américaines (climat, végétation, alimentation) du pays.

À la suite de plusieurs réformes, l'orthographe s'est différenciée, notamment avec la suppression de consonnes non sonores : par ex. electricidade (Portugal) s'écrit eletricidade (Brésil). Mais une nouvelle réforme est en cours pour la langue portugaise, cette réforme de l'orthographe s'applique au Brésil à partir du 1er janvier 2009, pour une période d'adaptation de quatre ans à l'issue de laquelle les nouvelles règles s'appliqueront entièrement. Les mêmes règles orthographiques s'appliqueront au Portugal, où la période de transition s'étalera sur six ans, et dans les 6 autres états où le portugais est la langue officielle : l'Angola, le Cap Vert, le Timor oriental, la Guinée-Bissau, le Mozambique, et Sao Tomé-et-Principe. Mais les différences entre le portugais européen et le portugais américain sont sensiblement les mêmes qu'entre celles séparant d'autres langues européennes (français, anglais, espagnol) de leurs correspondantes américaines.

L'enseignement de l'espagnol est obligatoire à l'école depuis une loi de 2005, tout comme le portugais est quasi-obligatoire dans les écoles des pays voisins, vu le poids démographique, géographique et économique du Brésil. L'Uruguay a, par exemple, donné au portugais un statut égal à l'espagnol dans son système éducatif le long de la frontière nord avec le Brésil. Dans le reste du pays, il est enseigné comme une matière obligatoire à compter de la 6e[39]

Sport

Stade de Maracanã, Rio de Janeiro.

Le Brésil est connu pour son football, le sport le plus populaire sur le plan national : l'équipe nationale a remporté à cinq reprises la coupe du monde de football (1958, 1962, 1970, 1994 et 2002). Le joueur emblématique du pays est Pelé ; les plus connus aujourd'hui sont Ronaldo, Ronaldinho, Robinho, Kaká (Ballon d'or 2007), Alexandre Pato, Daniel Alves da Silva.

Des Brésiliens se sont illustrés dans d'autres sports au niveau international : César Cielo Filho nageur , Gustavo « Guga » Kuerten au tennis, Ayrton Senna, Emerson Fittipaldi, Rubens Barrichello, Nelson Piquet et Felipe Massa en Formule 1, ainsi que Torben Grael et Robert Scheidt pour la voile.

La pratique des arts martiaux spécialement le jiu-jitsu brésilien ou Gracie jiu-jitsu est actuellement très développée au Brésil.

La capoeira, sport typiquement brésilien, à mi-chemin entre la danse et le sport de combat, est une activité très complète car elle se compose de chants, de danses "samba de roda" et de combat. La capoeira est très populaire. Elle fut introduite a l'époque de l'esclavage par les Africains et fait partie intégrante de la culture brésilienne.

Le Brésil possède aussi une équipe de volley-ball qui a remporté plusieurs fois les championnats mondiaux. Elle est reconnue avec l'Italie comme étant l'une des meilleures équipes de volley-ball au monde.

Aux différents Jeux olympiques, le Brésil a remporté 343 médailles (55 or, 117 argent et 171 bronze). Torben Grael est le Brésilien le plus médaillé aux JO avec 5 médailles (2 en or, 1 en argent et 2 en bronze). De plus, le Brésil organisera les Jeux olympiques d'été de 2016 à Rio de Janeiro.

Codes

Le Brésil a pour codes :

Notes et références

  1. PIB nominal, d'après la CIA.
  2. registre
  3. Pour la superficie, derrière la Russie, le Canada, la Chine et les États-Unis. Pour la population, derrière la Chine, l'Inde, les États-Unis et l'Indonésie
  4. D'après la Banque mondiale, le Brésil occupait en 2005 le deuxième rang des pays les plus inégalitaires du monde. Dû vraisemblablement à l'héritage de l'esclavage, les Noirs et les Métis occupent le bas de l'échelle socioéconomique
  5. Fiche technique du Brésil sur le site de la Banque mondiale
  6. site Internet gouvernemental
  7. Ambassade du Brésil en France. Consulté le 23.5.2009
  8. Luiz Felipe de Alencastro, « La fusion brésilienne », dans l'Histoire, n° 322, juillet-août 2007, p. 45
  9. Grand Larousse en cinq volumes Larousse 1993 (ISBN 978-2-03-101480-5)
  10. Alain Rouquié, Le Brésil au XXIe siècle, Fayard, Paris, 2006, p. 77.
  11. a, b, c, d, e et f (fr) Jean-Pierre Langellier, « Brésil : quand la religion s'immisce dans l'élection présidentielle », Le Monde, 26-10-2010. Consulté le 01-11-2010
  12. Voir page 37 in Change in Amazon Basin (Vol2) - The Frontier After a Decade of Colonisation: (44th International Congress of Americanists, Manchester, 1982), John Henry Hemming (éditeur), Manchester University Press, 1985
  13. a, b et c Causes of Deforestation of the Brazilian Amazon, World Bank working paper; no. 22, Margulis, Sergio. 2004. Washington, D.C. 77p. (ISBN 978-0-8213-5691-3)
  14. With Broadax and Firebrand : The Destruction of the Brazilian Atlantic Forest, Berkeley University of California Press, Dean, Warren, 1995, California, USA, 365 p.
  15. a et b WF Laurance, TE Lovejoy et coll., Blackwell Publishing inc., MA 02148 USA, Ecosystem decay of Amazonian forest fragments: A 22-year investigation, CONSERVATION BIOLOGY, Volume: 16, Issue: 3 juin 2002, consulté le 23 juin 2009
  16. [1] - Recherche sur l'éducation
  17. Faculdades reconhecidas pelo MEC
  18. Source : Banque mondiale.
  19. Le Monde.fr : Découverte d'un immense gisement de pétrole au large du Brésil.
  20. Canada international.gc.ca : Petrobras, le géant brésilien de l’énergie, rencontre 260 représentants canadiens du secteur pétrolier et gazier.
  21. La Tribune.fr : Petrobras va lever jusqu'à 60 milliards de dollars.
  22. Le Devoir.com : Le Brésil, un mastodonte en plein essor.
  23. 5,1 % en 2001 selon la Banque mondiale.
  24. a, b, c, d et e Philippe Revelli, « Quand le Brésil joue le « pétrole vert » contre la réforme agraire », Le Monde diplomatique, avril 2009
  25. a et b Au Brésil, la fièvre de l'éthanol fait flamber le prix de la terre, Le Figaro, 21 juin 2007
  26. (pt)[PDF]Recencement 2009 sur www.ibge.gov.br. Consulté le 23 octobre 2010.
  27. (pt) (2006) "Pesquisa Nacional por Amostra de Domicílios, v.27, 2006". : Table 1.2, Brazilian Institute of Geography and Statistics. Consulté le 14 novembre 2009.  [PDF]
  28. Intelectuais de origem libanesa no Brasil descrevem o seu luto :: TXT Estado
  29. Akemi Nakamura, « Japan, Brazil mark a century of settlement, family ties », Brazil emigration centennial in Japan, The Japan Times, 15 janvier 2008. Consulté le 2008-06-10
  30. Michele Valensise, « Mensagem do Embaixador da Itália », Italian Embassy in Brazil. Consulté le 10 juin 2008
  31. American Jewish Committee Archives [PDF]
  32. "Brasil alemão" comemora 180 anos
  33. L'Histoire - Spécial Brésil, n° 366, juillet-août 2011, p. 41
  34. a et b A Rio de Janeiro, la coexistence entre la ville et ses favelas est menacée par la guerre des gangs - Le Monde, 22 février 2005
  35. « La police de São Paulo, victime de violentes attaques menées par le crime organisé » dans Le Monde web, 14 mai 2006 ; Chantal Rayes, « Les policiers de São Paulo en état de guerre », dans Libération web, 16 mai 2006 ; Auriane Boudin, « La violence stoppée après 115 morts », dans L'Express, 17/05/2006 ; « Les violences à Sao Paulo ont fait 170 morts, selon un nouveau bilan » dans dans Le Monde web, 19/05/2006
  36. Charlotte ROTMAN, La «guerre urbaine» reprend à São Paulo dans Libération du 15 avril 2006, [lire en ligne]
  37. a, b, c, d, e et f Cristianne Rodrigues, « Religions afro-brésiliennes », UNESCO, 28 février 2007. Consulté le 11 mars 2010
  38. (en) CAS Progress Report - Banque mondiale, 8 mai 2006 [PDF]
  39. Uruguay a récemment adopté le portugais dans son système éducatif comme matière obligatoire http://noticias.uol.com.br/ultnot/lusa/2007/11/05/ult611u75523.jhtm

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Michel Braudeau, Le Rêve amazonien, éd° Gallimard 2003, 77 pages. Essai composé à partir d'articles parus dans Le Monde.
  • Jean-Louis Blanc, Les Grands Fleuves du monde, Aux sources de la vie, éd° Jacques Glénat, 2003, 194 pages, 206 photos, 21 cartes. Géographie du Brésil. Le troisième tome est écrit par un spécialiste des problèmes de l'eau dans le monde.
  • Bartolomé Bennassar et Marin Richard, Histoire Du Brésil (1500-2000) , Fayard, 2000, 600 pages.
  • Alain Rouquié, Le Brésil au XXIe siècle, naissance d'un nouveau grand, Fayard, 2006 (ISBN 978-2-213-62863-9)
  • Hervé Théry, Le Brésil, éd° Armand Colin, 2000, coll. Géographie. 286 pages 5e édition.
  • Manfred Wöhlcke Brasilien.Anatomie eines Riesen (livres en langue allemande)
  • Olivier Compagnon et Martine Droulers (dir.), dossier Le Brésil et la France au XXe siècle, Cahiers des Amériques latines (Paris), n°48-49, 2005/1-2, p. 17-106
  • Adolphe d'Assier, Le Brésil contemporain. Races. Mœurs. Institutions. Paysage. Durand et Lauriel, Paris 1867 (version digitale)
  • (christian heeb) brésil
  • Ivan Frias, Soigner et penser au Brésil, L'Harmattan.

Articles connexes

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Brésil de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

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  • bresil — BRESIL. s. m. Bois rouge, ainsi nommé parce qu il vient du Bresil païs de l Amerique. Une escritoire de bois de bresil …   Dictionnaire de l'Académie française

  • bresil — Bresil, bois rouge, Bresilicum, vel Bresilum. Bresil, pour beuf fumé, Bubula infumata …   Thresor de la langue françoyse

  • bresil — var. of brisel Obs., brittle …   Useful english dictionary

  • brésil — (bré zil) s. m. Bois rouge propre à la teinture.    Sec comme brésil, comme du brésil, extrêmement sec. REMARQUE    On dit aussi bois de Brésil, observe l Académie. Si l on écrit bois de brésil (sans majuscule), la locution n est pas bonne : car… …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

  • BRÉSIL — s. m. Sorte de bois rouge, qui est propre à la teinture, et qui paraît avoir donné son nom au pays du Brésil, d où l on en tire beaucoup. Brésil de Fernambouc, de Sainte Lucie, du Japon. On dit aussi, Bois de Brésil. Prov., Sec comme du brésil,… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • BRÉSIL — n. m. Sorte de bois rouge, qui est propre à la teinture et qui paraît avoir donné son nom au pays du Brésil, d’où l’on en tire beaucoup. Brésil de Pernambouc, de Sainte Lucie, du Japon. On dit aussi Bois de Brésil. Prov., Sec comme du brésil,… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • Brésil-Uruguay en football — Cet article présente les confrontations entre le Brésil et l Uruguay. Ces deux nations font partie des géants de l Amérique du Sud ayant remporté 7 coupe du monde à eux deux. L épisode le plus célèbre de leur confrontation est le es:Maracanazo… …   Wikipédia en Français


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