Nice (France)


Nice (France)

Nice

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Nice

Quai des États-Unis et Promenade des Anglais
Quai des États-Unis et Promenade des Anglais

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes (préfecture)
Arrondissement Nice (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de quatorze cantons
Code Insee abr. 06088
Code postal 06000 06100 06200 06300
Maire
Mandat en cours
Christian Estrosi (UMP)
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté urbaine Nice Côte d'Azur
Site internet http://www.nice.fr/
Démographie
Population 347 060 hab. (2006)
Densité 4 826 hab./km²
Aire urbaine 973 231 hab.
Gentilé Niçoises, Niçois
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 12″ Nord
       7° 15′ 59″ Est
/ 43.703393, 7.266274
Altitudes mini. 0 m — maxi. 520 m
Superficie 71,92 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Nice, sa plage et la Baie des Anges vues du quai Rauba Capeu.

Nice, est une ville du sud-est de la France, préfecture du département des Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur derrière Marseille. Située à l'extrémité sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière italienne, elle est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon.

Avec 347 060 habitants en 2006[1], elle est la cinquième commune de France en termes de population (après Paris, Marseille, Lyon et Toulouse). Son agglomération est également la cinquième de France et regroupe 888 784 habitants (2004)[2]. Elle est enfin située au cœur d'une aire urbaine de 973 231 habitants (2008)[3] et d'un espace urbain, l' « espace urbain Nice-Côte-d'Azur » qui compte une population de 1 197 182 habitants (1999).

La ville est le centre d'une communauté urbaine, Nice Côte d'Azur, la septième de France, qui rassemble vingt-quatre communes et plus de 500 000 habitants[4]. Le Scot de Nice (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2003, regroupe vingt-neuf communes. Sa population est estimée à 517 500 habitants en 2005[5].

Située entre mer et montagnes, capitale économique de la Côte d'Azur, Nice bénéficie d'importants atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent une place importante dans l'activité économique de la ville. Elle possède la deuxième capacité hôtelière du pays[6] et accueille chaque année 4 millions de touristes[7]. Elle dispose également du troisième aéroport de France[8],[9] et de deux palais des congrès dédiés au tourisme d'affaires. La ville possède aussi une université et plusieurs quartiers d'affaires. Nice est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle possède ainsi plusieurs musées, un théâtre national, un opéra, une bibliothèque à vocation régionale, un conservatoire national de région et des salles de concert.

Capitale historique du comté de Nice, elle a appartenu à la Provence avant de rejoindre la Maison de Savoie en 1388 et plus tard le royaume de Piémont-Sardaigne. Nice ne devint définitivement française qu'en 1860. Ses habitants s'appellent les Niçois(es).

Sommaire

Toponymie

Il existe plusieurs hypothèses concernant l'origine du nom de la ville. Certains font remonter le nom de « Nikaïa » à un toponyme étrusco-italique[10]. L'autre hypothèse privilégie l'idée d'une origine grecque. Le nom de « Nikaïa » est en effet très courant dans le monde grec[10]. Il signifie « la Victorieuse »[11]. Le nom se transforme ensuite en Nicaea en latin. La ville s'appelle aujourd'hui Nice en français, Nizza en italien et Niça ou Nissa en niçois.

Symboles

Héraldique

Les armoiries de Nice apparaissent pour la première fois dans une copie des Statuts d'Amédée VIII, sans doute réalisée peu de temps après leur promulgation en 1430[12]. Le pays niçois est alors symbolisé par un aigle rouge sur fond blanc, posé sur trois monts, ce que l'on peut décrire en langage héraldique comme des armes « d'argent à une aigle de gueule posée sur trois coupeaux »[12]. Les armoiries ne subissent ensuite que des modifications mineures : l'aigle devient de plus en plus stylisé, il reçoit une couronne comtale, qui symbolise sa domination sur le comté de Nice, et il prend appui sur trois monts désormais bordés par une mer stylisée[12]. Les armes de la ville de Nice peuvent alors être décrites comme « d'argent à l'aigle de gueules, le vol abaissé, posée sur trois coupeaux de sable, mouvants d'une mer d'azur »[12].

La présence de l'aigle, emblème impérial, démontre que ces armoiries sont liées au pouvoir savoyard. Les comtes puis les ducs de Savoie justifient en effet leur domination sur le pays niçois en se réclamant de leur titre de vicaire impérial. L'aigle dominant les trois collines est donc une illustration et une légitimation des Savoie, qui établissent leur domination sur le pays niçois[12]. L'association du blanc et du rouge (argent et gueules) est une reprise des émaux héraldiques de la croix de Savoie[12]. Les trois monts symbolisent un honneur territorial, sans souci de réalisme géographique[12]. Par leur structure emblématique, les armoiries de Nice constituent donc un signe d'allégeance et de fidélité à la maison de Savoie[12].

Le décret impérial du 6 juin 1811 attribue à la cité de Nice de nouvelles armoiries : « un lion passant de gueules surmonté d’un soleil rayonnant du même, adextré d’un olivier et sénestré d’un oranger de sinople au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire »[13].

Les armoiries traditionnelles sont remises à l'honneur après la chute de l'Empire.

Devise

La devise de la ville est « Nicaea fidelissima » (Nice la Très Fidèle)[14].

Géographie

Nice vu par le satellite Spot

Situation

Localisation

Nice est située à l'extrême sud-est de la France continentale, non loin de la frontière italienne (30 km), au bord de la Méditerranée. Elle est bordée par la baie des Anges, et est entourée de plusieurs collines. La cité est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille, la capitale régionale, et 200 km de Gênes. Il s'agit de la plus grande ville de la Côte d'Azur, territoire s'étendant de Hyères à Menton
Elle est délimitée par le fleuve Var à l'Ouest et le mont Boron à l'Est. La ville se trouve en position excentrée par rapport au territoire national, comme au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Climat

Article connexe : Climat des Alpes-Maritimes.

Le climat de la ville correspond aux normes du climat méditerranéen, les gels étant généralement rares (2 ou 3 nuits par an), faibles (le minimum annuel se situe aux alentours de -1 ou -2 °C) et brefs. Ainsi les hivers sont doux et secs, et les étés chauds et très secs, car la ville est protégée des vents venant du nord et de l'ouest grâce aux Alpes. Durant l'été les précipitations sont extrêmement faibles avec une moyenne de 15,6 millimètres pour le mois de juillet[15]. À l'inverse, l'automne est une période soumise à des pluies fréquentes (108,2 millimètres pour le mois d'octobre) et des orages violents en raison de la température de la mer Méditerranée encore très chaude à cette saison (20° - 24°). Cette saison est également marquée par la présence certaines années du sirocco qui en plus d'apporter une légère vague de chaleur, transporte du sable saharien.

Tableau comparatif des données climatiques de Nice
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nice[16] 2694 h / an 767 mm / an 1 j / an 31 j / an 1 j / an
Toulouse 2 047 h/an 655 mm/an 7 j/an 26 j/an 44 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an
Mois J F M A M J J A S O N D Année
Température minimale journalière moyenne (°C) 6 6 8 10 14 17 20 20 17 14 9 6 12,25
Température maximale journalière moyenne (°C) 13 13 15 17 20 24 27 28 25 21 16 14 19,4
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 51,3 32,1 23,2 53,7 26,8 27,1 9,7 12,2 63,8 96,9 77,7 53,7 528,2
Source: MSN Meteo

Site

Vue depuis le Nord de la Ville. Au 1er plan la cité HLM de Pasteur, la colline de Cimiez, au second plan Nice-Ville, et en arrière plan la baie des Anges

La ville est située au fond de la baie des Anges, abritée du vent par un amphithéâtre de collines, dans une étroite cuvette montagneuse appuyée au massif du Mercantour, limitée à l'ouest par la vallée du Var et à l'est par le mont Boron. Le premier site de Nice fut la colline du Château, qui fut entièrement militarisé avant d'être détruit par Louis XIV. Nice s'est développée au pied de cette colline en se limitant à la partie comprise entre le Paillon et la mer, qui constitue aujourd'hui le Vieux-Nice aux ruelles étroites. C'est surtout après le rattachement à la France que la ville s'est étendue au-delà de ce cours d'eau qui est aujourd'hui partiellement couvert.

Topographie de Nice

La plus connue des collines qui dominent la ville est celle de Cimiez, avec ses vestiges antiques et son parc qui abrite le musée Matisse et accueille le Festival de Jazz en juillet. Autre colline importante, celle du Château, qui sépare la vieille ville du port Lympia. Les diverses collines gênent l'extension de la ville : celle-ci s'est faite soit vers le nord, en suivant le cours du Paillon, soit dans la plaine de l'ouest jusqu'à Saint-Laurent-du-Var.

La ville est traversée par deux petits fleuves torrentueux, souvent à sec en été : le Paillon à l'est (34 km), qui naît au-dessus de Coaraze et reçoit les torrents de Laghet et de Saint-André (il reçoit, également, à hauteur du pont de Peille les eaux du Paillon de l'Escarène), et le Magnan à l'ouest, beaucoup plus petit, venu des montagnes d'Aspremont, qui traverse le quartier de la Madeleine avant de se jeter dans la mer, dans le quartier portant son nom. La coupure du Paillon, dont le lit paraissait excessivement large... entre deux crues, marqua considérablement Nice jusqu'à sa canalisation et sa couverture (son embouchure se situait à l'emplacement du jardin Albert 1er)

Le site de la ville est constitué par le lit majeur du Paillon et des collines de poudingue orientées nord-sud[17]. Il comprend donc une plaine centrale, des collines, des vallées (Paillon à l'est et Var à l'ouest) et des vallons. Ces derniers ont été creusés par différents torrents. Leurs pentes sont raides, parfois abruptes. Elles étaient aménagées autrefois en terrasses pour les cultures[18].

Morphologie urbaine

Tissu urbain

Le tissu urbain a dû s'adapter à un territoire accidenté. La ville s'est développée à partir du Vieux-Nice, qui occupe une sorte de triangle entre le colline du Château, la mer et le Paillon. Elle s'est d'abord étendue vers l'est et le port, puis au nord de celui-ci. À partir du XIXe siècle, la ville franchit le Paillon et se développe le long du littoral et vers l'intérieur des terres, de part et d'autres de l'actuelle avenue Jean-Médecin. Au XXe siècle, le brusque accroissement de la population provoque une extension de l'urbanisation de long de la vallée du Paillon, mais aussi vers l'ouest, à l'intérieur des vallons (La Madeleine) et sur les différentes collines qui entourent la ville[19].

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le Paillon a été progressivement recouvert, d'abord pour accueillir des jardins (square Masséna, jardin Albert Ier), puis des infrastructures et des bâtiments (parking, gare routière, théâtre, musée d'art moderne, palais des congrès Acropolis, palais des expositions). Cette succession de bâtiments, parfois mal conçus, tend à renforcer la coupure de la ville en deux[20].

Quartiers

Article détaillé : Quartiers de Nice.
Panorama du centre-ville de Nice.

Les quartiers de Nice sont assez fortement différenciés. Globalement, la ville est assez clairement divisée en deux : la rive gauche du Paillon, plus ancienne, est caractérisée par un urbanisme proche de celui de Turin. La rive droite, plus récente et plus « française », présente un style beaucoup plus haussmannien.

La colline du château correspond à l'ancien centre de la commune. Le château a été détruit au XVIIIe siècle par Louis XIV et démilitarisé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Depuis, c'est essentiellement un lieu de promenade. Le Vieux-Nice s'est développé à partir du XIVe siècle. Jusqu'au XIXe, la majorité des habitants, des lieux de pouvoirs et des activités économiques y sont situés. Le quartier est notamment le siège de la cathédrale Sainte-Réparate, du Palais Communal (aujourd'hui Bourse du travail, place Saint-François), du palais du gouverneur (aujourd'hui palais de la Préfecture), du Sénat (ancienne cour d'appel) et du cours Saleya, principale place de la ville pendant longtemps. Il possède également de nombreux édifices religieux. Le Vieux-Nice est aujourd'hui le cœur touristique de la ville et héberge de nombreux cafés et restaurants. Le port a été longtemps un quartier populaire et ouvrier. Le port proprement dit accueille aujourd'hui surtout des bateaux de plaisance et des paquebots de croisière.

La colline de Cimiez est le quartier le plus bourgeois de la ville. Il abrite de nombreux hôtels construits à la Belle Époque et qui ont été depuis transformés en appartements pour les classes aisées. L’avenue Jean-Médecin est la principale artère commerciale de la ville. La plupart des grandes enseignes y sont situées. La zone piétonne a été créée dans les années 1970. Très touristique, elle accueille de nombreux restaurants et des cafés. Les quartiers République, Saint-Roch et Magnan sont des quartiers populaires anciens, construits essentiellement dans la seconde moitié du XIXe siècle ou la première moitié du XXe siècle. Les quartiers de Pasteur, L'Ariane et Les Moulins sont des quartiers populaires récents, construits dans les années 1960-1970, en périphérie de la ville. La plaine du Var, à l'ouest de la ville, a longtemps accueillie des maraîchers. Elle abrite aujourd'hui principalement des grandes surfaces, ainsi que des administrations.

Architecture

Le Palais Sapho.

L'architecture de la ville souligne l'évolution particulière de son histoire. La vieille-ville est caractéristique de l'urbanisme d'une ville fortifiée italienne à l'époque moderne. Les rues sont très étroites et tortueuses, les immeubles sont recouverts d'enduits de couleurs chaudes (ocre ou rouge). Les nombreuses églises sont de style baroque. Les quartiers construits à la fin de l'époque moderne et au début du XIXe siècle reflètent l'influence de l'urbanisme turinois d'alors : les rues sont plus larges et rectilignes, les immeubles sont colorés.

Les quartiers construits après l'annexion à la France en 1860 sont quant à eux d'un style beaucoup plus austère et haussmannien : les rues sont larges et rectilignes, mais la pierre apparente remplace les façades colorées. Ces quartiers sont d'un aspect beaucoup plus « français » que les autres, qui demeurent esthétiquement très « italiens ». La ville compte par ailleurs de nombreux immeubles construits à la Belle Époque et dans les années 1930[21]. Enfin, une particularité niçoise est le grand nombre de bâtiments et d'immeubles qualifiés de « palais » : ils sont de toutes époques et de qualité toute aussi variée.

Sous l'administration de Jacques Médecin et avec les lois de décentralisation (Defferre en 1983, qui accorde la délivrance du permis de construire du préfet au maire), Nice va connaître sa plus grande expansion immobilière, essentiellement sur ses collines[réf. nécessaire]. Ces immeubles ne sont plus typés, comme pouvaient encore l'être ceux des années 1970, mais d'un style pudiquement nommé « style béton ». Les parties communes et la taille des appartements rétrécissent, les modénatures disparaissent et l'identité s'efface[réf. nécessaire].

Urbanisme

Logement

La ville connaît une situation tendue sur le plan du logement. En 1999, la ville comptait 211 972 logements, dont 77,8 % de résidences principales, 8,3 % de résidences secondaires et 13 % de logements vacants[22]. 7,1 % des logements sont des maisons individuelles, 90,9 % des appartements et 2 % d'autres types de logements[23]. Les construction neuves sont peu nombreuses. En effet, 5,6 % seulement des résidences principales sont des logements construits en 1990 ou après[24]. 19,2 % sont des logements construits entre 1975 et 1989, 44,2 % des logements construits entre 1949 et 1974, et 30,9 % des logements construits avant 1949. L'essentiel du parc immobilier date donc d'avant 1975.

Un immeuble à Nice Nord

La plupart (35,2 %) de ces logements sont des 3 pièces[24]. La ville compte ensuite 26,7 % de deux pièces, 24,3 % de quatre pièces et plus, et 13,8 % de une pièce[24]. Les logements sont donc, en général, plutôt de petites tailles.

L'offre locative est insuffisante. 58,9 % des habitants sont propriétaires, tandis que 35,6 % sont locataires[24]. Parmi les locataires, 25,4% sont en logement non HLM, 23,2 % en logement HLM et 44,4 % en meublé ou en chambre d'hôtel[24]. 93,7 % des logements possèdent le chauffage central, et 42 % bénéficient d'un garage, d'un box ou d'un parking[24]. 8,9 % possèdent deux salles d'eau. Les logements sont chers. Les loyers atteignent en moyenne 13,57 euros par m², contre 12,22 euros par m² en moyenne nationale[25]. Le prix à l'achat se situe à 3636 euro par m² contre 3197 en moyenne nationale[25].

Avec 10,9 % de logements sociaux[26], la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes, et se trouve donc hors la loi. Les jeunes actifs et les étudiants éprouvent des difficultés à se loger.

Projets

La nouvelle municipalité a de nombreux projets. Une deuxième ligne de tramway, orientée est-ouest, doit permettre de diminuer le trafic automobile. Les quartiers d'affaires de L'Arénas et de Nice Méridia, doivent être développés afin de diversifier le tissu économique. Une troisième voie de chemin de fer doit être mise en place entre Cannes et Nice pour améliorer la desserte ferroviaire entre ces deux villes. Un stade de football est prévu à l'ouest de la ville. L'aménagement de la plaine du Var, surtout, a été classé opération d'intérêt national. Il est enfin prévu de construire, d'ici 2020, une ligne de TGV, la LGV Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour relier Nice à Paris en passant par Toulon et Marseille [27]. Ce projet est contesté par des hommes politiques, des associations et des responsables économiques.

Développement durable

La ville de Nice est labelisée Pôle d’excellence de cœur de ville 2008 suite à l’analyse de son dossier par le jury du Concours national des villes. [28] Elle est lauréate dans la catégorie « Ville de plus de 100.000 habitants ». Dans le cadre de ce concours, la ville a présenté ses grands projets :

  • Mise en place de la ligne 2 du tramway Est-Ouest sur le terre-plein central de la Promenade des Anglais.
  • Coulée verte centrale (sur la couverture du Paillon) depuis le Mamac jusqu'à la mer.
  • Rénovation urbaine du Port Lympia et de ses abords.
  • Réouverture des terrasses des Ponchettes en promenade piétonne.

Histoire

Promenade des Anglais, 1863. Photographie de Charles Nègre
Articles détaillés : Histoire de Nice, Chronologie de Nice et Vieux-Nice.

L'histoire de Nice se caractérise essentiellement par deux éléments. C'est tout d'abord une ville frontière, qui a fréquemment changé de souveraineté. Elle a été ainsi successivement provençale, savoyarde, piémontaise et française[29]. C'est ensuite une ville dont l'expansion s'est brutalement accélérée au cours du XXe siècle, essentiellement sous l´effet du développement du tourisme. Ces deux particularités ont entraîné des conséquences importantes sur le plan social, politique, économique, culturel, et même urbanistique.

Démographie

Évolutions démographiques

Article détaillé : Scot de Nice.

Selon les estimations de l'INSEE, la population de la ville était de 347 060 habitants en 2006[1] : Nice est ainsi la cinquième ville de France, derrière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. L'unité urbaine de Nice, son agglomération, comprend 888 784 habitants[2]. C'est la cinquième de France, après celles de Paris, Marseille, Lyon et Lille. Son aire urbaine compte 973 231 habitants, ce qui en fait la sixième de France, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille, Lille et Toulouse[3]. La population du Scot de Nice était estimée à 517 000 personnes au 1er janvier 2005[5]. La densité est de 4765,5 habitants au km²[22]. Le solde naturel est négatif (-0,11 %), mais le solde migratoire positif (+0,12 %)[22].

La ville a connu une forte hausse démographique dans la deuxième moitié du XIXe siècle, période où la population a fait plus que doubler, principalement grâce à l'immigration italienne. Au début du XXe siècle, cette hausse s'intensifia avec l'arrivée de populations venues des communes de l'arrière-pays[30]. Après la Première Guerre mondiale, la ville retrouva un fort accroissement démographique. C'est à nouveau l'immigration qui constituait l'essentiel de cette croissance. L'activité hôtelière et celle des constructions, en plein essor dans les années 1920, attiraient de plus en plus de monde et ont permis ainsi à Nice de devenir une ville d'importance nationale. En 1921, Nice devint alors la onzième ville de France, puis en 1931, la huitième, avant de se classer au sixième rang après 1946[31].

La population augmenta très rapidement dans les années 1950 notamment avec l'arrivée de soixante mille personnes. La ville atteignit ensuite son niveau démographique actuel en raison de l'afflux des rapatriés des anciennes colonies françaises, notamment d'Algérie (pieds-noirs)[32].

Depuis les années 1970, le nombre d'habitants n'évolue pratiquement plus : le solde migratoire, relativement élevé, étant compensé par l'accroissement naturel négatif, dû à la forte proportion de personnes âgées[33].

Population de la ville de Nice
1249 1264 1302 1315 1323 1340 1365 1388 1693 1718 1790
4 000[34] 5 600[34] 7 000[35] 8 900[35] 10 200[35] 13 500[35] 8 400[36] 4 250*[37] 10 000 14 608[38] 20 000[38]
1792 1815 1822 1828 1838 1848 1858 1861 1866 1872 1876
23 000[39] 23 538[40] 25 831[40] 28 840[40] 33 811[40] 36 804[40] 44 091[40] 48 273[41] 50 180[30] 52 377[41] 53 397[30]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
66 279[30] 77 478[30] 88 273[30] 93 760[30] 105 109[30] 134 232[30] 142 940[30] 155 000[42] 185 000[42] 220 000[42] 240 000[42]
1946 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
210 000[32] 293 000[32] 329 950[32] 344 481[43] 337 085[43] 342 439[43] 342 738[43] 347 060**[1]      
Estimations avant 1801 ; recensements à partir de 1801 ; Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes ; *en réalité entre 4000 et 4500 ; **Population légale en vigueur à partir du 1er janvier 2009

Pyramide des âges


Pyramide des âges à Nice en 1999[44] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2  Avant 1904  0,5
9,5  1905-1924  14,7
15,3  1925–1939  16,9
19,0  1940-1954  18,2
20,4  1955-1969  18,9
19,6  1970-1984  17,9
16,1  1985-1999  12,9

La population niçoise est sensiblement plus âgée que celle des autres grandes villes de France. Les moins de 29 ans ne représentent ainsi que 32,25% de la population, contre 45% à Toulouse. La catégorie des 15-29 ans ne représente que 18,75%, contre 31,4% dans cette même ville. Les personnes âgées de plus de 75 ans, en revanche, constituent 12,45% de la population, contre 7,35% à Toulouse[44]. Les plus de 60 ans, enfin, représentent 28,55% de la population.

Populations

Nice est aujourd'hui une ville cosmopolite. Si l'on s'en tient au chiffrage administratif du recensement de 1999, 9 % des habitants sont de nationalité étrangère. Si historiquement la communauté italienne a été pendant longtemps la plus importante, la communauté tunisienne est aujourd'hui la plus nombreuse : 2,1 % des Niçois sont en effet de cette nationalité. Les Italiens représentent 1,4 % de la population, les Marocains 1,2 %, les Algériens 1,1 %, les Portugais 0,5 % et les Espagnols 0,2 %[45].

Les étrangers sont surtout présents dans l'agriculture (32,1 % des agriculteurs sont étrangers) et l'industrie (22,6 % des ouvriers sont étrangers). Ils représentent également 8,7 % des artisans et commerçants, 7,7 % des employés, 5,6 % des retraités, 4,5 % des cadres et professions intellectuelles, 3,7 % des professions intermédiaires et enfin 10,6 % des rentiers[45].

Transports

Les déplacements quotidiens à Nice sont très importants et difficiles. On estime qu'environ 310 000 personnes entrent et sortent de la ville chaque jour[20]. Pour autant, les transports urbains ne sont pas satisfaisants. Le réseau routier est saturé et la topographie rend les liaisons transversales difficiles[46].

Une ligne de tramway reliant les quartiers Nord et Est au centre-ville a été ouverte en 2007 pour désengorger partiellement la ville. Une seconde ligne, orientée est-ouest, doit être construite vers 2012 afin de diminuer la circulation automobile sur la promenade des Anglais. Mais cet itinéraire est fortement contesté par un partie de la population[47] et par l'opposition municipale qui propose un trajet alternatif sur l'avenue de la Californie qui permettrait selon eux de toucher plus de monde et serait plus pratique pour les actifs que la ligne est censée transporter.

Nice ne compte aujourd'hui qu'une seule ligne de tramway (Strasbourg en possède cinq, Bordeaux trois). La ville est paradoxalement mieux reliée à Paris (une heure et demie d'avion) qu'à Marseille et à Gênes (deux heures de train)[46], ce qui freine son dynamisme et son attractivité.

Une ligne de TGV devrait relier Nice à Paris en passant par Toulon et Marseille, vers 2023.

Routes et autoroutes

L'entrée ouest de Nice par l'autoroute

Les principales voies rapides sont l'autoroute urbaine nord « AUN » (A8), desservant les quartiers nord de la ville grâce à ses six sorties et l'autoroute urbaine sud « AUS », dite voie Pierre Mathis ou « voie rapide », qui dessert quant à elle les quartiers sud, avec une dizaine de sorties. Pour les voies rapides Nord <→ Sud, la RD 6202, ancienne RN 202, assure une desserte complète de la plaine du Var à l'ouest de la ville, et la Pénétrante du paillon quant à elle permet de relier les quartiers sud de la ville, aux quartiers nord comme l'Ariane et aux communes comme La Trinité, Contes. Aujourd'hui la Côte d'Azur est saturée : le trafic de l'A8 entre Antibes et Nice est l'un des plus denses de France[48]. Le franchissement du Var voit s'écouler 230 000 véhicules par jour[49].

La promenade des Anglais absorbe environ 100 000 véhicules par jour[50].

Le trafic routier sur la Côte d'azur augmente chaque année de 5%, et les prévisions actuelles prévoient une saturation totale du réseau d'ici 2015 d’où l'importance de développer les transports en communs.

Autobus et tramway

Articles connexes : ST2N, Ligne d'azur et Tramway de Nice.
Le tramway près de la place Masséna

Le réseau de transports en commun de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur est nommé Ligne d'azur (ex-SunBus) et est majoritairement exploité par une filiale de Veolia Transport, la Société nouvelle des transports de l'agglomération niçoise (ST2N). Celle-ci affrète aussi plusieurs lignes aux sociétés RCA, Broch, SAP, SAM, Abello, Bréma, TRAM, TANP. La création de ce nouveau réseau de transport en janvier 2005, a facilité la vie des voyageurs permettant de ne posséder qu'un seul abonnement, d'unifier les prix des tickets et d'assurer un meilleur service pour toutes les villes de l'agglomération de Nice.

La ville dispose depuis le 24 novembre 2007 d'une ligne de tramway reliant le nord à l'est de la ville en passant par le centre-ville. Deux autres lignes sont également en projet, dont la très attendue ligne 2 qui reliera l'est à l'ouest (Place Masséna - Aéroport), continuant même jusqu'à Cagnes-sur-Mer dans un deuxième temps. La ligne 3 devrait quant à elle relier la future gare TGV de Nice Saint-Augustin à Lingostière, pour une desserte de la Plaine du Var.

En remplacement de la carte Ligne d'azur, la région PACA souhaiterait mettre en place une carte unique, la carte Optima. Également à puce, celle-ci permettrait d'effectuer des voyages pour un euro sur les différents réseaux urbains des Alpes-Maritimes. Ainsi Optima facilitera les déplacements des usagers en offrant des correspondances entre le bus, le tram, le car, et le TER.
Ce système serait étendu prochainement à toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[51],[52],[53],[54].

Toutefois, le maire de Nice, Christian Estrosi et le président du conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, semblent pour le moment favoriser la mise en place de la Carte Azur, qui serait une carte unique (avec un seul abonnement) pour l'ensemble des réseaux de transport (hors TER et Chemin de fer de Provence) des Alpes-Maritimes[55]. La carte Azur devrait entrer en service fin 2009.

Transports ferroviaires

Les quais du terminus de Nice des chemins de fer de Provence

Grâce à une urbanisation linéaire et continue, tous les habitants de l'aire urbaine de Nice (973 231 habitants) peuvent accéder au réseau TER Provence-Alpes-Côte d'Azur. La ligne principale étant la ligne 4 Mandelieu-la-Napoule - Vintimille desservant vingt-neuf gares dont les principales comme les gares de Cannes, Antibes-Ville, Cagnes-sur-Mer, Nice St-Augustin, Nice-Ville, Nice-Riquier, Monaco, Menton et Vintimille. Cette ligne est la ligne TER la plus empruntée de France après la région parisienne[réf. nécessaire] malgré une offre largement perfectible. Non cadencée, cette ligne est saturée et les trains doivent souvent refuser des voyageurs malgré les TER à double étage. Actuellement une troisième voie de chemin de fer est en construction entre Antibes et Nice, afin de proposer un service de type RER cadencé au quart d'heure avec deux liaisons semi-directes intercalées à chaque heure. Il existe aussi d'autres lignes fréquentées comme la 4bis Cannes - Grasse, la 5 Nice - Cunéo et la ligne des chemins de fer de Provence Nice - Digne, mieux connue sous le nom pittoresque de Train de Pignes. La gare de Nice-Ville assure aussi des liaisons avec les autres métropoles françaises et avec les principales capitales européennes via le TGV.

Transports aériens

Article connexe : Aéroport Nice Côte d'Azur.
Le terminal 2 de l'aéroport Nice Côte d'Azur

Sur le territoire communal de Nice, il n'existe qu'un seul aéroport, l'aéroport Nice Côte d'Azur. La Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur gère également l'assez proche aéroport de Cannes - Mandelieu.

L'aéroport de Nice rapproche la ville du monde entier, puisque l'essentiel de Europe, le Maghreb, l'Amérique ainsi que le Moyen Orient sont reliées à la capitale de la Côte d´Azur par des liaisons quotidiennes.

Avec 10,4 millions de passagers en 2007[9], la plate-forme aéroportuaire de Nice se hisse à la troisième place des aéroports français en nombre de voyageurs, après ceux de Paris. Un trafic en augmentation de 4,5 % par rapport à l'année précédente[9] le rapproche de sa capacité théorique maximale de 13 millions de voyageurs. Il est donc prévu d'agrandir une fois de plus l'aéroport en gagnant sur la mer. L'aéroport dispose de deux terminaux (voir : compagnies par terminal). Il est également le troisième aéroport francophone après les aéroports de la ville de Paris et l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal au Canada. NCE est le code IATA de l'aéroport Nice Côte d'Azur. LFMN est le code OACI de ce même aéroport. Il existe aussi sur la côte d'azur une desserte entre les deux aéroports azuréens et l'héliport de Monaco.

Transports maritimes

Article connexe : Port de Nice.

Le port Lympia ou port de Nice, fut construit à partir de 1745, aujourd'hui il assure principalement des liaisons avec la Corse, grâce aux NGV (navires à grande vitesse). Le port de la ville appartient au conseil général des Alpes-Maritimes[56] et est géré par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur[57]. NI est le code de Nice selon la liste des quartiers maritimes.

Administration

La ville est le siège de la préfecture des Alpes-Maritimes, du Conseil général du département, du rectorat de l'académie de Nice, de la Communauté urbaine Nice Côte d'Azur et du diocèse de Nice.

Tendances politiques

Nice est une ville de tradition conservatrice sur le plan politique[58]. Depuis la Seconde Guerre mondiale, elle vote le plus souvent à droite[59]. Aux élections présidentielles de 2007, la ville a ainsi porté le candidat UMP Nicolas Sarkozy devant son homologue socialiste Ségolène Royal avec respectivement 65.34 % contre 34.66 % des votes lors du second tour[60]. Lors des élections législatives de 2007, les quatre circonscriptions que compte la ville ont été remportées par les candidats de la majorité présidentielle (UMP ou Nouveau Centre NC). Des années 1980 jusqu'à aujourd'hui, le Front national (FN) a réalisé des scores très importants.

Article détaillé : Nationalisme niçois.

La ville se caractérise par la présence d'un parti autonomiste proche de l'extrême droite, Nissa Rebela, qui a obtenu environ 3 % lors des dernières élections municipales. Il existe également un autre parti autonomiste, la Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises (LRLN), animé par Alain Roullier.

Maires de Nice

Article détaillé : Liste des maires de Nice.

Depuis 1947, la ville est dirigée par la droite.


Article détaillé : Élections municipales à Nice.

Le maire actuel de Nice est Christian Estrosi (UMP), dont la liste est arrivée en tête en mars 2008 au second tour avec 41,33 % des suffrages contre 33,17 % à Patrick Allemand (PS) et 25,50 % à Jacques Peyrat (divers droite, maire sortant)[60]. Comme toute commune dont la population est supérieure à 300 000 habitants (hormis Paris, Lyon et Marseille), Nice est administrée par un conseil municipal composé de soixante-neuf élus répartis selon la composition suivante[61] :

Répartition au conseil municipal de Nice
Groupe Président Effectif Statut
UMP - Nouveau Centre Muriel Marland-Militello 56 majorité
PS Patrick Allemand 11 opposition
Entente Républicaine André Chauvet 2 opposition

Cantons

La ville de Nice est divisée en quatorze cantons. À la suite des dernières élections cantonales de mars 2008 et de l'élection cantonale partielle dans le canton de Nice-12 en mai 2009, cinq cantons sont tenus par la gauche et neuf par la droite.

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (1999)
Marc Concas PS 1er canton 06 14 17 175 hab.
Jean-Auguste Icart UMP 2e canton 06 15 19 774 hab.
Jacques Victor PCF 3e canton 06 16 32 066 hab.
Auguste Vérola UMP 4e canton 06 17 19 726 hab.
Patrick Mottard DVG 5e canton 06 32 28 805 hab.
Lauriano Azinheirinha UMP 6e canton 06 33 28 480 hab.
Dominique Boy-Mottard PS 7e canton 06 37 22 024 hab.
Olivier Bettati UMP 8e canton 06 38 21 337 hab.
Joseph Calza UMP 9e canton 06 39 32 875 hab.
Bernard Asso UMP 10e canton 06 40 31 550 hab.
Daniel Benchimol UMP 11e canton 06 41 29 060 hab.
Benoït Kandel UMP 12e canton 06 42 21 624 hab.
Honoré Colomas UMP 13e canton 06 43 27 626 hab.
Paul Cuturello PS 14e canton 06 44 26 428 hab.

Députés

Nice est divisée en trois circonscriptions, toutes tenues par la droite.

Les cantons de Nice 9 et de Nice 14 sont par ailleurs rattachés à la 5e circonscription, dont le député est Charles-Ange Ginesy[62], UMP.

Enseignement

Le lycée Masséna et sa tour de l'horloge

Les établissements d'enseignement de la ville de Nice relèvent de l'académie de Nice, qui regroupe les départements des Alpes-Maritimes et du Var. Jean-Claude Hardouin est recteur de l'académie de Nice depuis juillet 2005[63].

Enseignement primaire et secondaire

Nice possède 162 écoles primaires publiques, accueillant 28 000 élèves, dont 71 écoles maternelles, 87 écoles élémentaires et 2 écoles spécialisées[64]. La ville compte également 15 établissements primaires d'enseignement privé sous contrat d'association[65]. La ville compte également 29 collèges, 12 lycées d'enseignement général ou technologique et 10 lycées professionnels[66].

Enseignement supérieur

L'université de Nice Sophia-Antipolis existe depuis 1965. Elle compte près de 26 000 étudiants. Nice possède aussi plusieurs classes préparatoires aux lycées des Eucalyptus et Masséna, ainsi qu'une école d'orthophonie. La ville accueille différentes écoles supérieures de commerce : un des deux campus de l'EDHEC (École des hautes études commerciales du nord) se trouve à Nice, ainsi que l'Espeme (École supérieure de management des entreprises) et l'IPAG (Institut de préparation à l'administration et à la gestion). À proximité de la ville, à Sophia-Antipolis, est installée le CERAM Business School (Centre d’enseignement et de recherche appliqués au management, anciennement appelé ESC Nice), géré par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur. À cela, il faut ajouter l'IAE de Nice (Institut d'administration des entreprises), rattachée à l'université de Nice Sophia-Antipolis, et l'IDRAC Nice (Institut de recherche et d'action commerciale), ainsi que l'ESICAD Nice (École supérieure privée de commerce et de gestion).

Il n'existe pas de grande école d'ingénieur à Nice. Néanmoins, la technopole Sophia Antipolis accueille Polytech'Nice-Sophia (une école d'ingénieur du réseau Polytech et de l'université de Nice Sophia-Antipolis) ainsi que l'Institut Eurécom (école d'ingénieur en systèmes de communication). Ces écoles ont pour projet de former le campus STIC (Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication) avec l'INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique). L'École nationale supérieure des mines de Paris est également implantée à Sophia Antipolis. Nice est dotée de plusieurs écoles supérieures spécialisées dans l'informatique et les nouvelles technologies. On y trouve une antenne de l'école privée Supinfo ainsi que l'antenne régionale de l'EPITECH (École pour l'informatique et les nouvelles technologies). Enfin, d'autres écoles sont installées à Nice et couvrent divers domaines comme la réalisation audiovisuelle avec l'ESRA Côte d'Azur (École supérieure de réalisation audiovisuelle), le journalisme avec l'école Nouvelles, ou bien encore l’Europe et les relations internationales avec l'IEHEI (Institut européen des hautes études internationales). La villa Arson, quant à elle, est une École nationale supérieure d'art, créée en 1970 et spécialisée dans l'art contemporain[67]. L'IESTS (Institut d'enseignement supérieur de travail social) propose des formations aux professions du travail social[68].

Dans l'ensemble, l'enseignement supérieur est relativement peu développé à Nice. La ville ne compte qu'environ 30 000 étudiants, alors que Bordeaux, Montpellier ou Rennes en comptabilisent 60 000. Elle n'a pas non plus d'Institut d'études politiques, contrairement à toutes les autres grandes villes de France (Toulouse, Grenoble, Lille, Strasbourg, Aix-en-Provence...) ni de faculté de pharmacie ou d'école d'architecture et d'urbanisme. Elle n'a pas non plus d'école de Beaux-arts ni de cursus d'histoire de l'art. Cette offre insuffisante nuit à la compétitivité et à l'attractivité de la ville et du département[69].

Recherche

La création de l'Université de Nice Sophia-Antipolis a entraîné l'essor des activités de recherche, qui demeurent cependant peu développées par rapport à des villes comme Toulouse ou Rennes. L'université compte soixante-deux unités de recherche, cent seize équipes de recherche et trente-cinq laboratoires associés aux grands organismes de recherche (CNRS, INSERM, INRA ou CEA), six écoles doctorales, deux instituts fédératifs de recherche (IFR), neuf programmes pluri-formation (PPF), vingt-cinq équipes d'accueil (EA), trois « jeunes équipes », une Maison des sciences de l'homme et une plate forme Agrobiotech[70]. Deux cent-huit thèses ont été soutenues en 2005[70]. L'université accueille 1 448 doctorants[70]. La majorité des activités de recherche sont cependant implantées à Sophia-Antipolis, un technopole situé au nord d'Antibes et très mal relié à la ville . Nice devrait développer ses activités de recherche et d'enseignement supérieur si elle veut redevenir attractive et compétitive[69].

Santé

La fondation Lenval, un hôpital pour enfants, sur la Promenade des Anglais

Dès le XIXe siècle la présence de nombreux hivernants aisés attire des médecins à Nice. La fonction médicale de la ville s'est ensuite beaucoup développée dans la seconde moitié du XXe siècle, grâce à la présence massive des personnes âgées[71]. L'hôpital Saint-Roch, le plus ancien, situé dans le centre, a dû être complété par d'autres établissements, notamment l'hôpital Pasteur, situé à l'Est, auquel a été juxtaposé le Centre anticancéreux Antoine-Lacassagne. L'hôpital pour enfants Lenval, pour sa part, est issu d'une fondation privée. Depuis l'ouverture de la faculté de médecine en 1965, les hôpitaux publics ont le statut de CHU. Un autre hôpital important, L'Archet, a été construit à l'Ouest de la ville. Nice compte enfin de nombreuses cliniques privées, souvent ouvertes par des Français d'Algérie, notamment sur la colline de Cimiez et à Rimiez[71].

La santé est donc assurée principalement par les quatre hôpitaux du centre hospitalier universitaire de la ville (L'Archet, Cimiez, Pasteur et Saint-Roch)[72] qui constituent un CHR, ainsi que par diverses fondations et cliniques privées. Saint-Roch est spécialisé dans les urgences, Cimiez en gérontologie, Lenval en pédiatrie, et le Centre Antoine Lacassagne en cancérologie. Les hôpitaux de L'Archet I et II ainsi que Pasteur I sont davantage « généralistes ». Le CHU de Nice emploie 6000 personnes, dont 1000 médecins[72]. Un nouvel hôpital, Pasteur-II, est en construction et est destiné à rassembler sur un même site, les activités des hôpitaux de Saint-Roch et de Pasteur-I[73]. Il s'agit d'éviter ainsi un éclatement des différentes spécialités sur plusieurs sites, comme c'est le cas actuellement[74]. Le service des urgences devrait donc y être transféré, l'hôpital Saint-Roch devenant alors un espace de santé publique centré sur la prévention[75]. L'ouverture de Pasteur II est prévue en deux temps, fin 2011 puis fin 2013[75]. La ville compte de nombreuses cliniques privées, notamment les cliniques Saint-Georges et Saint-Antoine.

Jumelages et accords de coopération

La ville de Nice a menée une politique de jumelage particulièrement active, en raison de l'importance du tourisme pour son économie[76].

Jumelages actifs


Pacte d'amitié
Autres jumelages

Budget et fiscalité

Selon le rapport de la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur[78], réalisé en mai 2007, « les taux de fiscalités votés à Nice en 2004 étaient inférieurs à ceux des villes de taille comparable ». En 1999 et en 2000, la ville avait baissé ses taux de fiscalité[78] puis les a laissé inchangés jusqu'en 2007[79]. Il est prévu à partir de l'année 2009, une augmentation de 15 % des impôts locaux[80].

L’imposition des ménages et des entreprises à Nice
Taux appliqué Recettes dégagées
Taxe d'habitation (TH) 18,58 %[81]
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 20,14 %[81]
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 31,44 %[81]
Taxe d'enlèvement des ordures ménagères* (TEOM) 10,90 %[82] 78 millions d'euros[82] (en 2007)
Taxe professionnelle* (TP) 21,02 %[82] 114 millions d'euros[82] (en 2007)
*Taxes perçues par la communauté urbaine Nice Côte d'Azur

À l'échelle de l'agglomération, le niveau de fiscalité directe par habitants est d'un peu plus de 1000 euros, proche de celui de la région, supérieur au niveau français, mais inférieur à celui des agglomérations de taille comparable[5]. L'agglomération de Nice se singularise par la répartition entre les quatre taxes. La taxe d'habitation et la taxe sur le foncier bâti représentent en effet à elles deux, 68 % du produit total de l'impôt direct (55 % en France et 60 % en PACA)[5]. Conséquence du niveau élevé de ces deux taxes, la part de la taxe professionnelle est relativement basse (32%) comparée à celle de l'ensemble de la France (44 %) et à celle de la région (40 %)[5].

Sécurité

Le niveau de la délinquance à Nice est à peu près le même que dans l'ensemble du département des Alpes-Maritimes, et apparaît donc très élevé. Ainsi, le taux de délinquance en 2005 dans le département, c'est-à-dire le nombre de délits pour 1 000 habitants, atteint 107,8 ce qui en fait le 95e département de France métropolitaine le moins sûr sur 96[83]. Le taux de violence à Nice compte parmi les plus élevés des grandes villes de France avec 11,17 faits pour 1 000 habitants en 2007, pour une moyenne nationale de 5,93[84]. Nice atteint la 25e place du classement des 400 agglomérations françaises de plus de 20 000 habitants les plus violentes[84],[85].

Toutefois, la tendance actuelle est à l'amélioration, selon certains médias locaux. En 2007, la sécurité semble s'être sensiblement améliorée à Nice en comparaison avec les années précédentes. La délinquance générale a cependant moins diminuée à Nice que dans l'ensemble du département (-4,5 % contre -6 % pour les Alpes-Maritimes[86]. Les crimes et délits sur la voie publique ont néanmoins baissé de 11,6 % : les vols à la roulotte ont ainsi diminué de 24 %, les vols à main armée de 30 %, les vols à la portière de 58 %, les vols avec violence de 15 %, les vols à la tire de 5 % et les cambriolages de 10 %[86]. En revanche, la sécurité routière s'est dégradée. Le nombre d'accidents mortels a doublé en 2007 par rapport à 2006. 40 % d'entre eux se sont produits sur la Promenade des Anglais, dans le tunnel du Paillon ou sur la pénétrante du Paillon[86]. La prostitution, la mendicité et les déjections canines demeurent par ailleurs un problème, surtout en été.

Le palais de justice de Nice

Intégrité publique

Depuis les années 1980, la ville a connu d'importants problèmes de clientélisme et de corruption. Nice a ainsi été le théâtre, ces dernières années, de plusieurs affaires politico-financières, comme l'affaire Jacques Médecin, l'affaire Spada, l'affaire de la GLNF, l'affaire du tribunal de Nice, les marchés publics truqués de Nice (2004), l'affaire Vialatte (2004), l'affaire du tramway de Nice (2005), l'affaire Sulzer (2006). Plusieurs membres de l'équipe municipale de Jacques Peyrat (ex-UMP) ont été inquiétés par la justice depuis 2000. En juin 2004, Michel Vialatte, le directeur général des services de la ville de Nice, a été ainsi condamné à cinq ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, pour avoir truqué des marchés publics[87]. En 2005, Dominique Monleau, un élu de la majorité municipale UMP, a été mis en examen pour avoir touché un dessous-de-table dans l'attribution du marché de maîtrise d'œuvre du tramway de Nice à une ancienne filiale de Thales[88]. En juin 2006, enfin, le directeur des relations internationales et du protocole de la mairie de Nice, Martial Meunier-Jourde, 41 ans, et le chef de la police municipale, Daniel Véran, 53 ans, ont été mis en examen pour « trafic d'influence » et placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de l'affaire Sulzer[89].

Économie

Comme d'autres villes du sud de la France, Nice a été peu touchée par la révolution industrielle. L'essentiel de son développement économique a été provoqué par le tourisme, le commerce et les activités liées au bâtiment. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités administratives se sont beaucoup développées. Elles jouent aujourd'hui un rôle important dans l'économie de la ville. En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Nice était de 133 228[90], se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit:

Répartition de l'emploi[90]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Nice 87,4 % 6,7 % 5,2 % 0,8 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

Le taux de chômage était de 15,8 % en 1999, 9,4 % en 2005[91] et 8,8 % en 2006[92]. La population active totale de la ville est de 141 683 personnes[93]. Le revenu moyen par ménage est plus élevé que dans le reste de la France : en 2004, 15 563 euros par an contre 15 027 en moyenne[93]. La taxe professionnelle, en 2005, était de 21,02 % (moy. nat. : 17,75 %)[94].

Culture et patrimoine

Patrimoine architectural

De par son passé, Nice possède un riche patrimoine architectural. Au cours de la période savoyarde, plusieurs palais et hôtels particuliers ont été construits, ainsi que des églises de style baroque. À la Belle Époque, la ville s'est enrichie de nombreuses villas et d'hôtels.

Bâtiments et lieux publics remarquables

Article détaillé : Architecture et urbanisme à Nice.

La promenade des Anglais est, pour le monde entier, le symbole de la ville. Nice possède un nombre important de places. Beaucoup sont situées dans la vieille-ville, comme la place Saint-François[95], la place Garibaldi ou le cours Saleya. La place du Palais de Justice, ancienne place Saint-Dominique, et la place de la Préfecture, créée au XIXe siècle, sont également situées dans la vieille-ville. La majorité des autres places de la ville ont été dessinées au XIXe siècle et sont situées en bordure ou hors du Vieux-Nice. C'est le cas de la place Charles-Albert et de la place Masséna ou de la place de la Croix de Marbre. La place Arson, entre la rue Caïs de Pierlas et la rue Arson, constitue depuis la fin du XIXe siècle un lieu privilégié pour le jeu de boules[96].

Nice a conservé par ailleurs peu de traces de son passé militaire, hormis le fort du mont Alban[97]. Elle a gardé, en revanche, un certain nombre de bâtiments intéressants datant de l'époque moderne, comme le Palais communal de Nice[98], le Palais du Sénat de Nice[99], ou le Palais de la Préfecture de Nice, qui accueillait autrefois les souverains de Savoie lors de leur séjour à Nice[100].

Plusieurs monuments et statues commémorent des évènements ou des personnages liés à l'histoire de la ville, comme la Croix de Marbre, la colonne du pape, ou le monument des Serruriers. La ville possède aussi un certain nombre de statues. Les plus connues sont la statue de Charles-Félix, la statue de Masséna et la statue de Garibaldi. On peut citer aussi le monument à la reine Victoria, le monument aux morts de Rauba-Capeù, et le monument du Centenaire.

Palais, châteaux, villas et hôtels particuliers

La présence de familles de notables assez puissantes, puis celle des hivernants, ont doté la ville d'un riche patrimoine de résidences privées.

Certaines de ces demeures se trouvent sur les collines qui entourent Nice. Le château de Bellet est ainsi situé dans le quartier de Saint-Roman-de-Bellet. Il date du XVIe siècle[101]. Il appartient à une famille d'aristocrates niçois originaires de Savoie, les Roissard de Bellet. Le château a été agrandi au XIXe siècle et restauré deux fois au XXe siècle. Il se situe aujourd'hui au milieu des vignes qui produisent le vin de Bellet. Le domaine abrite aussi une chapelle néo-gothique du XIXe siècle[101]. Dans le vignoble de Bellet, se trouve également le château de Crémat, bâti en 1906 et de style moyenâgeux[102].

La façade du palais Lascaris de nuit, dans le Vieux-Nice

Le musée Matisse était à l'origine une villa, construite au XVIIe siècle à Cimiez par Jean-Baptiste Gubernatis, consul de Nice[103]. Son style est caractéristique de celui des riches demeures génoises. La villa, baptisée palais Gubernatis, est vendue en 1823 à un aristocrate niçois, Raymond Garin de Cocconato. Elle appartient ensuite à une société immobilière puis est rachetée par la ville de Nice, en 1950. Le palais devient alors la villa des Arènes et est aménagé pour accueillir le musée Matisse, qui ouvre en 1963, et le musée d' archéologie. Le bâtiment a été rénové de 1987 à 1993[103].

Certains palais se situent dans le Vieux-Nice. Le palais Lascaris, situé rue Droite, dans la vieille ville, a été construit entre 1648 et le début du XVIIIe siècle pour le maréchal Jean-Baptiste Lascaris-Vintimille, neveu du 55e grand maître de l'ordre de Malte[104]. Ses descendants, les comtes de Peille, ont achevé la construction du bâtiment. Il s'agit d'un palais baroque, dont l'architecture et la décoration montrent l'influence génoise. Le palais abrite aujourd'hui un musée consacré aux arts décoratifs et aux arts et traditions populaires[104].

Plusieurs bâtiments ont été construits pour de riches familles niçoises. Le palais Marie-Christine, place de la Croix-de-Marbre, a été construit au XIXe siècle, de 1800 à 1887. Il a été édifié pour les Saïssi de Châteauneuf et a accueilli de nombreuses personnalités dont, en 1842, la reine Marie-Christine, veuve du roi de Sardaigne Charles-Félix. Son style est néo-classique[105].

Le palais Masséna, rue de France, date de 1899. Il a été commandé par Victor Masséna et réalisé par Hans-Georg Tersling, architecte de l'impératrice Eugénie. Il s'inspire de la villa Rothschild de Cannes. Le style est néo-classique, Louis XVI et Empire. En 1920, la ville achète le bâtiment pour en faire un musée d'art et d'histoire locale[106]. Parmi les autres palais célèbres de la ville, on peut citer le palais de Marbre, construit à Fabron vers la fin du XIXe siècle et abritant aujourd'hui les archives communales de Nice, et le palais Maeterlinck, un ancien palace du Cap de Nice.

La plupart des châteaux du XIXe siècle ont été construits pour des hivernants, français ou étrangers. Le château de l'Anglais a été construit en 1857 par et pour Robert Smith, ancien colonel anglais. C'est le premier château construit à Nice par un hivernant. Il est un pastiche des palais de Jaipur[107]. Le château Valrose a été construit en 1867 par l'architecte David Grimm pour un riche hivernant russe, Paul Von Derwies. Il est de style néo-gothique et abrite aujourd'hui la présidence de l'université de Nice Sophia-Antipolis[108]. Le château Sainte-Hélène a été construit au XIXe siècle pour le directeur du casino de Monte Carlo, François Blanc. Il a appartenu ensuite au parfumeur François Coty, avant de devenir le musée international d'Art naïf Anatole-Jakovsky, en 1982[109].

Cafés, anciens palaces et hôtels

Plusieurs établissements liés au passé touristique de la ville existent depuis le XIXe siècle et sont toujours exploités, plus ou moins transformés.

Le café de Turin, situé place Garibaldi, est un des cafés les plus connus de la ville. Fondé au XIXe siècle, il était à l'origine un lieu de rencontre des immigrés piémontais[110]. La pâtisserie Auer, rue Saint-François-de-Paule, ouverte en 1860, témoigne du style rococo, très à la mode à cette époque[108]. La Trappa, rue Malonat, fondé en 1886, était à l'origine un restaurant de pêcheurs[111].

Le café de Turin sur la place Garibaldi

Le patrimoine hôtelier, dû à l'essor de l'activité touristique dans la seconde moitié du XIXe siècle, est considérable, de nombreux établissements ayant notamment été construits à la Belle Époque. Des palaces ont disparu (généralement transformés en copropriétés résidentielles), mais plusieurs grands hôtels ont été restaurés et modernisés dans la seconde moitié du XXe siècle.

L'ancien hôtel Regina avait été construit sur la colline de Cimiez en 1896, par l'architecte niçois Sébastien Marcel Biasini. La couronne en fer forgé de son aile gauche fut réalisée selon les plans de François-Félix Gordolon. Le gigantesque Regina, qui comptait 400 chambres et suites, hébergea la reine Victoria, sa petite cour et son personnel pléthorique (la souveraine, éprise de Nice depuis 1895, assista à son inauguration en 1897). Transformé en appartements privés dans les années 1930, il a été habité par Henri Matisse[112].

L'ancien hôtel Alhambra, sur le boulevard de Cimiez, fut édifié en 1900 par Jules-Joseph Sioly. Cet architecte, aussi connu pour le Palais Lamartine aux fastes second Empire (rue Lamartine), livra ici l'un des rares exemples niçois du style Art mauresque[113]. Il a aussi été transformé en résidence d'habitation.

Plusieurs grands établissements hôteliers se sont construits le long de la promenade des Anglais. L'hôtel West-End, à l'origine Hôtel de Rome, avait été bâti en 1842 par des aristocrates anglais. Agrandi et embelli par la suite, c'est le plus ancien des grands hôtels de la promenade des Anglais[114]. À proximité, se trouve depuis 1878, l'hôtel Westminster et sa façade rose pâle[115].

Non loin de là, Le Negresco fut édifié en 1912 par Edouard Niermans, pour l'ex-cuisinier et maître d'hôtel roumain Henri Negresco, que finançaient de richissimes gastronomes, ses clients, lorsqu'il exerçait au Grand cercle de Nice. Le style extérieur est néo-Louis XVI. L'intérieur est en grande partie de style « Second Empire tardif ». Sa partie noble, rénovée par Paul et Jeanne Augier, est classée (façades) à l'inventaire des monuments historiques depuis 1975[116].

Le palais de la Méditerranée, également sur la promenade des Anglais, avait été construit en 1927-1928 par Charles et Marcel Dalmas[117]. Sa façade est décorée de figures féminines et de chevaux marins sculptés par Antoine Sartorio[118]. L'ensemble, qui abritait un casino et un théâtre, fut inauguré en 1929[119]. Victime de difficultés financières, il ferma en 1978[120]. La façade Art déco fut sauvée in extremis de la démolition en 1990. Une décennie plus tard, le bâtiment est entièrement reconstruit. Il est inauguré en janvier 2004 et comporte aujourd'hui un hôtel de luxe, un casino et une salle de spectacle[120].

Bâtiments religieux

La ville conserve un nombre important de bâtiments religieux, caractéristiques de la piété baroque. Le plus ancien est l'église Notre-Dame de Cimiez, qui a été construite vers 1450, puis remaniée aux XVIIe et XIXe siècles[121]. D'abord propriété des moines bénédictins de Saint-Pons, elle est ensuite cédée aux franciscains, en 1546. Ces derniers y développent les pèlerinages à Marie. L'église abrite trois rétables de Louis Bréa (XVe ‑ XVIe siècles)[121].

La ville possède surtout un nombre élevé d'édifices religieux baroques italiens. Parmi eux, l'église Saint-Jacques-le-Majeur, ou du Gesù, située rue Droite, date de 1607[122]. Elle a d'abord appartenu aux Jésuites puis est devenue le siège de la paroisse Saint-Jacques. Sa façade montre le début de l'influence du baroque romain à Nice. Elle a été remaniée au cours de la première moitié du XIXe siècle[122]. Son clocher date du XVIIIe siècle. Son plan et son architecture s'inspire de l'église du Gesù créée par Vignole à Rome[122]. La cathédrale Sainte-Réparate, place Rossetti, a quant à elle été construite à partir de 1650 par l'architecte Jean-André Guibert[123]. L'église est mentionné dès le XIe siècle. Elle est à l'origine un prieuré de l'abbaye de Saint-Pons et elle est promue cathédrale au XVIe siècle, en remplacement de Sainte-Marie-du-Château. La cathédrale est reconstruite au milieu du XVIIe siècle, de 1650 à 1680 environ. L'église est inspirée par les modèles architecturaux romains du début du baroque (Vignole, Maderno). Le campanile a été construit au XVIIIe siècle[123]. Parmi les autres bâtiments religieux baroques, on trouve l'église Saint-Martin-Saint-Augustin, située place Saint-Augustin. Elle date de la fin du XVIIe siècle mais n'est terminée que dans les années 1830. Elle est desservie par des Augustins. Sa façade est de style néoclassique[124]. Enfin, l'église Saint-François-de-Paule, dans la rue éponyme, date du XVIIIe siècle. Elle est de style baroque piémontais tardif, mais la façade est néoclassique[125].

L'église du Vœu, située quai Saint-Jean-Baptiste, a été construite en 1840-1853 par l'architecte Carlo Mosca. Elle a été érigée pour remercier la Vierge d'avoir sauvé la ville d'une épidémie de choléra. Elle est considérée comme étant la plus belle église de cette période, grâce à l'utilisation de volumes simples[126]. L'église Notre-Dame-du-Port a été construite en 1840-1853 par Sasserno. La façade a été rajoutée au 1896 par Jules Fèbvre[127].

Cathédrale Sainte Réparate

Les confréries de pénitents ont également marqué le paysage religieux. La chapelle Sainte-Croix de l'archiconfrérie des Pénitents blancs, située rue Saint-Joseph, a d'abord été construite par les Minimes, à partir de 1633[128]. Elle est ensuite achetée par l'archiconfrérie des Pénitents blancs de la Sainte-Croix, qui la fait redécorer dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par l'architecte Antoine Spinelli. Sa façade est dans le style du XVIIe siècle[128]. La chapelle de l'archiconfrérie de la Très Sainte-Trinité et du Saint-Suaire, située rue Jules Gilly, à côté de l'ancien Sénat, date quant à elle du XVIIe siècle[129]. Modifiée au XVIIIe siècle par l'architecte piémontais Gio-Battista Borra, elle appartenait à la confrérie des Pénitents blancs du Saint-Suaire, qui a été fondée à Nice en 1620. Elle est de style néoclassique. Deux autres confréries s'y installent, les Pénitents blancs du Saint-Esprit et les Pénitents rouges, avant que les trois confréries ne fusionnent et deviennent l'archiconfrérie de la Très-Sainte-Trinité[129]. Parmi les autres chapelles de pénitents, on trouve la chapelle de la Miséricorde de l'archiconfrérie des Pénitents noirs, située cours Saleya et datant du XVIIIe siècle. L'architecte était Bernardo Antonio Vittone. Elle devient propriété des pénitents noirs en 1829[130]. Enfin, la chapelle du Saint-Sépulcre de l'archiconfrérie des Pénitents bleus date de la fin du XVIIIe siècle. Œuvre d'Antoine Spinelli, elle est située place Garibaldi et elle est de style néoclassique[131].

Le rattachement du comté de Nice à la France entraîna la construction d'édifices religieux de style gothique[132]. Ainsi, entre 1864 et 1868, avenue Jean-Médecin, est érigée la basilique Notre-Dame à partir des plans de l'architecte français Louis Lenormand. Elle est inspirée de la cathédrale d'Angers et comporte une grande rosace entourée de deux tours carrés de 65 mètres[133].

La présence d'hivernants étrangers à Nice à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle entraîna la construction de nouveaux lieux de cultes. C'est ainsi que l'installation d'une colonie russe dans la ville requit la création d'églises orthodoxes. La première église russe, l'église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra, située rue de Longchamp, a été construite en 1858 par l'architecte Antoine-François Barraya[107]. En 1912, boulevard Tzarévitch, est ensuite édifiée la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas[134]. Elle est située dans le parc où est mort le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch en 1865. La chapelle est élevée à l'emplacement de la chambre où est mort le prince héritier. L'église est de style « vieux russe ». Son architecte, Preobrajensky, a également construit le château Valrose[135].

De la même manière, la présence d'Anglais à Nice conduisit à l'édification d'une église anglicane dans le quartier de la Buffa, inspirée de la King's College Chapel de l'université de Cambridge[132].

La forte implantation de l'église vaudoise dans le Piémont et l'adoption en 1848 du Statut albertin par le Royaume de Piémont-Sardaigne qui donnait la liberté religieuse à cette église, entraîna la construction en 1855 du Temple Vaudois, rue Gioffredo[136]. C'est un des premiers édifices religieux construit à Nice par une communauté religieuse non catholique. Il est de style antique et accueille aujourd'hui une salle des ventes[107]. D'autres lieux de culte protestants ont été construits à Nice. Ainsi, l'église réformée du boulevard Victor-Hugo date de 1887[137]. Elle a été créée pour la communauté américaine qui, devenue trop peu nombreuse, la vend en 1974 au culte réformé vaudois. Son architecture est de style néogothique nordique[137].

Parmi les églises bâties au XXe siècle, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, rue Grammont, est typique de l'architecture des années 1930. Elle a été réalisée par l'architecte Jacques Droz, et achevée en 1933[138]. L'église Notre-Dame-Auxiliatrice, place Don Bosco, est la plus vaste du diocèse[139]. Elle est de style Art déco.

En dehors des lieux de culte chrétiens, on peut citer la synagogue de Nice, construite en 1885 dans le centre-ville, et rénovée en 1988[140].

Patrimoine environnemental (jardins, collines et vallons)

Il existe peu d'études disponibles sur ce sujet. Le mont Boron atteint presque 200 mètres d'altitude[141]. Dès la fin du XVIIIe siècle, des villes et des immeubles y sont implantés. Pendant très longtemps, arbres et arbustes y étaient interdit, pour des raisons de stratégie militaire. Il était concédé en pâturages. Avec l'annexion, cet impératif disparait et le mont Boron est reboisé à partir de 1862. Ce reboisement s'inscrit aussi dans une politique globale menée par le Second Empire. À Nice, il est mené par Prosper Demontzey. Les plantations privilégient le pin d'Alep, très adapté au manque de terre et d'eau. D'autres espèces se développent, notamment des oliviers et des caroubiers. Aujourd'hui, l'ensemble du mont Boron est soumis à des mesures de protection. Le site, de soixante hectares, est classé « Espace boisé classé »[141].

Le parc Vigier près du port

La colline du Château, après la destruction de ce dernier au XVIIIe siècle, est restée elle aussi, pendant longtemps, un terrain militaire frappé de servitude de visibilité[142]. La roche est pratiquement à nu jusqu'en 1820. À cette date, la ville est autorisée à y réaliser un jardin public[143]. Des plantations sont effectuées, jusqu'au milieu du XIXe siècle. Le couvert arboré du parc se développe et s'enrichit d'espèces qui se sont installées spontanément. La végétation prend parfois des allures de jungle et masque la vue. Les jardins de la colline n'ont pas été réalisés selon un projet d'ensemble, mais au coup par coup et l'ensemble manque de cohérence. Différentes réalisations se sont succédé, comme la création de la cascade en 1885, l'aménagement de nouveaux accès pour les voitures (parkings), la réalisation de mosaïques en 1965. Aujourd'hui, une réflexion sur les accès au site et sur sa relation à la ville est nécessaire. La colline gagnerait à faire l'objet d'une restauration globale[142]. La colline atteint une altitude de presque 100 mètres.

Parmi les autres collines qui entourent la ville, on peut citer Saint-Pierre-de-Féric, Pessicart, Saint-Antoine-de-Ginestière, Magnan, La Madeleine, Gairaut, Bellet ou encore le Piol. Ces collines, qui constituaient la campagnes niçoise, étaient aménagées en terrasses. On y cultivait des oliviers, des figuiers, des amandiers, des vignes, des caroubiers, puis des légumes et des fleurs (surtout des œillets) grâce au développement de l'irrigation. À partir des années 1960, la floriculture régresse devant l'urbanisation[144]. Les « vallons obscurs » sont des vallons très encaissés, situés dans les collines de poudingue du nord et de l'ouest de la ville[145]. Ils abritent une flore particulièrement originale, dont des espèces rares ou très rares. Beaucoup sont menacés par des décharges sauvages.

Il existe très peu d'études sur les jardins de Nice. Un second jardin urbain est réalisé dans les années 1860 sur un terrain marécageux, sur la rive droite du Paillon (aujourd'hui à côté du Ruhl)[146]. Les pouvoirs publics privilégient ensuite des jardins construits sur des dalles, au-dessus du Paillon. Le premier de ce type est réalisé en 1868-1869, face au Grand Hôtel. C'est l'actuel square Masséna. La seconde grande opération de ce type est liée à la construction du Casino municipal, dans les années 1880. Les travaux prennent dix ans. En 1893, la place Masséna est reliée à la mer par un grand jardin sur dalle, l'actuel jardin Albert Ier. Il est agrémenté d'un bassin et d'une grotte en 1894. Le théâtre de verdure est réalisé en 1946.

Culture

Musées

Le musée Matisse et sa façade en trompe-l'œil

La ville possède un certain nombre de musées, consacrés à l'art, à l'histoire, ou à l'histoire et aux traditions locales.

Le musée Matisse, à Cimiez, a été ouvert en 1963 dans une ancienne villa du parc des arènes de Cimiez[103]. Il abrite une collection permanente de 218 gravures, 57 sculptures, 187 objets, 68 peintures, 95 photos, 236 dessins et 14 livres illustrés. Les premières donations ont été faites par Henri Matisse, en 1953[103].

Le musée national Message biblique Marc Chagall, à Cimiez a été inauguré en 1973. Il rassemble les œuvres de Marc Chagall consacrées à la Bible[147]. Il s'agit de dix-sept peintures dédiées à la Genèse, à l'Exode et au Cantique des Cantiques, que Marc Chagall et son épouse, Valentina, ont donné à l'État en 1966[148]. En 1972, une seconde donation concerne les esquisses du Message biblique. Le musée possède également des sculptures, une mosaïque, une tapisserie et trois vitraux conçus pour le musée.

Le musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (Mamac), inauguré en 1990, abrite des créations des nouveaux réalistes (César, Arman, Raysse, Niki de Saint Phalle, Tinguely), d'artistes pop art (Andy Warhol, Wesselmann, Indiana, Dine), de représentants de l'abstraction américaine (Maurice Louis, Franck Stella, Sol Lewitt, Kully), du groupe Supports/Surfaces (Pagès, Dolla, Dezeuze, Viallat), du groupe 70 et du groupe Fluxus (Ben). Il possède également des œuvres de Ernest Pignon-Ernest, Gilli, et Yves Klein. Il accueille enfin des exposition temporaires[149].

Le musée des Beaux-Arts, avenue des Baumettes, inauguré en 1878, possède des collections allant de la fin du XVIe siècle au milieu du XXe siècle[150]. Il abrite notamment des œuvres du peintre Jules Chéret, mort à Nice en 1932[151]. On y trouve aussi des œuvres des Van Loo, de Jean-Honoré Fragonard, de Joseph Vernet, des impressionnistes et des post-impressionnistes, dont Kees Van Dongen[152].

Le musée des Arts asiatiques, à L'Arénas, a été construit en 1998 par Kenzo Tange[153]. Il possède des collections d'art bouddhique et organise des expositions consacrées aux arts de l'Asie. Son approche est à la fois historique, artistique et ethnologique.

Le musée international d'Art naïf Anatole-Jakowsky, avenue du Val-Marie, inauguré en 1982, accueille plus d'un millier d'œuvres provenant de donations d'Anatole et de Renée Jakowsky[109].

La ville compte plusieurs musées d'histoire :

Le muséum d'histoire naturelle de Nice, ouvert en 1846 est historiquement le premier musée de la ville[154]. Il possède des collections du XIXe siècle constituées par des naturalistes locaux dont Antoine Risso. Le musée de la Marine, situé dans la tour Bellanda, conserve des tableaux, des gravures, des maquettes de bateaux et des objets de navigation évoquant l'histoire maritime locale et la navigation de plaisance. Le musée prieuré du Vieux-Logis, avenue Saint-Barthélémy, abrite une collection de mobilier gothique et Renaissance, ainsi que des objets d'art religieux.

Sur décision de la nouvelle municipalité, l'entrée dans les musées municipaux est gratuite depuis le 1er juillet 2008[155].

Mars aux Musées

Mars aux Musées est un évènement qui existe depuis 2001. À partir du constat selon lequel les sondages montrent que les jeunes et étudiants se rendent très peu au musée (sondages de l'Observatoire de la Vie Étudiante et entrées des musées de Nice), l'université de Nice Sophia-Antipolis et la mairie de Nice ont créé avec une association étudiante (Médiateurs et Ingénieurs Culturels Associés) cet évènement annuel. Ce sont les étudiants du Master professionnel "Médiation et Ingénierie Culturelle" dirigé par le professeur Paul Rasse, rassemblés en association MICA, qui se chargent de son organisation d'année en année. Le principe de Mars aux Musées est de faire venir les étudiants et les jeunes de moins de vingt-six ans aux musées. Pour cela, tous les musées de Nice leur sont ouverts gratuitement pendant tout le mois de mars. En outre, l'association étudiante organise toute une riche programmation culturelle dans ces musées : concerts, pièces de théâtre, cours délocalisés de l'université, médiations de tous types, colloques, spectacles de danse, soirées de tous types. Mars aux Musées est un évènement culturel important pour les étudiants de Nice. [1]

Bibliothèques

La bibliothèque patrimoniale Romain-Gary, avenue Dubouchage

Le réseau des bibliothèque de Nice, qui constitue une bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR), comprend une bibliothèque centrale, onze bibliothèques de quartier et une bibliothèque patrimoniale et d’étude. Selon la mairie, la BMVR de Nice compte en 2007 plus de 100 000 abonnés à qui sont mis à disposition plus de 750 000 documents[156].

La bibliothèque Louis-Nucéra, inaugurée en juin 2002 et nommée ainsi en l'honneur de l'écrivain niçois, est la bibliothèque centrale de la ville. Construite à côté du musée d'art moderne et d'art contemporain, sur le lit du Paillon, elle est en fait constituée de deux édifices distincts : la Tête Carrée, conçue par Sacha Sosno et qui abrite les services administratifs de la bibliothèque, et la bibliothèque elle-même. Elle accueille également une vidéothèque, une bibliothèque musicale, un espace d'expositions et un auditorium. En tout, plus de 200 000 documents sont proposés en consultation et en prêt[157].

La bibliothèque Romain-Gary est la bibliothèque patrimoniale et d'étude de la ville. Située boulevard Dubouchage et ouverte depuis 1925, elle possède, selon les chiffres de la mairie, 20 000 volumes anciens, et plus de 370 000 volumes de type encyclopédique[158]. Elle dispose également de 900 manuscrits anciens dont une trentaine date de la période médiévale[158]. Néanmoins, elle est aujourd'hui davantage une salle de lecture qu'une véritable bibliothèque, à cause des délais de consultation très longs. Il faut en effet plusieurs heures pour obtenir un livre. Elle est très fréquentée par les étudiants de la ville.

Photographie et galeries d’art

Le Théâtre de la Photographie et de l'Image a été ouvert en 1999 dans les locaux de l'ancien théâtre L'Artistique, boulevard Dubouchage[159]. Il possède une collection de photographies de Nice et de sa région, notamment celles de Charles Nègre. Il organise également des expositions temporaires et possède une centre de documentation. Le TPI participe enfin au festival du court métrage de Nice et organise le « Septembre de la Photo », qui existe depuis 1987.

Nice possède peu de galeries d'art. La Galerie Ferrero existe depuis 1954[160]. Elle est spécialisée dans l'École de Nice et les Nouveaux réalistes comme César, Armand, Sosno, Venet ou Niki de Saint Phalle. La galerie Sandrine Mons a été ouverte en 2005[161]. Les expositions temporaires présentent des œuvres d'artistes confirmés (Piotr Klemensiewick, Georges Meurant) et de la jeune création contemporaine (Charley Case, Cédric Tanguy). La galerie propose aussi des expositions faites à partir d'un fonds permanent (Adami, Arman, Calder, Magritte, Miro, Picasso, Tapiès). La galerie des Ponchettes, située quai des États-Unis et créée à une date indéterminée, accueille des expositions temporaires. La galerie de la Marine, ancienne « halle aux poissons », également située sur le quai des États-Unis, a été transformée en salle d'expositions en 1967, pour compléter la galerie des Ponchettes. Elle organise des expositions temporaires d'art contemporain. Trois galeries municipales, dont la fonction comme les dates de création sont indéterminées, sont situées dans le Vieux-Nice : le galerie du Château, rue Droite, la galerie Renoir, rue de la Loge et la galerie Sainte-Réparate, rue Sainte Réparate. La villa Arson, créée en 1970, organise des expositions temporaires[67].

Musique

La vie musicale, à Nice, est très nettement dominée par la musique classique et baroque. L'opéra de Nice apparaît en 1776-1777, date à laquelle la marquise Alli-Maccarani obtient l'autorisation d'ouvrir un théâtre, situé à l'emplacement de l'opéra actuel[162],[163]. En 1826-1828, la municipalité construit, sur le même emplacement, un opéra de style italien. L'opéra devient ensuite le Théâtre municipal, mais il est détruit par un incendie en 1881. Un nouvel édifice est alors réalisé, sur le même emplacement. Il est inauguré en 1885. Le bâtiment est classé monument historique en 1993. L'orchestre symphonique municipal de la ville de Nice est créé par la municipalité en 1947[164]. En 1982, il est restructuré et devient l'orchestre philharmonique de Nice. Il compte une centaine de musiciens, qui jouent pour l'opéra de Nice mais aussi lors du festival de musique sacrée et du festival MANCA. Depuis 2001, il est dirigé par Marco Guidarini. Ce dernier a créé l'ensemble Apostrophe du Philharmonique de Nice, pour la musique contemporaine. Le ballet de l'opéra de Nice a été créé en 1947[165]. Il est aujourd'hui dirigé par Paul Emile Fourny, directeur général, et Eleonora Gori, maître de ballet. Il programme des ballets classiques, néo-classiques et contemporains. Le chœur de l'opéra de Nice compte quarante artistes lyriques. Il participe aux concerts de l'orchestre philharmonique de Nice et à des manifestations. Il est dirigé par Giuglio Magnanini[166]. Le chœur d'enfants de l'opéra de Nice a été créé en 1991. Il est composé d'enfants de huit à seize ans recrutés sur audition.

La société lyrique « Nice & Arts » existe depuis 1963 et a pour but de promouvoir l'art lyrique en organisant des concerts[167]. L'Ensemble Baroque de Nice a été créé en 1982[168]. Il est composé d'une douzaine de musiciens qui jouent sur des instruments anciens. Il est spécialisé dans la musique baroque et dirigé par Gilbert Bezzina. L'orchestre d'harmonie de Nice joue toutes les semaines sur le kiosque du jardin Albert Ier[169].

Le Conservatoire national de région a été fondé en 1916 par la pianiste Adeline Bailet[170]. Il s'agit d'abord d'une simple école de musique, installée dans la Bourse du Travail. L'école est ensuite installée à la villa Thiole dans les années 1930 puis à la villa Paradisio dans les années 1940. Elle a été dirigée par Adeline Bailet, Ismaël Michalon, Albert Ribolet et Solange Delmas. À partir de 1962, elle passe sous la direction de Pierre Cochereau qui en fait un conservatoire national en 1962, puis national de région. Le conservatoire a formé des élèves célèbres : Maurice Jaubert, Samson François, Gabriel Tacchino, Christian Ferras, Gilbert Bécaud, Jacques Toja, Pierrette Mari, Jacques Taddéi, Olivier Gardon, Marie-Joseph Jude, Philippe Bianconi, Hervé le Floch, Jacques-Francis Manzone, Maxime Tholance, Sylvie Gazeau, Jean-Jacques Kantorow, Franck Amsallem, Gilles Apap, Jean Sulem, Richard Galliano, Frédéric Oliviéri, Eve Ruggieri. En 1980, André Peyrègne prend la succession de Pierre Cochereau. D'autres élèves connus sont formés : Marie-Pierre Langlamet, Elisabeth Vidal, Franck Ferrari, Lionel Bringuier, Claire-Marie Osta. Le conservatoire collabore avec l'opéra de Nice, le Théâtre national de Nice et l'Université de Nice Sophia-Antipolis. Il participe au festival de Musique sacrée de Nice et aux MANCA. Le CIRM a été créé à Nice en 1978 par Jean-Étienne Mari[171]. C'est un Centre National de Création Musicale. Ses activités sont la production, la diffusion, la recherche et la formation. Il organise le festival MANCA. Depuis 2000, le CIRM est dirigé par François Paris. D'aucuns trouvent que la municipalité pourrait aider un peu plus les musiques dites « de jeunes », genre pop, rock, hip-hop, etc...

Cinéma

Nice est une des rares villes de province à avoir eu des studios de cinéma assez importants, les Studios de la Victorine et le centre cinématographique. Elle bénéficie également de la proximité du festival de Cannes.

Nice et le cinéma

Peu après la Première Guerre mondiale, le cinéaste Alfred Machin ouvre un studio dans l'ancien studio Pathé-Nice, à quelques kilomètres de la ville. En 1919, sont créés les Studios de la Victorine. Nice a été le cadre de longs métrages de toutes sortes et de toutes nationalités. À côté de films plus populaires (La Main au collet, La Cage aux folles II, Les Compères...), les cinéphiles retiendront notamment le documentaire muet À propos de Nice (1930) de Jean Vigo, La Baie des Anges (1963) de Jacques Demy, Nice - À propos de Jean Vigo (1983) de Manoel de Oliveira, À propos de Nice, la suite (1995) de Catherine Breillat, Costa-Gavras, Claire Denis, Raymond Depardon, Abbas Kiarostami, Pavel Lungin et Raoul Ruiz.

Parmi les autres films tournés dans la ville, on trouve également :

Cinémas
Le cinéma Rialto, rue de Rivoli

La ville disposait autrefois d'un nombre assez important de salles, disséminées dans différents quartiers. Beaucoup ont cependant fermé à partir des années 1960. Le cinéma Mercury, situé place Garibaldi, est un cinéma d'art et essai. Il accueille des festivals : cinéma sans frontières, cinéma africain, des débats divers. Depuis septembre 2007, il appartient au Conseil général des Alpes-Maritimes[172]. L'UGC Rialto, situé rue de Rivoli, non loin de l'hôtel Négresco, bénéficie également du label « art et essai ». Il diffuse des films en version originale et accueille le festival du court métrage de Nice, ainsi que le festival du cinéma lusophone. Le Pathé Paris se situe en haut de l'avenue Jean Médecin et le Pathé Masséna se trouve en bas de cette même avenue. L'UGC Variétés est situé dans le centre-ville, boulevard Victor Hugo. Le Pathé Lingostière est quant à lui un multiplexe, situé dans la zone commerciale de Nice Lingostière, dans la plaine du Var. Enfin, un nouveau multiplexe de vingt salles est en construction dans le quartier d'affaires de L'Arenas[173].

La cinémathèque de Nice existe depuis 1976[174] et a pour objectif de permettre au public de découvrir les films du patrimoine cinématographique mondial. Elle propose divers hommages à des réalisateurs ou des comédiens, des rétrospectives thématiques, des découvertes de la cinématographie d'un pays, des « cinéconcerts », des « leçons de cinéma », des conférences sur l'histoire et l'esthétique du cinéma, ciné Bis, des séances et des débats. La version originale sous titrée est toujours privilégiée[174].

Médias

Télévision

Nice possède une chaîne locale NTV Nice TéléVision[175] (anciennement Nice Télévision Canal 40), qui en plus de proposer des rendez-vous d'informations, des documentaires, et le compte rendu du conseil municipal, produit des émissions culturelles et de divertissements, Watt's in (les tubes du moment), SportS Nice (consacrée au sport, et à l'actualité du football niçois), CultureS Nice (les grands rendez-vous culturels), Point Rendez-Vous (les sorties, les concerts liés à la ville), On va vous réveiller (ex Nice-Morning) (Une émission semblable aux morning des chaînes M6 et France 2 Clips, Flash infos, Reportages, actu...). TMC est une chaîne monégasque diffusée sur la TNT. TMC avait servi auparavant comme relais d'M6 qui ne disposait pas d'émetteurs sur la Côte D'azur à ses débuts. TMC diffuse régulièrement des reportages sur Nice et sa région (Notre Région), et assure une diffusion grâce à la TNT des évènements de la ville (fêtes d'été, concerts…)France 3[176] détient aujourd'hui le monopole de l'information locale d'une chaîne nationale, depuis la fermeture du bureau M6 Nice en avril 2007, suite à des économies financières, (impossibilité de diffuser de la publicité et l'arrivée de la TNT qui nécessite de remplacer le matériel existant). M6 Nice reste quand même présent sur la Côte d'Azur, « sous une autre forme » comme l'a annoncé le dernier JT, en alimentant la rédaction nationale d'M6, de soleil et de palmiers.

Radios
Voir aussi : Bande FM à Nice

Il existe plusieurs radios locales basées à Nice et dans sa région[177]. Agora FM est une radio associative de Grasse. Contact FM programme Radio Star Monaco. Emotion FM, créée par Pierre Alberti, est une radio musicale destinée au public senior. Fréquence K émet depuis Carros. Créée en 1988, elle est une radio musicale généraliste et d'informations locales. Kiss fm est une musicale généraliste. Nice Radio est une radio musicale destinée à un public jeune. Radio Azur est une musicale généraliste. Radio Riviera, radio monégasque, émet en anglais. Vitamine est spécialisée dans la soul, la dance, le R'N'B, la house et le funk. TSF Côte d'Azur diffuse surtout du jazz. Les grandes radios nationales proposent aussi des décrochages régionaux comme NRJ Nice, Virgin Radio Côte d'azur, RTL2 Méditerranée, Chérie FM Côte d'azur, France Bleu Azur, Fun Radio Nice et RCF Nice Côte d'Azur.

Presse

La presse écrite est principalement dominée par le Groupe Nice-Matin et ses éditions Var-Matin et Corse-Matin. Le quotidien Nice-Matin a été créé en 1945. Le quotidien gratuit Metro est également présent à Nice, depuis le 6 décembre 2004, et consacre chaque jour une page à l'actualité locale. Sur le même modèle, Direct Nice existe depuis janvier 2009[178]. Le Patriote Côte d'Azur est le journal communiste historique de la ville de Nice[179]. Créé en 1945, d'abord quotidien, il devient mensuel le 30 septembre 1996 (dix numéros) puis hebdomadaire le 4 juin 1997.

Des journaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés, comme Le Petit Niçois, hebdomadaire appartenant au groupe Éditions d'Azur, ou Les Nouvelles niçoises, un mensuel gratuit publié par une association autonomiste. Il existe également quelques journaux culturels, comme La Strada, un bimensuel culturel gratuit, Art-Jonction, un magazine mensuel décentralisé sur l'art contemporain, ou encore Le Niçois et L'officiel des loisirs[180], des hebdomadaires centrés sur la vie culturelle locale. Dans le domaine de la presse sportive, un mensuel gratuit, Actufoot.06[181] est consacré au football azuréen, des professionnels aux amateurs, et depuis décembre 2007, un autre mensuel du même éditeur, traite de l'actualité sportive dans le département. Plusieurs sites internet enfin, sont consacrés à la ville, comme Le Standard[182], NiceRendezVous[183], Nice Premium[184] et Rivierabiz[185].

Événements et festivités

Le roi du carnaval de Nice en 2006

La plupart des festivités et des événements culturels ont lieu l'été, de mai à fin septembre, pour les touristes et les personnes âgées aisées. Le Carnaval de Nice existe, sous sa forme actuelle, depuis 1873. À partir cette date, il est organisé par le Comité des fêtes, pour divertir les hivernants[186]. Il a lieu en février. Le Nice Jazz Festival existe depuis 1948[187]. Il a lieu en juillet, dans les jardins et les arènes de Cimiez, sur trois scènes différentes en même temps. Il a cependant, aujourd'hui, peu de rapports avec le jazz. Le festival de jazz traditionnel existe depuis 2001 et a lieu en août[188].

Les « Nuits musicales de Nice » ont lieu en juillet et en août, sous la direction de Jacques Taddei[189]. Elles ont lieu au cloître du monastère de Cimiez. Il s'agit d'un festival de musique de chambre, qui existe depuis 1958. Le festival « Vieux-Nice Baroque en Musique » est une série de concert de musique baroque, qui a lieu d'octobre à mai, dans les églises et les chapelles baroques du Vieux-Nice[190]. Le festival de Musique sacrée de Nice a été créé en 1974 par Pierre Cochereau et Paul Jamin[191]. Il est dirigé aujourd'hui par Marco Guidarini et a lieu en juin. Le festival MANCA (Musiques actuelles Nice Côte d'Azur) a été créé en 1978 par Jean-Étienne Mari[192]. Il est organisé par le CIRM.

Le « Septembre de la Photo » existe depuis 1987[159]. Des photos liées par un thème commun sont exposées dans différents endroits de la ville (galeries municipales, musées, Théâtre de la Photographie et de l'Image). En 2007, le thème était l'Arménie.

Le festival de cinéma italien a lieu tous les ans à l'espace Magnan depuis une date inconnue[193]. Faute de publicité, il est plutôt confidentiel. La semaine du cinéma lusophone est organisée par l'université de Nice Sophia-Antipolis depuis 1999[194]. Il a lieu au cinéma Rialto. Comme le festival de cinéma italien, il n'est pas soutenu par la municipalité et demeure donc très peu connu. Le festival du court métrage de Nice, intitulé « Un Festival c'est trop court », a lieu tous les ans au mois d'avril depuis 2000[195]. Il est organisé par l'association Héliotrope.

Le festival « Les enfants du rock » est un festival de musique rock. Organisé par l'association Ivoire Music, il existe depuis 2006. Il a lieu tous les ans au théâtre de verdure. Depuis 2009, le festival se déroule mi-juillet, sur trois jours[196]. La Fête du Château est organisée par le Parti communiste des Alpes Maritimes depuis 1946[197]. Elle a lieu au début du mois de juillet et dure deux jours. On y trouve des concerts, des pièces de théâtre, des débats, des librairies et des buvettes. Il existe en définitive peu d'évènements culturels destinés aux jeunes.

Théâtres et salles de spectacles

Le théâtre national de Nice

Nice possède peu de théâtres. Le Centre dramatique Nice Côte d'Azur a été créé en 1969. Le théâtre national de Nice (TNN) a été inauguré en 1989. Après avoir été pendant longtemps dirigé par Jacques Weber, il est aujourd'hui dirigé par Daniel Benoin. Le théâtre possède deux salles : une grande, de 900 personnes, et une petite, de 300 personnes. Il est situé à côté du Musée d'Art moderne et d'Art contemporain[198]. Le Théâtre Lino-Ventura, à L'Ariane, a été inauguré en 1992. C'est une salle polyvalente, qui peut accueillir des spectacles de danse, théâtre et musique. Elle dispose d'une capacité de 700 places et d'une scène de 150 m2[199]. L'espace Magnan est géré par une association affiliée à la FFMJC, une fédération d'éducation populaire[200]. Il organise des expositions, des spectacles, des pièces de théâtre et accueille le festival de cinéma italien de Nice.

Le Théâtre de la Cité, créé en 1994, est dirigé par Meyer Cohen et peut accueillir 200 personnes[201]. Le théâtre Le Village est située rue Clément Roassal[202]. Le Téocali se trouve rue Benoît Bunico et a été créé en 2003 par Alain Teobaldi[203]. Le théâtre de la Traverse existe à Nice, dans le quartier du port, depuis 1997 et a été créé par Jean-Louis Châles[204]. Le théâtre de l'Alphabet, boulevard Carabacel, est dirigé par Henri Legendre et joue quasi exclusivement du Molière[205].

La ville possède également peu de salles de concerts. La plus grande, le Palais Nikaïa a été inauguré en 2001 (architectes : Gresy et Chevalier)[206]. Il est composé d'une salle de spectacles qui, en configuration indoor, peut accueillir de 1 500 à 6 250 places assises et 7 000 personnes en congrès ou en assemblée générale, pour une capacité maximale de 9 000 personnes. Une partie de la salle peut s'ouvrir sur le stade Charles-Ehrmann voisin pour les concerts de très grande taille, jusqu'à plus de 50 000 spectateurs. Une salle annexe de 350 m² est destinée aux créations culturelles. Elle peut se transformer en salle de spectacle (500 places debout et 320 assises) ou en salle d'exposition. Le Théâtre de verdure existe depuis 1945 et accueille un certain nombre de concerts en plein air[207]. Il a été pendant longtemps la principale salle de spectacle de Nice, à l'époque où il était couvert par une bâche. Le Forum Nice-Nord a pour vocation d'accueillir la chanson contemporaine et des musiques du monde[208]. La salle Stéphane Grappelli, à Cimiez, est plus dédiée au jazz et peut accueillir 300 personnes[208]. La salle Blackbox est située dans le quartier Bon-Voyage, à Nice-Est. Elle peut accueillir 300 personnes[209]. Les arènes de Cimiez accueillent, occasionnellement, des concerts[210]. La ville manque d'une salle couverte de moyenne capacité, pour les concerts type rock.

Traditions

Deux jeunes filles en habit traditionnel de fête.

La danse la plus représentative du comté de Nice est la farandole et ses variantes : brandi, mourisca (ou mauresque), passa carriera (passe-rue ; espagnol passa calle, passacaille). D'autres danses traditionnelles ont également été pratiquées. Filles et garçons dansaient au son du fifre, du tambour, du petadou, parfois du violon ou de la vielle à roue. Le pilou, quant à lui, est un jeu typiquement niçois.

Il existe également de nombreuses fêtes dans le pays niçois, la première fête de l'année étant celle du carnaval de Nice qui est suivie de la bataille de fleurs. Les autres festivités traditionnelles sont le festin des cougourdons, les festins de Nice, la fête des Mais, le renouvellement du vœu, avec procession des confréries de pénitents, la fête de la Saint-Pierre, la fête du Malonat, la fête de l'Assomption, la fête de la San-Bertoumiéu, la fête de Catherine Ségurane, la fête de sainte Réparate, Calena et Lou Presèpi (« tradicioun de mariota nissarda », les marionnettes niçoises).

Les costumes portés sont, pour les garçons, un corsaire noir avec des rayures rouges et blanches, une large ceinture rouge et une grande chemise blanche ; et pour les filles, des jupes en toile avec des rayures rouges et blanches, une chemisette blanche, un corset de velours noir avec tablier, un châle en satin noir brodé ainsi que la capelina (grand chapeau rond et plat, en paille). La ville dispose également d'un hymne Nissa la bella, composé par Menica Rondelly. Comme partout ailleurs, ces traditions ont peu à peu pris leur forme actuelle à partir du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune

Article détaillé : Personnalités liées à Nice.

Un nombre important de personnalités ont vu le jour à Nice, notamment Alfred Binet, Adolphe Blanqui, Albert Calmette, Henry Cavendish, Giuseppe Garibaldi, André Masséna, Charles André Van Loo, Eugène-Melchior de Vogüé, Max Gallo, Simone Veil, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Yves Klein, Georges Lautner, Jacques Toja, André Ceccarelli, Jean-Félix Lalanne, Paul Montel, Dick Rivers.

La langue niçoise

Article détaillé : Niçois.

La langue niçoise, le nissard, nissart, niçard ou encore niçart (selon la graphie), est un dialecte d'oc[211] et constitue l'une des quatre composantes majeures des langues dites provençales (le rhodanien, le maritime, le nissart et le gavot). Il se subdivise en trois sous-groupes : le royasque, parlé dans la haute vallée de la Roya, le gavot, parlé dans les moyennes et hautes vallées de la Vésubie, de la Tinée, du Var et de l'Estéron (ainsi que dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes et les vallées occitanes du Piémont jusqu'à Cuneo), et le maritime, qui était parlé sur le littoral[211]. Le royasque constitue la transition linguistique entre les parlers occitans et l'ensemble linguistique ligurien et piémontais, tandis que le gavot et le maritime relèvent de l'ensemble linguistique d'oc[211]. Le niçard urbain a connu une série d'apports provenant de son arrière-pays[212]. Il contient donc différentes strates, liées au gavot et au maritime[212]. Issu du provençal médiéval (la langue des troubadours), le dialecte niçois a subi l'influence du piémontais à partir de 1388, date de la dédition de Nice à la Savoie. Après 1860, il est refrancisé sous l'égide de l'Acadèmia Nissarda, une société savante composée de notables et d'érudits locaux, fondée en 1898 et qui dispose d'une revue, Nice-Historique.

Gastronomie

Une plaque de socca sortant du four

La cuisine niçoise est essentiellement méditerranéenne. Elle est fortement influencée par la proximité de la Provence, de la Ligurie et du Piémont. Les principaux plats qui la caractérisent sont les beignets de fleurs de courgettes, la bagna cauda, la daube provençale, l'estocafic (stockfish niçois), les farcis niçois, les olives de Nice (AOC), la pissaladière, le pan bagnat, les panisses, le pissalat, la polenta, la poutine (alevins de sardines), la ratatouille, la salade niçoise, la salade de mesclun, la socca, la soupe au pistou, la tapenade, la tourte de blettes ainsi que la tourte de fèves. Le vin de Bellet (AOC depuis 1941) est produit sur le territoire de la commune.

La cuisine niçoise est une cuisine qui utilise les ressources locales (huile d'olive, alevins, fruits et légumes, etc.) mais aussi de contrées plus lointaines, notamment d'Europe du Nord car les navires qui venaient chercher de l'huile d'olive arrivaient les cales pleines de denrées. C'est ainsi que l'on trouve des spécialités telles que le stockfish à partir d'aiglefin séché.

La viande provient des vallées avoisinantes tels que les moutons de Sisteron ou du haut et moyen-pays. Les poissons de roches telles les rougets et les alevins d'anchois (pour la poutine) sont souvent issus de la pêche locale. Les fruits de mers tels que les bogues, les oursins et les nonats sont également très prisés.

Sports

Le sport niçois est avant tout dominé par le club de football de la ville : l'Olympique Gymnaste Club de Nice Côte d'Azur[213] (OGCN), également appelé « Le Gym », dont les couleurs sont le rouge et le noir. Fondé en 1904, le Gym a remporté quatre titres de champion de France (en 1951, 1952, 1956 et 1959) et trois coupes de France (en 1952, 1954 et 1997). Son principal club de supporters, la Brigade Sud Nice (BSN), fondé en 1985, est parmi les plus actifs de l'hexagone et participe en grande partie à faire de Nice, l'une des villes où l'ambiance est la plus chaude du pays. Le groupe a fêté récemment ses vingt ans et compte plus de deux mille membres.
Le principal stade est le Stade Municipal du Ray (à prononcer « rai », ce qui signifie « petit cours d'eau » en niçois), officiellement Stade Léo Lagrange mais cette dénomination n'est jamais utilisée. Inauguré en 1926, il est situé sur l'avenue du Ray, proche du Tramway (arrêt "stade") et de la sortie d'autoroute A8 Nice-Nord et compte environ 18 000 places. La ville doit se doter dans les années à venir d'une nouvelle enceinte, plus conforme au standing de la capitale azuréenne, afin de permettre le développement futur de ce club historique, véritable porte-drapeau de la « nissartitude » (l'hymne niçois notamment, retentit avant chaque match de l'OGCN).

Créé en 1976, le Nice Volley-Ball[214] évolue en ligue A masculine de volley-ball. Il joue dans la Salle Palmeira et ses couleurs sont le jaune et le bleu.

Nice est par ailleurs une place forte du water-polo en France. La ville a ainsi remporté douze fois le championnat de France sur les quinze dernières années. Il y eut d'abord le CACEL de Nice qui fut champion de France de 1992 à 1995. Victime d'une liquidation judiciaire, le club prit le nom, en 1995, d'Olympic Nice Natation et récupéra rapidement le titre national qu'il conserva, sans interruption, de 1996 à 2004. L'équipe a, en outre, participé à de nombreuses coupes européennes. L'ONN est aujourd'hui un club regroupant cinq disciplines : la natation sportive, le water-polo, le plongeon, la natation synchronisée et le triathlon.

Nice est aussi une terre traditionnelle de rugby. Le club « historique » de la ville est le Racing Rugby Club de Nice (RRCN), disparu en 2001 en raison de problèmes financiers, mais qui a très longtemps fait partie de l'élite et qui a même participé à la finale du championnat de France en 1983 (défait par Béziers, dans un match marqué par l'envahissement du terrain par les supporters biterrois, au beau milieu de la rencontre). Une autre demi-finale arrivera l'année suivante, et enfin, une victoire dans le Challenge Yves du Manoir, seul trophée majeur du club, en 1985. Aujourd'hui, le représentant niçois de l'ovalie est le Rugby Nice Côte d'Azur université-racing[215], résultat d'une fusion avec l'autre club de la ville, le Nice Université Club (NUC, fondé en 1967), et qui a conservé les couleurs bleu et jaune du glorieux RRCN. Il évolue en Fédérale 1 et gravit progressivement les échelons nationaux afin de redonner un peu de lustre au rugby niçois. À ses côtés existe le Regroupement Rugby Club Niçois[216] (RRCN), petit club de rugby amateur affilié à la FSGT 06.

Le football américain compte également son équipe avec les Dauphins de Nice[217] qui évoluent en D1. La patinoire du palais des Sports Jean-Bouin accueille les Aigles du Nice Hockey Côte d'Azur[218] qui évoluent en D1 après avoir été champion de France de D2 en 2008. Le Cavigal Nice Sports est un club omnisports amateur (handball[219], basket-ball, football, athlétisme, lutte, baseball[220], softball, roller…) fondé en 1943. La section féminine de basket-ball qui en est issue évolue en NF1 (2e division) sous le nom de Nice Cavigal Olympic puis sous le nom de Nice Basket Compétition à la suite de l'union avec l'équipe-fanion du Nice Côte d'Azur Basket. Le Nice Kendo Club[221] à lui, été fondé en 1974 par Jean-Pierre Niay, ancien capitaine de l'équipe de France. Il évolue actuellement en 1re Division (Excellence) et deux de ses membres sont en équipe nationale : Lisa de Brunel (capitaine de l'équipe de France de kendo) et Axel Diebold. Les amateurs de basket-ball sont regroupés dans le Nice Basket Association Ouest[222]. Ceux de handball appartiennent à l'ASPTT Nice Handball[223]. Le tennis de table occupe une place prépondérante au niveau national. Le NICE CPC[224] se situe dans les vingt meilleurs club France de Tennis de table, tant par son nombre de licenciés que par ses résultats. Il est homologué *** par la fédération française de tennis de table.

Armée

Plusieurs unités ont été stationnées à Nice :

  • État-major de la 29e division d'infanterie alpine, 1939 - 1940
  • 117e demi-brigade d'infanterie de ligne, de 1794 à 1796
  • 141e régiment d'infanterie alpine, 1939 - 1940
  • 6e demi-brigade de chasseurs alpins, 1939 - 1940, composée des :
    • 22e bataillon de chasseurs alpins
    • 24e bataillon de chasseurs alpins
    • 25e bataillon de chasseurs alpins
  • 6e bataillon de chasseurs alpins, 1906 - 1914
  • 58e demi-brigade alpine de forteresse, 1939 - 1940, composée des :
    • 72e bataillon alpin de forteresse
    • 73e bataillon alpin de forteresse
    • 76e bataillon alpin de forteresse
  • 13e régiment d'artillerie à pied, 1906
  • 1re, 3e, 4e et 5e batteries du 2e régiment d'artillerie de montagne, 1914
  • 94e régiment d'artillerie de montagne, 1939 - 1940
  • 157e régiment d'artillerie de position, 1939 - 1940
  • 15ebis légion de gendarmerie, 1906 - 1914

Annexes

Sources et bibliographie

Patrimoine

  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes, Paris, éditions Flohic, 2000, 2 volumes, 1077 p.
  • Marguerite et Roger Isnard, Sus lu barri. Les pierres racontent Nice, Breil-sur-Roya, Éditions du Cabri, 1989, 264 p. Ouvrage de vulgarisation.
  • Dominique Laredo : Valrose, Université de Nice Sophia Antipolis, 2006, 336 p.
  • Caroline Mollie, Nice, paysages en mouvement, Nice, Gilletta, 2001, 55 p.
  • Yvonne Franco, Saveurs et tradition, recettes de la cuisine niçoise, Alandis Éditions, 2006.
  • Georges Delrieu, Anthologie de la chanson niçoise, rééd. Alandis Éditions, 2002.

Histoire

  • Maurice Bordes (dir.), Histoire de Nice et du pays niçois, Toulouse, Privat, 1976.
  • Paul Castela : Nice, une capitale historique, Gilletta, Nice, 2002
  • Michel Derlange (dir.), Les Niçois dans l'histoire, Toulouse, Privat, 1988, (ISBN 2-7089-9414-X).
  • Alain Ruggiero (dir.), Nouvelle histoire de Nice, Toulouse, Privat, 2006, 383 p.
  • Ralph Schor (dir.), Dictionnaire historique et biographique du comté de Nice, Nice, Serre, 2002, (ISBN 978-2864103660).
  • Marc Boyer, L'Invention de la Côte d'Azur. L'hiver dans le Midi, La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, 2002, 378 p.
  • Jules Bessi, Biographie des poètes niçois, rééd. Alandis Éditions, 2000.
  • Isabelle Pintus, L'aristocratie anglaise à Nice à la belle époque, Alandis Éditions, 2002.
  • Martine Arrigo-Schwartz, De la baie de Nice à la promenade des anglais, Alandis Éditions, 2006.
  • Ralph Schor, Histoire du Comté de Nice en 100 dates, Alandis Éditions, 2007.
  • Jean Pierre Fouchy, Et Nice devint le port de la Savoie, Alandis Éditions, 2008.
  • Léon Poliakov, La conditions des Juifs sous l'occupation italienne, Paris, CDJC, 1946.

Articles connexes

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Voir « Nice » sur le Wiktionnaire.

Liens externes

Notes, sources et références

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  2. a  et b Les 57 unités urbaines de plus de 100 000 habitants, Insee
  3. a  et b Population des villes de France au dernier recensement, PopulationData.net
  4. « La communauté urbaine niçoise existe depuis hier », Nice-Matin, 30 décembre 2008. Consulté le 30 décembre 2008.
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  6. Un savoir-faire et un équipement complet en matière d’accueil, site de la CANCA
  7. Les chiffres clés du tourisme à Nice, site municipal
  8. Après Aéroports de Paris qui gère les plates-formes aéroportuaires de Paris-Orly et Paris-Charles-de-Gaulle.
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  12. a , b , c , d , e , f , g  et h Ralph Schor, op. cit., p. 22-23
  13. http://www.nice.fr/Culture/Les-Archives-Municipales/Histoire-de-Nice/Les-Armoiries-de-Nice-p.2
  14. Alain Ruggiero (sous la direction de), Nouvelle histoire de Nice, Toulouse, Privat, 2006, (ISBN 978-2708983359), p. 103
  15. Diagramme climatique de Nice 1961-1990
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  17. Maryse Fabriès-Verfaillie, La France des villes, Paris, Bréal, 2000, (ISBN 978-2842916428), p. 290
  18. Caroline Mollie, Nice, paysages en mouvement, Nice, Gilletta, 2001, (ISBN 9782903574529), p. 27
  19. Alain Ruggiero, op. cit., p. 268
  20. a  et b Alain Ruggiero, op. cit., p. 270
  21. Ralph Schor, op. cit. ; Alain Ruggiero, op. cit., p. 320 et 321
  22. a , b  et c Nice - Chiffres clés - Résumé statistique, statistiques locales, Insee, 1999
  23. Nice - Immobilier, L'encyclopédie des villes de France, L'internaute
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  25. a  et b Nice - Chiffres clés, L'encyclopédie des villes de France, L'internaute
  26. « Nice au tableau de déshonneur de la Fondation Abbé-Pierre », Le Patriote Côte d'Azur, 22 février 2008
  27. « TGV Paca: Borloo choisit le tracé passant par Marseille et Toulon pour rejoindre Nice »
  28. Dossier de presse.
  29. Luc Thevenon, Nice, cité d'histoire, ville d'art, Nice, Serre, 1993, (ISBN 978-2864101956)
  30. a , b , c , d , e , f , g , h , i  et j Alain Ruggiero, op. cit., p.206
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  33. Alain Ruggiero, op. cit., p. 257
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  47. « Tram sur la Prom' : nos lecteurs toujours aussi impliqués », Nice-Matin, 10 avril 2009. Consulté le 16 avril 2009.
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  50. Les déplacements mécanisés actuels, extension du réseau de tramway et de sites propres bus, dossier technique de présentation du projet, janvier-février 2007, page 6
  51. « Le système Optima présenté hier en gare de Nice », Blog de Patrick Allemand, 15 septembre 2007
  52. « La région PACA lance le ticket unique », LCI.fr, 14 septembre 2007
  53. « Nice 1 euro les transports publics, réponse de Vauzelle à Estrosi », site d'actualités niçoises nicerendezvous.com, 13 septembre 2007
  54. « Alpes-Maritimes : le ticket de transport unique à un euro », Le Figaro, 14 octobre 2007
  55. « Christian Estrosi : "Nous allons mettre le turbo à nos grands projets" », Nice-Matin, 21 janvier 2009. Consulté le 23 janvier 2009.
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  57. Les équipements gérés, site de la CCI Nice Côte d'Azur. Consulté le 2 juillet 2008.
  58. Jacques Basso, Les élections législatives dans le département des Alpes-Maritimes de 1860 à 1939, Paris, LGDJ, 1968
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  61. Résultats des élections municipales 2008 - Nouveau conseil municipal, site du ministère de l'Intérieur
  62. Charles-Ange Ginesy remplace Christian Estrosi le 20 juillet 2007 à la suite de la nomination de ce dernier au gouvernement François Fillon (2). Charles-Ange Ginésy démissionne le 1er avril 2008. Christian Estrosi est réélu député le 25 mai 2008 à l'issue d'une élection législative partielle. Après son retour au sein du gouvernement François Fillon (2), il est à nouveau remplacé par Charles-Ange Ginesy le 24 juillet 2009
  63. Mesures d’ordre individuel adoptées par le conseil des ministres, conseil des ministres du 20 juillet 2005, archives du portail du gouvernement
  64. Éducation : Généralités, site municipal
  65. Liste des établissement d'enseignement privé sous contrat d'association, site municipal
  66. Liste des établissements d'enseignement secondaire des Alpes-maritimes, site de l'académie de Nice
  67. a  et b Site de la Villa Arson
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  215. Site officiel du Rugby Nice Côte d'Azur université-racing
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  217. Site officiel du club de football américain les Dauphins de Nice
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  220. Site officiel du Cavigal baseball
  221. Site officiel du Nice kendo Club
  222. Site officiel du Nice Basket Association Ouest
  223. Site officiel de l'ASPTT Nice Handball
  224. Site officiel du NICE CPC
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