Sainte-Croix-à-Lauze


Sainte-Croix-à-Lauze
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43° 54′ 34″ N 5° 37′ 05″ E / 43.9094444444, 5.61805555556

Sainte-Croix-à-Lauze
La grille en fer forgé de l'entrée du château
La grille en fer forgé de l'entrée du château
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Code commune 04175
Code postal 04110
Maire
Mandat en cours
Marie-Christine Almeras
2008-2014
Intercommunalité Pays de Haute-Provence
Démographie
Population 78 hab. (2007)
Densité 9 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 34″ Nord
       5° 37′ 05″ Est
/ 43.9094444444, 5.61805555556
Altitudes mini. 374 m — maxi. 793 m
Superficie 8,65 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Sainte-Croix-à-Lauze est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Saint-Croisiens.

Sommaire

Géographie

Le village est situé à 600 m d’altitude[1]. Le sentier de grande randonnée GR4 passe dans la commune.

Accès

L'accès à Sainte Croix à Lauze se fait par la RD14, entre Vachères et Céreste.

Communes limitrophes

Rose des vents Oppedette Vachères Reillanne Rose des vents
Viens (Vaucluse) N Reillanne
O    Sainte-Croix-à-Lauze    E
S
Viens (Vaucluse) Céreste Reillanne

Relief

La commune se situe au sud de la « montagne de Vachères » cernée par les vallées du Calavon et du Grand Vallat. Son relief est constitué d'un réseau de collines aux pentes abruptes où la roche est présente sous forme de gorges, de falaises et d’affleurements multiples[2].

Géologie

Le Calavon à Sainte-Croix-à-Lauze

La commune repose sur les couches d'un substrat calcaire ou marneux, d’âge tertiaire[3].

Hydrographie

Le Calavon coule à ouest de la commune, en limitrophe avec les communes de Céreste, et Viens.

Sismicité

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. La commune de Sainte-Croix-à-Lauze, située dans le Reillanne, est donc en zone à risque faible[4].

Climat

Relevés Apt
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 4 6 9 13 16 19 19 16 13 7 4 10,7
Température moyenne (°C) 7 8 11 13,5 18 21,5 24,5 24,5 21,5 17 11 8 15,5
Température maximale moyenne (°C) 11 12 16 18 23 27 30 30 25 21 15 12 19,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 26,7 14,6 8,2 18,3 57,0 52,3 39,1 25,6 361,1
Source : Infoclimat : Apt (2000-2007)[5]


Après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2,8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0,5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[6].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 6,9 7,7 8,7 11,9 17,2 20,5 22,7 22,4 17,9 13,8 8,3 4,6 13,6
Températures normales (°C) 5,1 6,3 8,9 11,4 15,7 19,0 22,3 22,3 18,5 13,8 8,3 5,8 13,1
Écart avec la normale (°C) + 1,8 + 1,4 - 0,2 + 0,5 + 1,5 + 1,5 + 0,4 + 0,3 - 0,6 0 - 0,2 - 1,2 + 0,5
Moyenne mensuelle de précipitations (mm) 103 43 23 126 157 38 12 29 187 122 160 202 1 202
Précipitations normales (°C) 71 56 57 79 70 49 37 53 73 101 74 69 789
Écart avec la normale (°C) + 32 - 13 - 34 + 47 + 87 - 11 - 25 - 24 + 114 + 21 + 86 + 133 + 413
Source : Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009 et station de référence météo : Apt (242 m)

Histoire

Le guerrier gaulois de Vachères Musée Calvet d'Avignon

Une campagne de fouilles patronnée par la Fondation Calvet est organisée sur le territoire de la commune qui est l'un des emplacements présumés, et sans doute le plus certain, où aurait été découvert une statue de guerrier gaulois : le guerrier de Vachères[7].

La localité apparaît dans les chartes au XIe siècle, sous la forme Sancta Crux in valle Relliana Salleta[8]. C’est d’abord un prieuré de l’abbaye de Carluc, cédé à l’abbaye de Cruis, puis au monastère de Montmajour.

La communauté de Sainte-Croix fut réduite à néant par les crises du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans). Alors qu'elle avait compté 14 feux au dénombrement de 1315, elle était devenue complètement inhabitée en 1471[8].

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Lauze[9].

La commune a toujours refusé d'adhérer à la charte du parc naturel régional du Luberon ainsi qu'à toute intercommunalité[10].

Toponymie

Le nom du village apparaît pour la première fois vers 1025, ecclesia Santa Crucis, d’après une église qui conservait une relique de la Vraie Croix, sous sa forme occitane, qui a été francisée par la suite[11]. Le nom actuel apparaît au XIIIe siècle, sous la forme Sancta Crux Alauza.

Héraldique

Blason Sainte Croix a Lauze.svg

Blasonnement :
Coupé: au premier de sinople à la bande d'or, au second d'argent au renard d'azur.[12]

Administration

Mairie de Sainte Croix à Lauze
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1965[réf. nécessaire] mars 2008 Aimé Renier    
mars 2008   Marie-Christine Almeras[13]    

Budget et fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Sainte Croix à Lauze en 2009[14]
Taxe part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 2,88 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 4,41 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 21,94 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 4,54 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable. La taxe professionnelle est remplacée en 2009 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale).

Jumelages

Démographie

Évolution démographique
Années 1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
Population 14 feux inhabitée 178 197 158 214 163 174 216 233
Années 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
Population 213 207 196 185 166 176 185 176 157 154
Années 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 136 120 98 87 67 67 70 69 57 49
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 - -
Population 50 35 34 65 31 72 76 [15] 78[16] - -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[8] ; Insee[17], EHESS[18] pour les chiffres issus des recensements légaux
Courbe d'évolution démographique de Sainte-Croix-à-Lauze depuis 1793

Économie

Tourisme

Le tourisme sur la commune est essentiellement un tourisme vert grâce aux chemins de randonnées et au cadre protégé qu'offrent la montagne de Vachères et le proche massif du Luberon. La municipalité envisage la rénovation du lavoir pour offrir un point d'eau aux randonneurs[10].

Agriculture

Une dizaine de familles ont une activité agricole. La première production est celle du blé, la seconde de plantes à parfum avec le lavandin. Celui-ci est transformé à la distillerie de Vachères[10]. La commune produit aussi de l'huile d'olive AOC.

Lieux et monuments

Le château

Les deux corps de logis du château

Le bâtiment du XVIIe siècle appelé château est formé de deux corps de logis[19] et il a la particularité de posséder deux ouvertures de pigeonnier (fuie) sous son toit entourées de carreaux vernissés[20]. Il est précédé d’une grille de fer forgé armoriée (représentant deux lions affrontés et langués sable sur fond d'azur du XVIIIe siècle. C'est un blason de « dame » (ovale)[21]. Il a été dans la seconde moitié du XXe siècle, la propriété de la marquise Dieudonnée, originaire de Grenoble et qui se disait descendante des anciens seigneurs du village[19]. Raymond Collier considère que le portail, par la qualité de son travail et la finesse de ses volutes, est une œuvre d'art unique dans toute la Haute-Provence[21].

Les lieux de culte

Chapelle Saint Didier
Église de l'Invention-de-la-Sainte-Croix

L’église paroissiale de l’Invention-de-la-Sainte-Croix (XVIIIe). L’église existe en 1043, le clocher pourrait dater du XIe siècle. À l’extérieur, deux plaques de pierre calcaire ornées d’entrelacs, probablement d’époque carolingienne, sont des réemplois[22]. Constituée d’une nef à une seule travée, plus une travée de chœur[23], sa voûte en berceau a été remplacée par un plafond[24].

La chapelle du cimetière, placée sous l'invocation de saint Didier, après être restée longtemps enfouie sous des déblais et envahie par la végétation, a été mise au jour dans les années 1980[25]. Elle a été datée du XIe siècle, période où elle dépendait du prieuré de Carluc[26]. C'est une ancienne église paroissiale qui possédait une chaire dont on voit encore l'escalier[20]. Si la nef a disparu, le chœur était voûté sous une croisée d’ogives est encore visible qui a été datée de la fin du XIVe siècle. Ses nervures sont à méplats ou à arêtes et se terminent dans chaque angle en forme de colonnettes à chapiteau[27]. La clef de voûte de la croisée est sculptée d'un Agnus Dei[20].

Habitat traditionnel groupé

Habitat perché

Vue sur une partie du village perché

Ce type d'habitat est considéré comme typiquement provençal, il est surtout typiquement méditerranéen. Ces villages sis sur leur acropole rocheuse, qui ont gardé leur aspect médiéval, forment par l'orientation des façades de leurs maisons — vers la vallée ou la voie de communication — un véritable front de fortification[28].

Fernand Benoit souligne leur origine quelques fois préhistorique en signalant que Cicéron, à propos des Ligures qui peuplaient la région, les dénomme castellani, c'est-à-dire habitants des castellas (Brutus, LXXIII, 256)[28]. Ces villages perchés se trouvent dans essentiellement dans les zones collinaires dont le terroir est pauvre en alluvions et où l'eau est rare[29].

De plus ce groupement en communauté refermée sur elle-même correspond à des régions de petites propriétés, où les seules terres fertiles se situent au fond de quelques vallons, et ce regroupement a facilité l'existence d'un artisanant rural indispensable aux villageois (charron, forgeron, etc.). À contrario, l'habitat dispersé implique de grands domaines qui tendent à vivre en autarcie. D'où la loi émise par Fernand Benoit « La misère groupe l'habitat, l'aisance le disperse »[29].

Maison en hauteur

Maison en hauteur dans le village
Tentative d'extension d'une maison dans le village, la partie ajoutée a été démolie pour permettre le passage d'un chemin

Fernand Benoit explique que « son originalité consiste à placer les bêtes en bas, les hommes au-dessus ». Effectivement ce type d'habitation, qui se retrouve essentiellement dans le village, superpose sous un même toit, suivant une tradition méditerranéenne, le logement des humains à celui des bêtes. La maison en hauteur se subdivise en une étable-remise au rez-de-chaussée, un logement sur un ou deux étages, un grenier dans les combles. Elle était le type de maison réservée aux paysans villageois qui n'avaient que peu de bétail à loger, étant impossible dans un local aussi exigu de faire tenir des chevaux et un attelage[30].

Ces maisons datent pour la plupart du XVIe siècle, période où les guerres de religion imposèrent de se retrancher derrière les fortifications du village. Celles-ci finies, il y eut un mouvement de sortie pour établir dans la périphérie de l'agglomération des « maisons à terre », plus aptes à recevoir des bâtiments annexes[31].

En effet, ce type d'habitation, regroupant gens et bêtes dans un village, ne pouvait que rester figé, toute extension lui étant interdite sauf en hauteur. Leur architecture est donc caractéristique : une façade étroite à une ou deux fenêtres, et une élévation ne pouvant dépasser quatre à cinq étages, grenier compris avec sa poulie extérieure pour hisser le fourrage. Actuellement, les seules transformations possibles — ces maisons ayant perdu leur statut agricole — sont d'installer un garage au rez-de-chaussée et de créer de nouvelles chambres au grenier[32]. Pour celles qui ont été restaurées avec goût, on accède toujours à l'étage d'habitation par un escalier accolé à la façade[31].

La présence de terrasse ou balcon était une constante. La terrasse servait, en priorité, au séchage des fruits et légumes suspendus à un fil de fer. Elle était appelée trihard quand elle accueillait une treille qui recouvrait une pergola rustique. Quand elle formait loggia, des colonnettes soutenant un auvent recouvert de tuiles.

Habitat isolé

Maison à terre

Maison à terre sur la commune de Sainte-Croix-à-Lauze
Maison à terre de la fin du XIXe siècle, le confort prend le pas sur les dépendances agricoles
Maison à tere traditionnelle

Compartimenté dans le sens de la longueur, ce type de maison représente un stade d'évolution plus avancé que la « maison en hauteur ». Il est caractéristique de l'habitat dispersé qui se retrouve dans la basse vallée du Rhône, dans celle de la Durance et plus ponctuellement dans les vallées annexes comme celle du Calavon[33]. C'est l'habitation traditionnelle des pays de « riche culture » (céréales)[34].

Ce type de maison est divisé en deux parties très distinctes dans le sens de la longueur. Le rez-de-chaussée est occupé par une salle commune dans laquelle est intégrée la cuisine. Très souvent se trouve à l'arrière un cellier contenant la réserve de vin et une chambre. Un étroit couloir, qui permet d'accéder à l'étage, sépare cet ensemble de la seconde paztie réservée aux bêtes. Celle-ci se compose, dans la plupart des cas, d'une remise qui peut servir d'écurie et d'une étable. L'étage est réservé aux chambres et au fenil qui correspond par une trombe avec l'étable et l'écurie[34].

À cet ensemble, s'ajoutaient des annexes. Une des principales était la tour du pigeonnier, mais la maison se prolongeait aussi d'une soue à cochons, d'une lapinière, d'un poulailler et d'une bergerie[34]. Alors qu'aucune maison en hauteur ne disposait de lieu d'aisance, même en ville, la maison à terre permet d'installer ces « lieux » à l'extérieur de l'habitation. Jusqu'au milieu du XXe siècle, c'était un simple abri en planches recouvert de roseaux (canisse) dont l'évacuation se faisait directement sur la fosse à purin ou sur le fumier[34].

La construction d'un tel ensemble étant étalée dans le temps, il n'y avait aucune conception architecturale pré-établie. Chaque propriétaire agissait selon ses nécessités et dans l'ordre de ses priorités. Ce qui permet de voir aujourd'hui l'hétérogénéité de chaque ensemble où les toitures de chaque bâtiment se chevauchent généralement en dégradé[35].

Chaque maison se personnalisait aussi par son aménagement extérieur. Il y avait pourtant deux constantes. La première était la nécessité d'une treille toujours installée pour protéger l'entrée. Son feuillage filtrait les rayons de soleil l'été, et dès l'automne la chute des feuilles permettait une plus grande luminosité dans la salle commune. La seconde était le puits toujours situé à proximité. Il était soit recouvert d'une construction de pierres sèches en encorbellement qui se fermait par une porte de bois, soit surmonté par deux piliers soutenant un linteau où était accrochée une poulie permettant de faire descendre un seau. L'approvisionnement en eau était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture[35].

Le pigeonnier devint, après la Révolution la partie emblématique de ce type d'habitat puisque sa construction signifiait la fin des droits seigneuriaux, celui-ci étant jusqu'alors réservé aux seules maisons nobles. Il était soit directement accolé à la maison mais aussi indépendant d'elle. Toujours de dimension considérable, puisqu'il était sensé annoblir l'habitat, il s'élevait sur deux étages, le dernier étant seul réservé aux pigeons. Pour protéger ceux-ci d'une invasion de rongeurs, son accès était toujours protégé par un revêtement de carreaux vernissés qui les empêchait d'accéder à l'intérieur[34].

Cabanon

Cabanon près de Sainte-Croix-à-Lauze

L'existence de cette « maisonnette des champs » est toujours liée à une activité agricole qui contraint le paysan à rester éloigné de sa résidence habituelle. Dans son étude sur l'habitat rural, Fernand Benoit envisage à la fois le cas du pastoralisme et celui du sédentarisme. Pour le premier, la transhumance, qui permet aux troupeaux d'estiver dans les alpages, implique l'usage d'un habitat sur place de « type élémentaire » pour le berger. Suivant le lieu, il prend l'aspect d'un jas en pierre sèche, d'une cabane édifiée en matériaux composites, le plus fréquemment en pierre et en bois, le chalet totalement en bois, etc. Ce refuge lui sert à la fois d'abri et de laiterie[36].

Pour le paysan sédentaire, c'est l'éloignement de ses cultures qui impose un habitat aménagé près de son champ ou de sa vigne. Dans ce dernier cas, le cabanon correspond à une cabane de vignes où sont entreposés outillage, matériel à traiter et produits de traitement. C'est de plus un véritable habitat saisonnier qui est utilisé lors des travaux de longue durée dans le vignoble : ébourgeonnage, taille en vert, sulfatage et vendanges[36].

Ces cabanons, qui se trouvent à l'orée ou au centre du champ avaient aussi un rôle d'affirmation sociale pour le paysan. Ils étaient considéré comme « le signe de la propriété sur une terre qu'il entendait distinguer du communal »[36].

Équipements et services

Transports interurbains

La commune est desservie par autocar grâce aux lignes régulières Avignon-Digne et Marseille-Banon.

Éducation

Il n'y a pas d'école dans la commune. Les enfants scolarisés fréquentent l'école primaire de Vachères, puis le collège de Banon ou d'Apt[10].

Santé

L'hôpital le plus proche est celui d'Apt.

Vie locale

Culte

La paroisse est rattachée à un groupe inter-paroissial qui comprend Aubenas-les-Alpes, Céreste, Dauphin, Lincel, Mane, Montfuron, Montjustin, Oppedette, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Vachères et Villemus. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[37].

Culture

La chapelle Saint-Didier sous l'égide de l'association Alauza est devenu un centre culturel qui a été distingué par les rubans du patrimoine. Le comité des fêtes organise tous les ans une fête votive au mois de juin[10].

Environnement et recyclage

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font à la déchetterie de Reillanne.

Personnalités liées à la commune

  • Andrée Maureau, écrivaine, auteur de livres sur la gastronomie provençale[38].

Sources

Bibliographie

  • Patrick Saletta (sous la direction de), Haute Provence et Vaucluse - Les Carnets du Patrimoine, Paris, Les Guides Masson, Paris, 2000, 2000 (ISBN 978-2-7072-0408-0) 
  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin. Arts et traditions populaires, Éd. Aubanel, 1992, (ISBN 2700600614)
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

Notes

  1. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 978-2-7399-5004-7) 
  2. Le pays d'Oppédette
  3. La géologie de Sainte-Croix-à-Lauze sur le site Géoportail
  4. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  5. Données climatologiques d'Apt (Vaucluse) 2000-2007
  6. Roland Sautel, Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009, p. 13.
  7. La fondation Calvet parraine la recherche à Sainte-Croix à Lauze
  8. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 198
  9. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 114
  10. a, b, c, d et e Sainte-Croix-à-Lauze sur le site Provence.fr
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 27320, p 1511-1512
  12. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  13. Site de la préfecture des AHP
  14. (fr) Impots locaux à Sainte-Croix- à-Lauze, taxes.com
  15. Recensement complémentaire de l’Insee, disponible en ligne [1], consulté le 7 décembre 2008
  16. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  17. Sainte-Croix-à-Lauze sur le site de l’Insee
  18. EHESS, notice communale de Sainte-Croix-à-Lauze sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  19. a et b Raymond Collier, op. cit., p 271.
  20. a, b et c Carnets du patrimoine, op. cit.. 474.
  21. a et b Raymond Collier, op. cit., p 520.
  22. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 23.
  23. Raymond Collier, op. cit., p 151-152
  24. Raymond Collier, op. cit., p 217
  25. Raymond Collier, op. cit., p. 177.
  26. Carnets du patrimoine, op. cit., p. 473.
  27. Raymond Collier, op. cit., p. 178.
  28. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 43.
  29. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 44.
  30. Fernand Benoit, op. cit., p. 48.
  31. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 49.
  32. Fernand Benoit, op. cit., p. 50.
  33. Fernand Benoit, op. cit., p. 54.
  34. a, b, c, d et e Fernand Benoit, op. cit., p. 55.
  35. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 56.
  36. a, b et c Fernand Benoit, op. cit., p. 69.
  37. Groupe Avance au Largue
  38. Ouvrages d'Andrée Maureau

Voir aussi

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