Jean-Pierre Papin


Jean-Pierre Papin
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Jean-Pierre Papin
Jean-Pierre Papin, entraîneur en 2006-2007 du RC Strasbourg
Biographie
Nationalité Drapeau de France France
Naissance 5 novembre 1963 (1963-11-05) (48 ans)
à Boulogne-sur-Mer
Taille 1,76 m (5 9)
Période pro. 1984-1999
Poste Ancien attaquant
Parcours junior
Saisons Club
1979-1981 Drapeau : France Valenciennes FC
1981-1984 Drapeau : France RC Vichy
Parcours amateur
Saisons Club
1999-2001 Drapeau : France JS Saint-Pierroise
2001-2004 Drapeau : France US Cap-Ferret
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
1984-1985 Drapeau : France Valenciennes FC 33 (15)
1985-1986 Drapeau : Belgique FC Bruges 37 (25)
1986-1992 Drapeau : France Marseille 244 (185)
1992-1994 Drapeau : Italie Milan AC 62 (33)
1994-1996 Drapeau : Allemagne Bayern Munich 37 (7)
1996-1998 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 57 (22)
1998 Drapeau : France EA Guingamp 10 (3)
Sélections en équipe nationale **
Années Équipe M. (B.)
1986-1995 Drapeau de France France 54 (30)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
2004-2006 Drapeau : France FC Bassin d'Arcachon
2006-2007 Drapeau : France RC Strasbourg
2007-2008 Drapeau : France RC Lens
2010 Drapeau : France LB Châteauroux
* Compétitions officielles nationales et internationales.
** Matchs officiels.

Jean-Pierre Papin (surnommé JPP), né à Boulogne-sur-Mer le 5 novembre 1963, est un joueur international puis entraîneur de football français. Avant-centre efficace et spectaculaire dont les reprises de volée et retournés acrobatiques sont restés célèbres sous le nom de « papinades ». Il est considéré comme l'un des meilleurs attaquants français de l'histoire.

Sommaire

Biographie

Vie privée

Si Jean-Pierre Papin est né à Boulogne-sur-Mer, c'est dans le Nord, à Jeumont, qu'il a grandi, où il a suivi sa mère suite à la séparation de ses parents.

Il manifeste très tôt un goût prononcé pour le football et une appétence toute modérée pour les études. Il lui arrivait de mettre le thermomètre sur le chauffage et de simuler une fièvre afin d'éviter d'aller en classe. De son propre aveu, à une institutrice qui demandait quelle profession il souhaitait exercer, il aurait répondu qu'il voulait devenir footballeur professionnel ! Il débute sa carrière chez les jeunes au club de Jeumont, en 1970, où il reste licencié jusqu'en 1978, avant d'intégrer le club de Trith-Saint-Léger.

Jean-Pierre Papin et son épouse Florence sont parents d'une fille, Emily, atteinte de graves lésions cérébrales. Le couple crée en 1996 l'association Neuf de Cœur (9 était le numéro fétiche du joueur) pour informer les parents sur les méthodes de rééducation d'enfants souffrant de telles lésions.

Jean-Pierre Papin réside dans la ville d'Arcachon sur le Bassin d'Arcachon.

Carrière de footballeur

Jeunes années (1983-1986)

La carrière de footballeur de Jean-Pierre Papin connaît une ascension linéaire. Il joue en effet en National avec Vichy (saison 1983-1984) puis en Division 2 avec Valenciennes (saison 1984-1985), avant de tenter l'aventure à l'étranger, au FC Bruges. Ce sont des débuts fracassants au plus haut niveau, avec un premier titre (Coupe de Belgique). Sa notoriété auprès du grand public est grandissante, et il connaît une première sélection en équipe de France lors d'un match amical contre l'Irlande du Nord le 26 février 1986.

Dans la foulée, il dispute la Coupe du monde 1986 au Mexique, où les Bleus terminent à la troisième place. Il marque notamment le seul but de la France lors du premier match de poule, contre le Canada. Pressenti avant la compétition comme titulaire en tant qu'avant-centre typique aux côtés d'un Dominique Rocheteau libre, tournant autour de lui, il a pourtant, suite à de nombreux ratés devant le but lors du premier tour, laissé sa place de n° 9 à Yannick Stopyra. Il ne retrouvera son poste que contre la Belgique dans la petite finale, au cours de laquelle il marque un but.

Épopée marseillaise (1986-1992)

Il signe en 1986 avec l'Olympique de Marseille. La signature du contrat sera houleuse, JPP avait signé un pré-contrat à l'AS Monaco lors de la coupe du monde au Mexique. Mais Bernard Tapie lui proposera un salaire deux fois supérieur à celui de l'AS Monaco. JPP sera donc transféré à l'OM moyennant le versement d'une indemnité à L'AS Monaco. Pour ses débuts, JPP effectue une excellente première moitié de saison, avant de flancher par la suite. Le club marseillais termine seulement deuxième du Championnat derrière Bordeaux, et est battu par cette même équipe lors de la finale de la Coupe de France. Ses prestations critiquées à la coupe du monde 1986 et ses débuts mitigés à Marseille valent à Jean-Pierre Papin certains sobriquets désobligeants tels que « JPP, j'en plante pas » ou « JPP, j'en peux plus ».

Vexé par cette année en dents de scie, Jean-Pierre travaille d'arrache-pied afin d'être fin prêt pour la nouvelle saison. Ce travail porte ses fruits puisqu'il termine la saison 1987-1988 meilleur buteur du championnat de France. Marseille ne termine que sixième du Championnat mais réalise un joli parcours européen en Coupe des Coupes en se hissant jusqu'en demi-finale, battu par l'Ajax d'Amsterdam.

La consécration arrive la saison suivante (1988-1989) avec un doublé Championnat - Coupe de France. JPP a un rôle prépondérant dans ces succès avec trois buts inscrits en finale contre AS Monaco, sur un score de 4-3. Lors de ce match, il utilise un morceau de viande crue pour amortir les coups sur sa cheville douloureuse. Il inscrit ensuite deux buts lors du match du sacre contre Auxerre. Il termine meilleur buteur du championnat pour la deuxième fois consécutive.

La saison suivante (1989-1990), le club phocéen conserve son titre national et Jean-Pierre Papin termine meilleur buteur du championnat pour la troisième fois consécutive. Demi-finaliste de la Coupe de France, les Marseillais parviennent également dans le dernier carré de la Coupe d'Europe des clubs champions, éliminés par le club Benfica Lisbonne sur un but inscrit de la main par le joueur lisboète Vata[1].

Intouchable sur le plan national, l'OM remporte en 1990-1991 son troisième Championnat de France consécutif, et JPP termine à nouveau meilleur buteur. Il inscrit un quadruplé dans un match contre l'Olympique lyonnais, pour un score final de 7-0. En Coupe d'Europe des clubs champions, les Marseillais effectuent un beau parcours, en éliminant notamment le Milan AC en quart de finale, puis le Spartak Moscou en demi-finale, mais subissent une cruelle désillusion en perdant la finale aux tirs au buts, à Bari, contre l'Étoile rouge Belgrade, alors qu'ils étaient favoris. Peu de temps après la désillusion de Bari, l'équipe de l'OM perd une autre finale contre Monaco (1-0) pour la Coupe de France dans les arrêts de jeu. L'équipe de JPP manque ainsi de peu un triplé historique: Championnat, Coupe d'Europe, Coupe de France.

Cet échec n'empêche pas JPP d'être élu Ballon d'Or en 1991. Après Raymond Kopa et Michel Platini, il est le troisième Français à obtenir cette distinction prestigieuse, et le seul à être honoré de cette distinction alors qu'il joue dans un club français.

La saison suivante, les Marseillais sont champions de France pour la quatrième fois consécutive, mais leur saison est ternie par une élimination prématurée en Coupe d'Europe contre le Sparta Prague. En terminant pour la cinquième fois de sa carrière meilleur buteur du championnat, JPP égale une performance jusque là uniquement réalisée par Delio Onnis et Carlos Bianchi. Il est d'ailleurs le seul à avoir terminé meilleur buteur cinq fois de suite.

En fin de saison, les rumeurs d'un transfert au Milan AC se font plus pressantes. Papin dispute son dernier match au stade Vélodrome contre l'AS Cannes, le 25 avril 1992. Après avoir pris le micro au début du match pour annoncer son départ en Italie, il offre la victoire à son club dans ce dernier match. L'adieu de JPP fut des plus émouvants et beaucoup gardent encore ce jour-là en mémoire.

En six saisons sous le maillot olympien, JPP a marqué 185 buts en 254 matchs toutes compétitions confondues, et terminé cinq fois de suite meilleur buteur du championnat de France, entre 1988 et 1992. Il a remporté quatre titres consécutifs de champion de France (1989-1992).

Durant cette période faste, Papin s'affirme également comme le principal atout de l'équipe de France. Il ne joue cependant pas de deuxième Coupe du monde, à cause des échecs lors des éliminatoires de celles de 1990 et 1994. Mais il donne toute sa mesure lors des éliminatoires de l'Euro 1992, où la France remporte tous ses matchs. Lors de la phase finale en Suède, la France échoue cependant dès le premier tour, malgré deux buts de Papin.. Il marque également deux buts exceptionnels contre l'Espagne et la Belgique.

Expérience étrangère (1992-1996)

JPP rejoint en 1992 le Milan AC, considéré comme le meilleur club mondial à l'époque, qu'il a déjà croisé et éliminé en C1 en 1991. À cette époque, peu de joueurs français jouent à l'étranger. Avec ce départ en Italie, Papin a donc agi en quelque sorte comme un précurseur. Le mouvement de départ des meilleurs joueurs français à l'étranger ne s'amplifiera que quelques années plus tard, à partir du milieu des années 1990.

Ses débuts dans le Calcio sont corrects, malgré la concurrence avec Marco van Basten. Il finit en effet meilleur buteur du club milanais en Serie A avec 13 réalisations. Le club remporte aisément le championnat d'Italie. Mais le 26 mai 1993, JPP dispute et perd (remplaçant, rentré au début de la seconde mi-temps) une nouvelle finale de Ligue des Champions, cette fois contre son ancien club, l'Olympique de Marseille.

Pour sa deuxième saison en Italie, il remporte son deuxième Scudetto avec le Milan AC, mais joue de moins en moins souvent. Battu par l'OM l'année précédente, le Milan AC prend sa revanche en s'imposant en finale de la Ligue des Champions en écrasant 4 à 0 le FC Barcelone. JPP ne remporte cependant pas officiellement ce trophée, n'ayant pas été aligné sur la feuille de match par Fabio Capello.

Après deux saisons expatrié en Italie, JPP décide de changer d'horizon en rejoignant le club allemand du Bayern Munich pour tenter de trouver du temps de jeu. Pour ses débuts dans la Bundesliga (saison 1994-1995), il joue très peu avec au total 7 matches pour 1 but, principalement en raison de blessures à répétition. Il inscrit néanmoins le plus beau but de l'année du championnat allemand, grâce à une nouvelle "papinade". Le Bayern termine à une très décevante sixième place et se fait éliminer dès le premier tour de la Coupe d'Allemagne. Le club bavarois se rattrape moyennement en Ligue des Champions, en atteignant les demi-finale, surclassé par le futur vainqueur de la compétition, l'Ajax d'Amsterdam, 0-0 puis 2-5.

Sa deuxième saison en Allemagne (1995-1996) n'est pas plus convaincante, JPP ne trouvant qu'à deux reprises le chemin des filets. Le Bayern termine à la deuxième place en championnat, mais fait surtout parler de lui en remportant la Coupe de l'UEFA, en battant en finale les Girondins de Bordeaux. JPP joue le match aller à Munich titulaire. Il obtient ainsi officiellement sa première Coupe d'Europe.

C'est également durant cette délicate période à Munich qu'il perd sa place en sélection. Papin avait dans un premier temps dit adieu aux Bleus dont il était le capitaine après l'élimination en qualifications pour la Coupe du monde, en novembre 1993, avant de se laisser convaincre par Aimé Jacquet de revenir. Il marque son dernier but en sélection à Bakou contre l'Azerbaïdjan (2-0) à la fin de l'année 1994. Quelques semaines plus tard, Papin dispute son dernier match international contre les Pays-Bas en janvier 1995, avant que les blessures et l'éclosion de la génération Zidane-Dugarry ne l'éloignent définitivement de la sélection.

Retour en France et fin de carrière en amateur (1996-2004 et 2009)

Il rentre en France en 1996 en signant à Bordeaux. Sa première saison sous le maillot girondin est très satisfaisante. Rolland Courbis le relance et lui permet d'inscrire la bagatelle de 16 buts en championnat. Devenu capitaine de l'équipe pour la saison 1997-1998, le poids des ans rattrape JPP. Courbis parti, Guy Stephan remercié au bout de quelques mois et Elie Baup désireux de créer un électrochoc, JPP est la principale victime de cette valse d'entraîneurs. Devant la montée en puissance de Sylvain Wiltord, JPP voit son temps de jeu se réduire considérablement et prend le plus souvent place sur le banc lors de la deuxième partie de la saison 1997-1998.

Au cours de ses deux saisons chez les Girondins de Bordeaux, JPP dispute deux finales de Coupe de la Ligue. Sa deuxième participation est notamment marquée par un but magnifique inscrit sur coup franc des 25-30 mètres mais aussi, malheureusement pour lui, par un penalty tiré au-dessus des cages lors de la séance des tirs au but, qui permet grandement au Paris Saint Germain de remporter cette finale. Il s'agit là du seul et unique match disputé par JPP en match officiel au Stade de France.

Devenu remplaçant à Bordeaux, il décide de se lancer un dernier défi et signe pour la saison 1998-1999 à Guingamp, alors en division 2. Cependant, certainement par manque de motivation, il écourte son expérience bretonne et met brutalement fin à sa carrière professionnelle en octobre 1998, 3 mois après son arrivée et 10 matchs disputés en championnat.

Il fait alors le bonheur de deux équipes amateurs : la Jeunesse sportive Saint-Pierroise (Réunion), mais surtout l'US Cap-Ferret, où il reste trois saisons. C'est en juillet 2004, à l'âge de 40 ans, qu'il raccroche définitivement les crampons.

En janvier 2009, on apprend qu'il va reprendre du service en tant que joueur au sein de l'Association Sportive Facture Biganos Boïen, un club de Promotion de Ligue d'Aquitaine, par plaisir et par sympathie envers l'entraîneur Thierry Castets[2].

Entraîneur (depuis 2004)

Alors qu'il joue encore au Cap-Ferret, Jean-Pierre Papin obtient son diplôme d'entraîneur. Il débute à la barre du FC Bassin d'Arcachon, club évoluant en DH. Sous son impulsion, le club accède en CFA 2 à l'issue de la saison 2004-2005.

Le 6 mai 2006, il prend en charge l'équipe première du Racing Club de Strasbourg pour la saison 2006-2007. Il commence ainsi sa carrière d'entraîneur au niveau professionnel en prenant en main une équipe rétrogradée en Ligue 2 avec, pour objectif principal, la remontée en Ligue 1. Sous sa conduite, cet objectif est atteint grâce à la troisième place obtenue à l'issue de la saison. Papin n'est cependant pas reconduit dans ses fonctions pour la saison 2007/2008. Il aurait en effet cherché à négocier un poste d'entraîneur de l'équipe du RC Lens, se faisant devancer in extremis par Guy Roux. Il se dit aujourd'hui « victime d'une intrigue » selon l'un de ses proches conseillers.

En juillet 2007, il est contacté par l'équipe de Chine de football en vue d'une proposition d'embauche au poste d'entraîneur, sans suite.

Il refuse par ailleurs le poste d'entraîneur du FC Nantes Atlantique proposé par le repreneur du club Waldemar Kita pour remplacer Michel Der Zakarian, arguant de son amitié pour celui-ci et, de ses bons résultats actuels. L'ironie du sort veut que le 25 août 2007, il s'engage avec le RC Lens succédant ainsi à Guy Roux, démissionnaire à la mi-temps du match, qui oppose ce jour-là, le Racing Club de Strasbourg au RC Lens au stade de la Meinau, match comptant pour la 5e journée de championnat de L1 (score final 2-1). Avec un effectif qu'il n'a pas choisi, il ne réussit pas à redresser le club, malgré le sursaut survenu après la victoire en Coupe de la Ligue face à l'AS Monaco. Le 9 janvier 2008, après une défaite 0-1 au stade Félix-Bollaert face aux Chamois Niortais (Ligue 2) en Coupe de France de football, Gervais Martel décide de recruter Daniel Leclercq, ancien entraîneur du RC Lens afin d'« assister » Jean-Pierre Papin dans ses choix. Le 17 mai, jour de l'épilogue de la saison 2007-2008, le RC Lens est officiellement rétrogradé en Ligue 2 malgré résultat nul obtenu contre les Girondins de Bordeaux (2-2), le Toulouse FC et le Paris Saint-Germain avec lesquels le club se trouvait en concurrence pour la relégation s'étant imposés sur le même score de 2 à 1 respectivement contre le Valenciennes FC et le FC Sochaux. Le RC Lens finit 18e avec deux points de moins que le Toulouse Football Club (17e). Sans surprise, Jean-Pierre Papin est licencié de son poste d'entraîneur du RC Lens le 27 mai et il est remplacé par un ancien de la maison lensoise Jean-Guy Wallemme.

En décembre 2008, il fut contacté par La Berrichonne de Châteauroux après le licenciement de Christian Sarramagna (Ligue 2) mais refusa finalement le poste.

En août 2009, il est pressenti pour devenir entraîneur du Racing Club de Strasbourg, après le limogeage de Gilbert Gress. Ce n'est qu'en décembre 2009, qu'il est finalement rappelé par le nouveau Président du Racing Club de Strasbourg, Julien Fournier, suite à la vente du club par Philippe Ginestet à Alain Fontenla. Finalement, estimant que les conditions idéales ne sont pas réunies à Strasbourg, il refuse le poste.

Le 29 décembre 2009, il s'engage avec La Berrichonne de Châteauroux après la démission de Dominique Bijotat, offre qu'il avait pourtant refusée une année auparavant[3]. Malgré diverses péripéties, il parvint à sauver le club à l'arraché, lors de la dernière journée du championnat. Quelques jours plus tard, il annonce qu'il ne rempilera pas pour la saison suivante et quitte le club[4].

Consultant

Il a été consultant pour TF1 avant de rejoindre France Télévision. À la radio, il a été souvent associé avec Christophe Pacaud sur RTL dans RTL Foot. En octobre 2008, il commente les matches de Coupe UEFA pour la chaîne Direct 8[5]. À partir du 26 janvier 2009, il sera éditorialiste du quotidien "Le Foot"[6]. Depuis 2009, il est consultant pour le Groupe Canal +. En septembre 2010, Jean-Pierre Papin devient consultant pour le site d'aide aux paris sportifs SportyTrader[7].

Profil, palmarès et statistiques du joueur

Profil

Jean-Pierre Papin avait la particularité, pour un avant-centre, de marquer de nombreux buts de loin. Lorsqu'il recevait le ballon, il frappait le plus souvent en première intention, notamment en reprise de volée. Il a ainsi laissé une forte empreinte dans le football français, à tel point qu'un mouvement porte son nom : la papinade. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent la papinade n'est pas un ciseau acrobatique mais une reprise de volée puissante du droit, depuis le côté droit de la surface de réparation, sur un centre en profondeur venant du côté gauche. Ce nom fut inventé par le journaliste du Provençal Alain Pécheral lorsque, en 1990, Papin inscrit un but quasi identique à celui du 20 décembre 1986 inscrit contre Pascal Olmeta, gardien à l'époque du Racing Paris. L'efficacité de Papin devant le but, sa précision dans le geste et sa force de frappe compensaient amplement un gabarit moyen. Ces qualités étaient le fruit d'un travail acharné à l'entraînement. Il n'était pas rare de le voir faire des « heures supplémentaires » à l'entraînement pour travailler devant le but, allant même jusqu'à s'éclairer avec les phares de sa voiture après l'extinction des lumières du centre d'entraînement.

JPP avait fait l'objet d'un populaire personnage des Guignols de l'info. Ces derniers ont en effet caricaturé le joueur avec une drôle de voix, des expressions hilarantes ("J'ai mis une cacahouète dans la lunette !", "Mes amis m'appellent Patator !", "Une patate à ras de terre !", "Absolument, je crois que...bonsoir!") amateur de films d'arts martiaux et de la boisson chocolatée Cacolac. Les Guignols ont même inventé une chanson très appréciée après que Papin fut allé au Milan A.C. Le titre de cette chanson est "Reviens JPP"

Palmarès

  • Meilleur buteur du Championnat de France : 1988 (19 buts), 1989 (22 buts), 1990 (30 buts), 1991 (23 buts) et 1992 (27 buts).
  • L'un des meilleurs buteurs français toutes compétitions européennes de clubs confondues : 38 buts en 56 rencontres européennes (1985-1997). (Thierry Henry détient actuellement le record français avec 51 buts en 109 rencontres européennes (depuis 1995), mais Papin a une moyenne de 0,68 but par match, contre 0,46 pour Henry.)
  • Meilleur buteur de la Ligue des Champions : 1990 (6 buts), 1991 (16 buts) et 1992* (7 buts) (Olympique de Marseille).
  • Fut un temps le meilleur buteur français en Ligue des Champions avec 38 réalisations. Record maintenant détenu par Thierry Henry avec 50 buts.

Carrière internationale

  • Recordman français des sélections en équipe FIFA (4) :
    • 1997 : face à l'équipe d'Asie (à Hong Kong)
    • 1997 : face à la Russie (à Moscou)
    • 1998 : face à la Turquie (à Istanbul)
    • 1999 : face à l'équipe d'Afrique (de Mandela) (à Johannesbourg)
  • 54 sélections pour 30 buts en Équipe de France A de 1986 à 1995 ; 11 fois capitaine
  • Troisième de la Coupe du Monde de 1986 (a marqué le 1 200e but de la compétition).
  • Coupe Kirin : 1994

Distinctions personnelles

Statistiques détaillées par saison

Saison Club Pays Championnat Coupe Nationale Coupe de la ligue Coupes d’Europe Équipe de France
Division Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts Type Matchs But Matchs Buts
1983-1984 INF Vichy Drapeau de France France 3 29 10 - - - - - - - - -
1984-1985 Valenciennes FC Drapeau de France France 2 33 19 - - - - - - - - -
1985-1986 FC Bruges Drapeau de Belgique Belgique 1 33 20 - - - - C3 4 5 5 2
1986-1987 Olympique de Marseille Drapeau de France France 1 33 13 7 1 4 2 - - - 4 0
1987-1988 Olympique de Marseille Drapeau de France France 1 37 19 1 0 - - C2 8 4 4 0
1988-1989 Olympique de Marseille Drapeau de France France 1 36 22 10 11 - - - - - 6 1
1989-1990 Olympique de Marseille Drapeau de France France 1 36 30 4 2 - - C1 8 6 5 4
1990-1991 Olympique de Marseille Drapeau de France France 1 36 23 5 7 - - C1 9 16 5 6
1991-1992 Olympique de Marseille Drapeau de France France 1 37 27 4 4 - - C1 4 7 9 9
1992-1993 Milan AC Drapeau d'Italie Italie A 22 13 - - - - C1 7 3 6 3
1993-1994 Milan AC Drapeau d'Italie Italie A 18 5 - - - - C1 6 4 8 4
1994-1995 Bayern Munich Drapeau d'Allemagne Allemagne 1 7 1 - - - - C1 3 2 2 1
1995-1996 Bayern Munich Drapeau d'Allemagne Allemagne 1 20 2 - - - - C3 5 1 - -
1996-1997 Girondins de Bordeaux Drapeau de France France 1 32 16 3 2 4 0 - - - - -
1997-1998 Girondins de Bordeaux Drapeau de France France 1 23 6 - - 5 5 C3 2 0 - -
1998-1999 EA Guingamp Drapeau de France France 2 10 3 - - - - - - - - -
1999-2000 JS Saint-Pierroise Drapeau de France France 4 12 4 - - - - - - - - -
2000-2001 JS Saint-Pierroise Drapeau de France France 4 15 9 - - - - - - - - -
2001-2002 US Cap-Ferret Drapeau de France France 5 24 ? - - - - - - - - -
2002-2003 US Cap-Ferret Drapeau de France France 5 17 ? 2 0 - - - - - - -
2003-2004 US Cap-Ferret Drapeau de France France 5 16 ? 2 2 - - - - - - -
2008-2009 AS Facture Biganos[13] Drapeau de France France 10 3 3 ? ? - - - - - - -
1983-99 Total 526 378 38 29 13 7 - 68 39 54 30
Total Carrière 699 483

Palmarès et statistiques de l'entraîneur

Palmarès

Carrière et statistiques

Saison Club Pays Division Matches Victoires Nuls Défaites Buts pour Buts contre
2004 - 2005 FC Bassin d'Arcachon Drapeau de la France DH 0 0 0 0 0 0
2005 - 2006 FC Bassin d'Arcachon Drapeau de la France CFA 2 0 0 0 0 0 0
2006 - 2007 RC Strasbourg Drapeau de la France Ligue 2 44 23 13 8 64 42
2007 - 2008 RC Lens Drapeau de la France Ligue 1 42 14 12 16 61 58
Janvier 2010 - 2010 LB Châteauroux Drapeau de la France Ligue 2 0 0 0 0 0 0

Notes et références

  1. Le but fut validé car les arbitres se virent pas la faute. Encore à ce jour, il n'y a pas d'assistance vidéo en football professionnel
  2. Jean-Pierre Papin va rejouer L'Equipe.fr. Page consultée le 5 janvier 2009.
  3. Châteauroux : Papin reprend du service
  4. Voir Mourad Guichard, « Après Strasbourg et Lens, Papin quitte la Berri » sur le site liberation.fr le 18 mai 2010.
  5. "Jean-Pierre Papin de retour sur le terrain", lefigaro.fr
  6. "Papin éditorialiste du quotidien Le Foot, en kiosque en janvier" Dépêche AFP
  7. "Jean-Pierre Papin rejoint l'équipe SportyTrader", sportytrader.com
  8. (en) José Luis Pierrend, « "World Soccer" Awards » sur rsssf.com, 16 janvier 2009. Consulté le 4 avril 2009
  9. (en) José Luis Pierrend, « European Player and Team of the Year 1991-2006 » sur rsssf.com, 16 janvier 2009. Consulté le 4 avril 2009
  10. Les médailles de l'Académie des sports sur academie-sports.com. Consulté le 23 novembre 2009
  11. (fr) Laurent Oreggia, Tout (et même plus) sur l'OM, Hugo et Compagnie, janvier 2009, 128 p. (ISBN 978-2-7556-0326-2), « Joueurs », p. 38 
  12. Le meilleur joueur étranger du Club : Jean-Pierre Papin Site officiel du FC Bruges, page consultée le 6 juin 2008.
  13. http://beiramar33.free.fr/Templates/20082009/resultatsetclassements/20082009buteursseniors1.html

Annexes

Liens externes

Bibliographie

  • Il est l'auteur d'une autobiographie, Franc jeu, publiée aux éditions Ramsay en 1998.
  • Trois livres lui ont été consacrés :
    • Papin, de Jean Ferrara, 1989,
    • Papin de Marseille d'Olivier Dazat éditions Messidor 1991, éditions Jean Michel Garçonet,
    • Jean-Pierre Papin de Delesalle, éd. Mango, 2005.



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